Le Musée de Montmartre donne la parole à une femme oubliée, pourtant témoin intime d'une époque : celle de la bohème montmartroise et de la naissance de l'art moderne. Pour la première fois, une exposition et un livre sont consacrés à Fernande Olivier, modèle, écrivaine et artiste. Cet ouvrage, étayé d'archives rares, analyse et contextualise ses écrits Picasso et ses amis (1933) et Souvenirs intimes (1988). Fernande y livre un récit touchant sur la condition féminine de son temps et dévoile l'intimité du Bateau-Lavoir : Apollinaire, Braque, Derain, Laurencin, Le Douanier Rousseau, Matisse, Max Jacob, Van Dongen et celui avec qui elle partagea sa vie de 1904 à 1912, Pablo Picasso. "Les livres concernant les artistes, peintres et littérateurs, dont je vais parler, sont muets sur leur intimité, pour la raison essentielle qu'ils n'ont raconté que ce qu'il plaisait aux intéressés de dévoiler publiquement. J'ai vécu avec eux, plus près d'eux que n'importe qui, puisque "chez Picasso" c'était aussi chez eux (...) J'ai vécu de leur existence, je les ai vus vivre, penser, souffrir, espérer et surtout travailler ; vivant, pensant, souffrant, espérant avec eux. Je peux donc, sans craindre de voir mal interpréter mes souvenirs, montrer leur vie secrète et laborieuse". Fernande Olivier, Picasso et ses amis, 1933.
Quelle est cette mystérieuse statuette noire qui attise tant les convoitises ? Pourquoi certains sont-ils prêts à risquer leur vie pour la posséder ? Lorsque Miles Archer, son associé, est tué lors de ce qui ne devait être qu'une banale filature, le privé Sam Spade reprend l'enquête. Il n'a aucune idée de ce dans quoi il vient de mettre les pieds ! Il lui faudra tout son flegme et une bonne dose de cynisme pour résister aux femmes fatales, à la police et aux gangsters de tous poils qui aimeraient bien mettre un terme à sa carrière et l'empêcher de retrouver le faucon maltais...
Résumé : Présentation des sculptures, de plâtres, de dessins, d'aquarelles et de photographies témoignant du processus créatif du sculpteur, assemblant et recomposant ses oeuvres, mais aussi de l'intervention spécifique des membres de son atelier.
Hanks David A ; Bosser Jacques ; Bondil Nathalie ;
Originaux dans leur démarche et leur approche, Liliane et David Stewart ont conçu une collection unique dans laquelle se mêlent sans a priori ni hiérarchie de genre ou nationalisme: meubles, céramiques, textiles, affiches, art graphique, bijoux et objets du quotidien des années 1930 à aujourd'hui. Qu'il s'agisse de pièces produites en série Limitée ou non, toutes sont considérées pour Leur innovation, leur excellence esthétique et leur modernité. A rebours de tout classement thématique, de toute distinction des domaines créatifs, c'est une présentation chronologique qui est ici privilégiée, afin de faire surgir les contrastes ou les analogies. Argenterie de Puiforcat, affiches de Max Bill, fauteuil de Frank Lloyd Wright ou Alvar Alto, chaise de Eero Saarinen, jusqu'aux créations les plus exubérantes de Gaetano Pesce ou minimales de Marc Newson ou encore poétiques des frères Bouroullec, tous dessinent une histoire du design du début du xxe siècle à nos jours. Chaque décennie est introduite par un essai resituant le contexte historique et socio culturel, contexte qui conditionne un art destiné à tous. Les plus grands designers, mais aussi d'autres moins connus mais tout aussi importants dans le développement du design, sont ici présentés à travers leurs créations qui ont marqué leur époque et notre quotidien.
Résumé : A partir de 1975, une série impressionnante de constructions, d'extensions et de rénovations bouleverse le monde des musées, mobilisant les architectes les plus réputés. En témoigne le Centre Georges-Pompidou, inauguré à Paris en 1977. Aujourd'hui, la France compte plus de 2 000 musées. Il s'en construit toujours plus chaque année, que ce soit à Paris ou en région, et ils accueillent quelque 80 millions de visiteurs. Cet ouvrage offre la vision unique de deux personnes emblématiques du monde culturel en France ; les auteurs dressent un panorama complet des institutions muséales, du concept à la gestion concrète du projet et de l'établissement, à travers leur riche expé-rience, étayant leur propos par de nombreux exemples, définitions et recommandations issus de leur pratique professionnelle. Organisé selon les étapes d'élaboration du projet muséal, ce guide permet : - d'en comprendre les enjeux ; - d'identifier et de situer chaque acteur aux différents stades de ce projet ; - d'élaborer un projet scientifique et culturel (PSC) ; - de définir les orientations et les stratégies ; - d'acquérir les notions indispensables (définitions, chiffres-clés, etc.) à la gestion de projet ; - de déterminer l'enveloppe budgétaire nécessaire ; - d'analyser les interactions entre les collections, les publics, l'environnement et le futur bâtiment ; - de conduire le projet jusqu'à l'inauguration de l'établissement ; - de gérer et d'entretenir le musée, d'accueillir le public, etc. Il aborde aussi bien les constructions neuves que les réhabilitations et les extensions de musées, en s'appuyant sur des réalisations exemplaires récemment inaugurées, tout en articulant l'organisation du projet muséal autour d'un programme ou d'un PSC. Véritable outil pédagogique, cet ouvrage est destiné aux chefs de projet, directeurs d'établissement et conservateurs, élus locaux et services techniques des collectivités, ainsi qu'aux architectes et programmistes. Cette 2° édition met l'accent sur la dimension sociétale des musées à travers l'art-thérapie et la conservation. Elle intègre des musées qui ont vu le jour ou ont réouvert à la suite de travaux de restauration ou d'embellissement (le musée Soulages, le musée de Cluny, le nouveau musée IMA, etc.). Elle tient également compte du contexte sanitaire récent qui a vu croître la fréquentation numérique des musées, notamment via les réseaux sociaux.
