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Le Secret de Caspar Jacobi
Ongaro Alberto ; Malherbe-Galy Jacqueline ; Nardon
ANACHARSIS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782914777452
Quand arriva la lettre de Caspar Jacobi j'avais sinon oublié du moins laissé en suspens et archivé la prédiction de cette grasse gitane de Feltre connue sous le nom de comtesse Zobenigo qui, en examinant ma vie future, y avait remarqué quelque chose d'obscur, une sorte de guet-apens dressé par quelqu'un qui m'attendait, un ennemi ou une bête féroce prête à bondir sur moi quand je passerais près d'elle.La noble dame, dont j'aurai l'occasion par la suite de parler plus en détail, avait regardé ma main et y avait vu cet événement en attente mais n'avait pas su ou n'avait pas voulu me dire de quoi exactement il s'agissait, peut-être aussi parce que, pris au dépourvu, je n'avais pas fait grand-chose pour le savoir.Je n'avais pas encore atteint mes vingt ans et huit autres années étaient passées depuis ce jour-là, mais au cours de cette longue période qui s'étendit entre le moment de la révélation, appelons-la ainsi, de mon obscur destin et celui où je commencerais à la mettre de côté, j'avais été contraint de me soumettre à l'exercice, parfois fécond parfois frustrant, qui était de chercher à comprendre ce qui m'attendait là-bas tout au bout.Je ne dirai pas, du moins pour le moment, quelles conjectures je formulai, quels événements je supposai; je dirai seulement que, avec quelques autres choses dont je parlerai plus tard, cet exercice contribua à faire de moi un honnête athlète des espaces mentaux, un constructeur de destins imaginatif, un maître de l'anecdote.On conviendra en effet que celui qui pendant des années passe quelques heures du jour et de la nuit à se demander ce qu'a bien pu voir la comtesse Zobenigo, ou qui serait assailli brutalement et sans horaire précis par cette question et par le besoin d'en trouver la réponse, se soumet, qu'il le veuille ou non, à un commerce quotidien avec les images du futur et à un entraînement qui ne peut que donner des résultats appréciables.Certes, si j'avais dû gagner ma vie j'aurais été contraint d'occuper mon temps de bien d'autres façons, mais ma famille était alors, et j'ai des raisons de croire qu'elle continue à l'être, même si je n'ai pas de nouvelles récentes d'elle, plutôt aisée, suffisamment en somme pour permettre à chacun de ses membres de vivre dans cette sphère dont l'accès est refusé aux indigents, où parmi tant de gens il est donné de s'écouter surtout soi-même.Nous descendons en effet de Vivarino Parodi, le marin génois qui, capturé en pleine mer par les Vénitiens durant l'une des nombreuses batailles navales entre les flottes des deux républiques, fut confié après quelques années de prison aux bons soins d'un des grands maîtres vitriers de Murano, Pellegrino Zanetti, dont il finit par devenir l'élève préféré et l'héritier.Le miroir dans lequel se reflète votre image chaque fois qu'il vous arrive de passer devant lui a été fort probablement produit par Specchi Veneziani Parodi, la fabrique que mon lointain ancêtre fonda en 1722 et que ma famille possède toujours. Elle, je veux dire la fabrique, se trouve à l'extrémité de l'île de Murano, là où le canal de San Donato débouche dans la lagune septentrionale, et arbore encore sur le portail d'entrée un panneau de mosaïque représentant Vivarino Parodi alors qu'on le hisse hors de la mer dans une des galères de la Sérénissime, précieux témoignage mais non le seul de la bienveillance dont le marin génois jouissait de la part des autorités de la République.
Résumé : Lorsqu'il accepte d'aider son vieux copain Valentin à venger l'assassinat de la fantasmatique et aristocrate Cayetana Falcon Laferrere, John B. Huston ne sait pas encore qu'il a passé la tête dans un nid de frelons. Un abject milliardaire obsédé sexuel, un tueur méticuleux et des femmes, des femmes, des femmes autant que les têtes d'une hydre peuplent le passé sulfureux de Cavetana. En fond sonore, une étrange Rumba dulce y bonita accompagne Huston à chaque moment de son enquête, entre la jet-society et les bas-fonds du Brésil des années cinquante. Alberto Ongaro ranime dans Rumba, envahi par l'ombre du Faucon Maltais de John Huston, la mythologie du grand roman noir de Raymond Chandler et Dashiell Hammett. Mais c'est pour mieux la dévorer et bâtir, comme seul il sait le faire, un polar trépidant.
