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David Fincher ou l'heure numérique
Orignac Guillaume
CAPRICCI
7,95 €
Épuisé
EAN :9782918040392
Le premier grand succès public de David Fincher date de 1996: Seven. Trois ans plus tard, Fight Club fait scandale et devient culte. En 2007, les deux heures et demi sans résolution de Zodiac changent la donne: Fincher s'est apaisé, il prend désormais son temps. Suivront L'Étrange Histoire de Benjamin Button (2009), et The Social Network (2010) qui relate les débuts de Facebook et de Mark Zuckerberg. Trois films racontant la même histoire d'un homme seul perdu dans une tempête de signes et se demandant comment interpréter ou maîtriser les signes qui constituent le monde. En quinze ans, le statut du jeune cinéaste américain a donc changé: le faiseur est devenu un maître, le réalisateur de clips et de publicités un cinéaste comptant parmi les plus respectés de l'industrie et les plus admirés des cinéphiles. Son obsession est toutefois restée la même: reformuler pour notre époque les obsessions et les paranoïas propres au Nouvel Hollywood des années 1970; montrer les puissances et les cauchemars d un monde toujours plus livré aux forces du numérique; être à la fois un réformateur et un pionnier. C'est donc la continuité et la nouveauté d une oeuvre que met en valeur cet essai, trois mois avant la sortie de son nouveau film, The Girl With the Dragon Tattoo, d'après la trilogie Millenium.
Dittmar Jérôme ; Sadat Yal ; Orignac Guillaume ; R
Depuis plus de cinquante ans, la Quinzaine des cinéastes s'est imposée comme un rendez-vous incontournable du Festival de Cannes, marquant le cinéma d'auteur international par son audace, sa liberté et son indépendance. Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, Jim Jarmusch, Chantal Akerman, Bong Joon-ho, Takeshi Kitano, Claire Denis, Werner Herzog, Alain Guiraudie ou encore Hou Hsiao-hsien... Les plus grands noms y ont présenté un film et parfois lancé leur carrière. Avec Les Carnets de la Quinzaine, nouveau rendez-vous annuel, l'événement se déploie désormais à travers un livre. Construit à partir d'entretiens réalisés avec les cinéastes lors de chaque édition, enrichi de visuels de travail rares et inédits fournis par les auteurs eux-mêmes, cet ouvrage a été conçu comme un porte-voix unique de la création cinématographique sous toutes ses formes et tous les horizons. Autant de regards qui dessinent aussi le portrait d'un certain état du cinéma et d'une époque. 22 entretiens, issus de l'édition 2024 + interview-fleuve inédit avec Quentin Tarantino , introductions critiques par Jérôme Dittmar, Guillaume Orignac et Yal Sadat , préface de Bertrand Mandico (Les Garçons sauvages, Conann, Roma elastica) , avant-propos de Julien Rejl, délégué général , Edition bilingue français / anglais
Résumé : De Seven à House of Cards, le statut de David Fincher a changé mais son obsession est restée la même : montrer les puissances et les cauchemars d'un monde livré aux forces du numérique.
Novembre 2017, Louis C.K., nouveau roi du stand-up américain, voit sa carrière emportée par la vague de révélations suivant le mouvement #MeToo. En quelques jours ses spectacles, films, séries, disparaissent des écrans. La cancel culture émerge alors au grand jour. Mais lui reviendra, sur scène, chamboulant l'ordre des récits de rédemption, au risque de déranger un monde toujours plus sensible à l'offense. Rire au temps de la honte retrace le parcours édifiant de cette affaire, et interroge ce que la comédie peut encore dire de nous aujourd'hui. Un livre explosif qui, en remontant aux sources du stand-up américain et de son rapport à l'abjection, se place sous la tutelle de Kafka pour poser la question : où va notre part maudite quand on confond la honte et la culpabilité ? Version révisée et augmentée.