Il y a un siècle, Le Boeuf sur le toit entrait dans la légende des années folles. Avec Jean Cocteau et ses amis musiciens du groupe des Six pour parrains, avec Wiéner et Doucet au piano, le bar-restaurant-cabaret de Louis Moysès fut, selon le peintre Jean Hugo, "le carrefour des destinées, le berceau des amours, le foyer des discordes, le nombril de Paris". Musiciens et jazzmen s'y donnaient rendez-vous pour jouer des nuits entières. De ces concerts improvisés est née l'expression "faire un boeuf". A l'occasion du centenaire de ce lieu emblématique, venez pousser les portes du mythique cabaret pour revivre, en compagnie de Jean Pierre Pastori, ses plus grandes heures de gloire.
Résumé : Réflexions sur l'esthétique léonardienne est un essai sur les rapports entre la science et l'art, entre la théorie et la pratique, dans l'oeuvre de Léonard de Vinci. Léonard de Vinci, qui a pensé esthétiquement la science et scientifiquement l'esthétique, a toujours mêlé les différentes branches du savoir dans sa quête de la perfection : mathématiques, géométrie, optique, mécanique, physique... En s'interrogeant sur tout, il a mis au point un mode de pensée révolutionnaire qui a affranchi la peinture de la servitude de l'artisanat pour l'élever au rang des arts libéraux grâce aux sciences.
Maleszko Anna Katarzyna ; Aitken Geneviève ; Pawli
Reconnue internationalement pour sa richesse et sa qualité, la collection d'estampes japonaises ukiyo-e de Georges Leskowicz est l'une des plus importantes au monde. L'Hôtel de Caumont-Centre d'art en présente pour la première fois en France plus de cent cinquante xylogravures signées Hokusai, Hiroshige, Utamaro, Harunobu, Koryusai, Hokkei, Kunisada, entre autres, dont un ensemble extraordinaire de surimono. Grâce aux textes d'Anna Katarzyna Maleszko et de Geneviève Aitken, spécialistes internationales d'art japonais, cet ouvrage retrace tout l'éventail des thèmes caractéristiques de la vie et de la culture japonaises de l'époque Edo (1600-1868), que les artistes ukiyo-e ont si finement décrits : les motifs naturels et les scènes de la vie quotidienne ; la représentation des acteurs du théatre kabuki et des courtisanes ; les objets liés à la célébration du Nouvel An ; les scènes de genre et érotiques ou, encore, les héros et les légendes traditionnelles.
Moreau Gustave ; Forest Marie-Cécile ; Fauriac Lil
Résumé : L'histoire commence comme l'un de ces contes qui ont bercé notre enfance. Il était une fois un collectionneur, Antony Roux (1833-1913), natif de Marseille et grand amateur d'art, qui commanda à Gustave Moreau (1826-1898), peintre d'histoire fameux, des illustrations pour les Fables de La Fontaine (1621-1695). Réservés, à l'origine, à la seule jouissance du collectionneur et destinés à composer un unique livre, soixante-quatre chefs-d'oeuvre à l'aquarelle virent le jour à Paris, au 14, rue de La Rochefoucauld, entre 1879 et 1884. Exposées, pour vingt-cinq d'entre elles, en 1881 dans le salon particulier que la Société d'Aquarellistes français occupait chez Durand-Ruel, au 16, rue Laffitte, puis, dans leur ensemble, à la galerie Boussod et Valadon (ancienne maison Goupil), au 9, rue Chaptal, et à Londres dans la succursale londonienne de cette même galerie en 1886, ces aquarelles furent réunies dans leur quasi-totalité une ultime fois en 1906 sous l'égide de Robert de Montesquiou et de la comtesse Greffulhe. Trente-cinq d'entre elles - les vingt-neuf autres ayant disparu - reviennent aujourd'hui, à l'occasion de l'exposition qui leur est dédiée au musée national Gustave Moreau, autrefois atelier qui les vit naître. Notre souhait, en publiant, à l'orée du XXIe siècle, ces trente-cinq fables et les illustrations qu'en fit Gustave Moreau, est de les rendre aussi populaires que celles de Gustave Doré en leur temps et de retrouver ce bonheur d'enfance de la seule illustration en regard du texte de La Fontaine.