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Le mystère de l'âne. Essai sur Giordano Bruno
Ordine Nuccio ; Garin Eugenio
BELLES LETTRES
24,80 €
Épuisé
EAN :9782251420028
Giordano BRUNO a posé comme théorie fondamentale les principes de la pluralité des mondes et de l'infinité de l'univers. Cela le conduit, sur le plan de la pensée, à une violente critique de la culture traditionnelle, de la philosophie, de la religion et de l'Eglise catholique, ainsi le de la société et de la conception figée et hiérarchisée du monde, tel que se le représentaient les penseurs et les autorités depuis l'Antiquité. Parallèlement, sur le plan de l'expression, son style, à l'égal de Rabelais , mêle sans cesse le haut et le bas, le trivial et le sublime. Pas de genre dogmatique ou déclamatoire : la vie même coule dans ce style où tout est dicible dans une liberté totale. Il s'agit d'une véritable création littéraire. L'essai de Nuccio Ordine repère, à partir d'une approche minutieuse de l'oeuvre, l'omniprésence de la figure de l'âne qui sert de clé de lecture. Figure emblématique, l'âne représente tantôt la sottise ordinaire, BRUNO prenant pour cible les cuistres et les faux maîtres universitaires et les ecclésiastiques, tantôt il symbolise les qualités de l'homme, simple et courageux, qui avance sur des voies difficiles. Ce livre concis et très documenté est un jalon important pour la connaissance une oeuvre majeure, longtemps occultée bien que très proche des grandes interrogations modernes.
Une petite bibliothèque idéale pour nous accompagner dans un voyage fascinant en littérature et en philosophie : Durant toute l'année universitaire 2014-2015, Nuccio Ordine a choisi et commenté un extrait - tiré d'un grand classique (antique, moderne ou contemporain, en vers ou en prose) - pour une rubrique publiée tous les vendredis dans Sette, le supplément hebdomadaire du Corriere della Sera. Une cinquantaine d'oeuvres célèbres ont été sélectionnées pour permettre, à chaque fois, de discuter sur les thèmes qui nous tiennent à coeur : l'amour, la jalousie, la corruption, la liberté, le savoir, la musique, la littérature, le théâtre, la passion de l'inutile, la nature, la solidarité humaine, l'apparence, la vie, l'ignorance, la violence, l'honneur, la misogynie, la possession, la soif de l'argent, la culture, l'instruction, le voyage, la tolérance, l'amour entre des êtres de même sexe, l'amitié, les dangers du fondamentalisme, le souci de l'autre, le racisme, la vérité, la relativité des points de vue. Après le succès international de L'Utilité de l'inutile - best-seller dans divers pays européens (France, Italie, Espagne, Grèce) et traduit en dix-huit langues -, Nuccio Ordine poursuit donc son combat en faveur des classiques, convaincu qu'un bref extrait (brillant et sortant des sentiers battus) peut éveiller la curiosité des lecteurs et les encourager à se plonger dans l'oeuvre elle-même. Chaque extrait est accompagné en vis-à-vis d'une courte biographie de l'auteur cité.
Ordine Nuccio ; Prigogine Ilya ; Garin Eugenio ; L
Résumé : De Machiavel à Agrippa, de Teofilo Folengo à La Mothe Le Vayer, de Sebastian Brant à Rabelais, le symbole de l'âne revient avec insistance dans la littérature de la Renaissance; son rôle devient même décisif dans l'Expulsion de la bête triomphante de Giordano Bruno, comme dans sa Cabale du cheval pegaséen. Analysée ici pour la première fois, la conception brunienne de l'asinité réserve d'autant plus de surprises qu'elle repose sur une forte contradiction : à l'asinité négative (oisiveté, arrogance, unidimensionalité) s'oppose en effet une asinité positive (labeur, humilité, tolérance) que notre tradition culturelle a trop souvent perdue de vue. L'âne, dans la perspective ouverte par Nuccio Ordine, a la double nature des Silènes d'Erasme : derrière son ingrate apparence se dissimulent des trésors. L'auteur en présente quelques-uns, tout en invitant à une lecture de textes souvent inédits en français et à un réexamen des grands thèmes de la philosophie de Bruno : science et connaissance, mythes et religion, langue et littérature. Cette nouvelle édition est enrichie d'un dossier iconographique augmenté et d'un avant-propos d'Ilya Prigogine.
Autour d'un lieu, d'un genre littraire, d'un symbole et d'un thme se donnent ici rendez-vous divers savoirs la Renaissance. L'ambassade de France Venise, au temps de Franois Ier, n'est pas seulement un centre d'espionnage et d'intrigues, mais aussi un atelier de philologie et un point de ralliement pour les crivains et les artistes. Le dialogue n'est pas exclusivement un modle narratif au service de la Cour ; il permet aussi d'exprimer avec audace une nouvelle vision du monde. Quant l'ne, cible traditionnelle de la satire, il participe aussi du Silne, en qui le srieux prime le comique. Le rire, enfin, ne parcourt pas moins la philosophie et la mdecine que la littrature et la potique. Dans les huit essais qui composent cet ouvrage, les distinctions s'effacent entres hommes de lettres, philosophes, mdecins, diplomates et artistes.
Résumé : Deux couronnes, de France et de Pologne, dans la partie inférieure ; en plein ciel une troisième, et pour légende Manet ultima coelo. Quel sens secret dissimule la célèbre devise du roi Henri III ? La subordination des deux couronnes terrestres à la couronne "céleste" ? Ou l'inverse ? A moins que la troisième ne fasse allusion à la conquête d'une couronne ici-bas ? Nuccio Ordine mène l'enquête dans les recueils d'emblèmes et de devises ; il scrute les dédicaces, les correspondances, les portraits, les documents diplomatiques, les textes littéraires et philosophiques ; il analyse les fêtes et les ballets, les marques typographiques, les reliures, les entrées triomphales des rois et des reines. Explorant les milieux artistiques et littéraires de part et d'autre de la Manche, il tente de reconstituer le fin maillage d'allusions et de rapports qui unissent la cour du roi Henri à celle de la reine Elisabeth. Transparaissent ainsi, à côté d'anciennes ambitions impériales, de grands mythes liés aux débats européens sur la religion et le pouvoir monarchique, sur la cosmologie et la connaissance. Défilent, comme dans une galerie de portraits, les diverses représentations de Circé, de Castor et Pollux, d'Astrée, du centaure Chiron, du navire de l'Etat. Fascinant parcours entre textes et images, en compagnie de grandes figures du monde intellectuel : Jean Dorat et Pierre de Ronsard, Giordano Bruno et Stefano Guazzo, Philip Sidney, Samuel Daniel et John Gordon... Un précieux dossier iconographique, comportant plus de cent vingt illustrations, est aussi offert au voyageur.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.