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En Haute-Bretagne, le Pays des Faluns
Orain Véronique ; Rioult Jean-Jacques
OUEST FRANCE
8,00 €
Épuisé
EAN :9782737358982
Le falun, une roche identitaireMax Jonin, président de la Société de géologie et de minéralogie de Bretagne«Le territoire de Tréfumel est remarquable par la grande quantité de sable, nommé de Saint-Grégoire, qu'on y trouve. Ce sable renferme des coquillages entiers et bien conservés, particulièrement des coeurs, des cames, des tellines, des peignes, des dents de poissons, du corail blanc, des madrépores et des vermisseaux tabulaires, ce qui prouverait que ce canton était autrefois couvert des eaux de la mer»Jean-Baptiste Ogée. Dictionnaire historique de Bretagne, 1778.«On a trouvé dans les falunières de Tréfumel, Le Quiou et Saint-Juvat parmi des débris de coquilles de toutes sortes, des yeux, des nageoires, des dents de poissons pétrifiés, et même des coquilles entières d'espèces qui ne se voient plus en certaine quantité que dans les mers des Indes. On en peut donner pour exemple des coraux et des volatiles enchâssés dans des pierres; la détermination des espèces serait d'un grand intérêt pour la science. Tout tend à prouver que la mer a autrefois recouvert ce terrain.»M. Habasque, 1836.Le cliché d'une «Bretagne, terre de granité» ne résiste pas à l'analyse si l'on considère qu'on y rencontre tout autant, voire plus, de schistes (argilites et siltites, pour être exact). Toutefois, les granités, plus résistants à l'érosion, marquent de façon significative les paysages bretons, ce qui n'est pas le cas des schistes plus tendres. En tout cas, la Bretagne n'est pas une «terre de calcaire», roche assez peu commune dans la géologie armoricaine, bien qu'elle se rencontre régulièrement dans la colonne stratigraphique* entre le Paléozoïque au Miocène (15 Ma). Pour autant, ces formations calcaires, peu importantes et peu visibles, sont cependant assez faciles à repérer sur le terrain par la localisation de fours à chaux - aujourd'hui tous abandonnés -qu'elles ont alimentés au cours du 19e et de la première moitié du 20e siècle.Le pays d'Évran se singularise dans ce contexte. La carte géologique montre à cet endroit une «tache jaune» remarquable, due à la présence de faluns miocènes. Dans cette aire d'affleurement, l'architecture traditionnelle offre des murs d'une blondeur inhabituelle; nous sommes là en pays calcaire et cela se remarque.Le falun est une roche sédimentaire biodétritique, c'est-à-dire constituée de fragments d'organismes et de produits d'érosion des roches antérieures. Formé en milieu marin, il résulte du transport, puis du dépôt et enfin de la consolidation de particules diverses: les sédiments. Grenu, grossier, non consolidé, de couleur jaune, riche en débris de coquilles, c'est un calcaire. Broyé, il est appelé localement «sablon» et son usage est varié: amendement des terres agricoles, auxiliaire de fusion du minerai de fer, sable, production de chaux. Localement, ce matériau induré et compact à l'état naturel se prête à la taille et à la sculpture; et porte le nom de «pierre de jauge». C'est l'élévation de murs qui fut très certainement la première utilisation des faluns comme en atteste la villa gallo-romaine du Quiou. Les autres usages, beaucoup plus récents, ne remontent qu'au 19e siècle.Dans une histoire géologique qui, pour l'essentiel, est terminée à la fin des temps primaires (ou Paléozoïque), vers -250 Ma, cette formation témoigne d'un épisode remarquable plus récent, connu sous le nom de «Mer des Faluns». Durant toute la période de l'ère secondaire (Mésozoïque), la Bretagne est sans doute émergée. Au Tertiaire (Cénozoïque), la mer fait plusieurs fois des avancées sur le continent appelées transgressions marines qui font alors de la Bretagne une île plus ou moins rattachée au continent selon les fluctuations du niveau de la mer.
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Les géographes, dans leur pratique savante, sont généralement connus pour s'être interrogés d'abord sur les relations homme-milieu, ou sur la singularité d'une région ou d'un paysage, et pour avoir placé ensuite l'organisation spatiale ou les territoires au coeur de leur discipline. C'est une autre clé de lecture qui est proposée ici: il s'agit de relire l'évolution de la géographie française, en insistant sur le souci longtemps dominant d'être "fidèle aux réalités", et sur sa remise en cause récente. L'examen d'un vaste corpus de textes, allant de 1900 aux années 1980, met en évidence l'importance du réalisme comme fondement épistémologique de la géographie. Ce souci du réel, indiscuté jusqu'à la fin des années 1960, a été battu en brèche dans les années 1970. Un épisode important de l'histoire de la géographie française est ainsi réinterprété comme une révolution scientifique (au sens de Thomas Kuhn), la "Nouvelle géographie" ayant mis en question le paradigme "classique" défendu par l'École française, selon une critique constructiviste formulée collectivement. Fondé sur des analyses multiples (littéraires, épistémologiques, sociolinguistiques, historiographiques), De plain-pied dans le monde se veut tout à la fois une contribution particulière à l'histoire de la géographie française et une réflexion plus globale sur le statut de la langue dans les mutations des sciences. Biographie de l'auteur Olivier Orain est chargé de recherches au CNRS, membre de l'équipe Épistémologie et histoire de la géographie (E.H.GO, UMR Géographie-cités). Il a participé au livre collectif Couvrir le monde. Un grand XXe siècle de géographie française (Cultures-France-ADPF / La documentation française).