Déjà traduit en plusieurs langues, Conquête de l'inutile (Eroberung des Nutzlosen) a été salué par la presse allemande et internationale comme un ouvrage de première importance. En 1979, Herzog publia un « journal » de marche intitule Sur le chemin des glaces (P.O.L.), un des plus beaux textes jamais écrits par un cinéaste. Conquête de l'inutile est un second jalon dans la découverte de celui qui est autant un aventurier de l'écriture que de l'image. Werner Herzog est célèbre pour ses tournages mouvementés et ses relations orageuses avec l'acteur Klaus Kinski. En 1981, le cinéaste se rend au Pérou pour tourner Fitzcarraldo, l'histoire d'un homme déterminé à construire un opéra en pleine jungle et prêt pour cela à hisser un bateau à vapeur de l'autre côté d'une montagne. Tout se passe mal, le climat est terrible, la santé du cinéaste de plus en plus fragile. Le campement est détruit, la guerre fait rage entre le Pérou et l'Equateur, l'acteur d'abord prévu doit être remplacé a mi-tournage par Kinski. Dans une écriture microscopique quasi-indéchiffrable, Herzog tient la chronique de ce désastre. Conquête de l'inutile est le témoignage unique d'un artiste qui, engagé dans le « délire de la jungle », médite et éprouve sans cesse la grande obsession de son oeuvre: le poids et l'adversité de la nature, seule divinité qui vaille.
« Je ferme les paupières, je me bouche les oreilles, je pressurise mes tempes. Mais j'entends, je perçois encore, de plus en plus distinctement, le bruit des bottes qui reviennent. Serais-je donc le seul à l'entendre ? »Ne croyez surtout pas que je hurle est un essai cinématographique de Frank Beauvais. Sur le mode du found footage, le cinéaste a réuni des plans issus de plus de 400 ?lms sur lesquels il a monté, en voix o?, le récit autobiographique qui évoque les jours sombres qu'il a traversés en 2016. Il y exprime le désarroi dans lequel il était plongé, seul, isolé dans un village alsacien après une rupture amoureuse, terri?é par le cli-mat sécuritaire qui régnait alors dans une France en état d'urgence. C'est ce cri de rage désespéré, ce bouleversant désir de retour à la vie d'un ciné-phile reclus, qui est ici publié.PRÉFACE DU CINÉASTE BERTRAND MANDICO4e de couverture : « Je ferme les paupières, je me bouche les oreilles, je pressurise mes tempes. Mais j'entends, je perçois encore, de plus en plus distinctement, le bruit des bottes qui reviennent. Serais-je donc le seul à l'entendre ? »Ne croyez surtout pas que je hurle est un essai cinématographique de Frank Beauvais. Sur le mode du found footage, le cinéaste a réuni des plans issus de plus de 400 ?lms sur lesquels il a monté, en voix o?, le récit autobiographique qui évoque les jours sombres qu'il a traversés en 2016. Il y exprime le désarroi dans lequel il était plongé, seul, isolé dans un village alsacien après une rupture amoureuse, terri?é par le cli-mat sécuritaire qui régnait alors dans une France en état d'urgence. C'est ce cri de rage désespéré, ce bouleversant désir de retour à la vie d'un ciné-phile reclus, qui est ici publié.PRÉFACE DU CINÉASTE BERTRAND MANDICO
Résumé : Sorti quelques mois après la mort de Kubrick, Eyes Wide Shut est depuis nimbé d'une aura de mystère et de démesure : un tournage homérique de presque deux ans, le couple Tom Cruise-Nicole Kidman dans la tourmente, des acteurs qui quittent le projet, un réalisateur mythique connu pour ses méthodes hors du commun... Le cocktail est explosif, encore agrémenté d'un parfum de scandale lorsque surgit la rumeur d'un film toujours en cours de montage à la mort de Kubrick, et donc terminé in extremis par sa garde rapprochée. Vingt ans plus tard, cet ouvrage nourri d'une soixantaine d'entretiens revient sur la conception d'une oeuvre à part, peut-être la plus personnelle et hypnotisante du cinéaste. Avec en ligne de mire cette question clé : que nous apprend Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick ?
Il a publié son premier poème à 8 ans, été condamné aux travaux forcés à 15, a dormi avec des cochons, volé des sèche-cheveux, été arrêté pour possession de stupéfiants. Il a giflé Otto Preminger, chanté avec Elvis Presley, joué dans plus de 130 films et enregistré une poignée de disques dont au moins un sublime. Eternel vagabond qui se considérait toujours entre deux trains, Robert Mitchum a posé ses valises à Hollywood au beau milieu des années 1930, acceptant sans trop y croire ce métier d'acteur auquel il attachait si peu d'importance, au point d'aller parfois pêcher entre les prises. Comme si, malgré le bruit, la gloire et l'agitation, il n'avait jamais été vraiment là. Lelo Jimmy Batista est auteur, scénariste, traducteur et journaliste (Libération, Sofilm, Binge Audio).