Ce livre parle de la douleur et de la souffrance. Il repose sur un constat étonnant, mais fondé : la souffrance émerge dès lors que nous n'acceptons pas de vivre une expérience douloureuse, que celle-ci soit physique ou psychique. Aussi paradoxal que cela puisse sembler, il faut donc, pour ne plus souffrir, aller à la rencontre de sa douleur et l'apprivoiser. S'appuyant sur une douzaine d'exercices de méditation, Stéphany Orain-Pelissolo nous aide à réaliser par nous-mêmes le programme de thérapie basée sur la pleine conscience pour apprendre à avoir moins mal. " Tous les humains sont confrontés à la souffrance. Mais tous ne souffrent pas de la même manière. Ce livre plein de sagesse et d'expérience vous offre toutes les connaissances et tous les conseils pour savoir que faire de vos souffrances et de vos douleurs. " Christophe André Pour aider chacun à étreindre sa douleur avec compassion et laisser place à toute l'énergie de vie qui est en lui !
Imagine-t-on encore cette Bretagne gallèse dans laquelle Adolphe Orain passa son enfance, et celle-là où il vécut? Les chemins de fer étaient inconnus alors; le télégraphe était aérien et les loups, en ces temps-là, couraient la lande de Bagaron et le bois Perrin, sur la route de Rennes à Nantes. Couturiers et couturières qui venaient travailler à la journée chez ses parents étaient aussi d'excellents conteurs: le père Tual, la Nenotte Jumel, la mère Chevalier, Margr'ite Courtillon, Marie Niobé et tant d'autres. «Les uns de ces récits nous faisaient rire aux larmes et les autres nous glaçaient de terreur. Nous en rêvions la nuit.» Parcourant en tous sens sa patrie gallèse - et notamment la capitale des songes celtes : Brocéliande ! il en recueille le folklore, note les chansons et les éléments les plus typiques de sa langue, et, après en avoir fouillé les archives, il publie un ouvrage qui servira longtemps de référence aux historiens: Géographie pittoresque du département d'Ille-et-Vilaine (1882). Enfin, il rassemble, en deux volumes (Contes de l'Ille-et-Vilaine, Contes du pays gallo) une authentique somme de traditions gallèses dont la saveur unique. Adolphe Orain demeure l'auteur qui nous aura le plus sûrement et le plus naïvement transmis les terreurs, les rires et les saveurs d'une enfance gallèse.
Résumé : L'écriture fait tellement partie de notre paysage quotidien qu'elle semble aller de soi. Or, son apparition - en Orient, en Chine puis, plus tard, en Méso-Amérique - est si récente que la période qui nous en sépare représente moins de un pour cent de l'Histoire humaine. Comment les humains, il y a quelque six mille ans, en sont-ils arrivés à l'écriture ? Pourquoi est-elle apparue en certains lieux et pas ailleurs ? Comment expliquer que des civilisations brillantes ne l'ont pas connue ? Quels sont les liens entre religions et écritures ? Pourquoi certaines langues ont-elles un alphabet, tandis que d'autres, utilisent un système beaucoup plus complexe ? Qui furent les grands déchiffreurs, et comment expliquer que certains écrits n'ont toujours pas été décryptés ? Comment naissent encore de nouvelles écritures ? C'est à ces questions et à beaucoup d'autres que répond cette passionnante synthèse.
Résumé : Aussi loin que portent les lueurs de la connaissance, nous discernons la présence des "arts magiques" et de la sorcellerie. De tout temps, les Français ont donc estimé que certains d'entre eux détenaient d'incomparables facultés permettant de s'attirer les bonnes grâces d'autrui, de préserver la santé et les fruits du labeur des hommes des calamités les plus diverses, sans oublier les procédures destinées à attirer la chance, à la "booster" et éliminer ceux qui tenteraient de la contrecarrer. Mais ces ancestrales façons de faire sont-elles restées inchangées au fil du temps ? Le panorama des pouvoirs sorciers s'est-il enrichi ou au contraire amoindri sous les multiples impacts de l'évolution de nos sciences et techniques ? Le formidable changement de mentalité qui a fait passer les sorcières et les magiciens de candidats au bûcher à celui de héros de romans ou de films a-t-il radicalement modifié le regard que les Français portent sur ces personnes et sur les pouvoirs qu'ils leur attribuent ? Pour répondre à ces questions, Dominique Camus dresse un inventaire complet des pratiques magiques et sorcières du Moyen Age à nos j ours et nous fait découvrir par le détail ce que cache son étonnante réalité contemporaine.
Résumé : Les croisades se sont déroulées durant deux cents ans sur les territoires actuels de la Syrie, du Liban, d'Israël, de Palestine et de Jordanie. Elles sont restées très présentes dans la mémoire collective des peuples. Leur interprétation a fait pendant longtemps une part sans doute excessive au seul point de vue occidental sans tenir compte suffisamment de celui du monde islamique et sans s'interroger sur ce que ces croisades avaient pu représenter pour les populations locales chrétiennes. L'actualité parfois brûlante fournit l'occasion d'une nouvelle analyse et de nouvelles réflexions sur cette période historique en nous permettant ainsi de mieux comprendre le présent à la lumière d'une meilleure connaissance du passé.
Résumé : Depuis le petit Port-Racine si cher à Prévert, à la pointe du Cotentin, aux jardins de Monet à Giverny, la Normandie est un paradis pour les promeneurs. Qu'ils soient intéressés par l'histoire, la littérature, la peinture, les sports ou même la gastronomie, les visiteurs trouveront forcément un lieu leur correspondant. Impossible d'en faire un inventaire exhaustif ni définitif. Aussi, au fil des pages de ce petit livre, les auteurs ont voulu, par un texte court, transmettre leur intérêt et les données pratiques indispensables pour que le lecteur y trouve un prétexte de balade, selon ses envies et ses humeurs, afin de multiplier par cent les plaisirs normands.