Sous les funestes auspices d'un vendredi treize de l'an 1758, Philippe Ségonzac, fringant jeune homme tout juste promu médecin et fils d'un légendaire maître d'arme, quitte Paris pour rejoindre son père. Peu après, sur la route de Châtillon, il est fusillé par deux spadassins en embuscade et tombe dans l'eau glacée de la Marne... Enfoui dans les tréfonds d'un tableau inachevé du XVIIIe siècle, se dissimulait la trame d'un roman d'aventures comme plus personne aujourd'hui n'irait en imaginer. Mais Alberto Ongaro, emporté par une frénésie romanesque, réveille ici - tel Stanley Kubrick dans Barry Lindon - Walter Scott, Alexandre Dumas et Casanova pour une nouvelle cavalcade, teintée cette fois d'une angoisse kafkaïenne.
Cipriano Parodi, jeune Vénitien d'antique famille, est doté d'une imagination torrentielle d'où jaillissent des personnages échappés des plus extravagants romans d'aventures. Après la parution de son premier ouvrage, il se voit invité à New York par le célébrissime écrivain Caspar Jacobi, monarque régnant sur la littérature populaire. En dépit d'une funeste prophétie que lui dévoila jadis une comtesse de carnaval, Cipriano se précipite. Escorté par ses remuantes créatures, il entre au service du Maître. Commence un jeu de dupes, un furieux combat dans l'arène de la fiction, où Cipriano va découvrir à ses dépens la puissance vampirique de la littérature.
Ongaro Alberto ; Malherbe-Galy Jacqueline ; Nardon
Italie, XVIIIe siècle. Lorsqu'il arrive à Venise, de retour d?exil, Francesco Sacredo, un jeune patricien, découvre que son père a perdu au jeu la totalité de leur immense fortune. La comtesse Mathilde von Wallenstein, une Allemande borgne et sans pitié, lui a ravi jusqu'à son dernier sequin. Ulcéré par l'inconséquence paternelle, Francesco accepte de miser aux dés sa propre personne pour tenter de récupérer son bien. Il perd? Plutôt que de livrer son corps à la comtesse, il s'enfuit, aussitôt pris en chasse par d?impitoyables spadassins. Et, bien que réduit à la dernière extrémité, il tente de rendre coup pour coup à ceux qui s?acharnent contre lui. Un palpitant roman d?aventures, qui n?est pas sans évoquer Dumas?
Résumé : Nicholas Thomas propose dans ce livre une histoire à la fois accessible et neuve de la colonisation du Pacifique au XIXe siècle - chapitre méconnu de l'histoire mondiale. Plutôt que de mettre en avant la progression implacable des puissances occidentales, il fait le récit des itinéraires croisés de dizaines d'individus sillonnant le grand océan. Cette histoire au ras des flots restitue aux Océaniens de Tahiti, d'Hawaï i, des Fidji ou du Vanuatu leur place d'acteurs parmi les baleiniers, explorateurs, militaires, missionnaires et autres négociants venus conquérir les populations insulaires. A suivre les tribulations des uns et des autres, on découvrira un monde plongé dans la dévastation, riche pourtant de dynamiques qui ont configuré le Pacifique d'aujourd'hui.
Résumé : Surgis du fin fond du décor, Lee Lightouch et Pato Conchi, le grand maigre et le petit gros, se rendent à Booming pour raison sentimentale. " Personne ne va à Booming " ; " Prenez un bonbon, je ne crois pas qu'ils en aient " : on les avait pourtant prévenu. Kid Padoon et sa bande font régner la terreur à Booming, le shérif à leur botte, le bordel à leur service, le saloon à leur disposition, le croque-mort aux petits soins. Mais ça n'est encore rien : il y a quelque chose de détraqué à Booming, un truc qui coince, qui débloque, qui recoince et qui vous rend cinglé. Accrochez-vous : Booming est un western quantique qui se joue des balles et du temps qui passe.
Au début de l'été 1844, une bande de faux-monnayeurs était arrêtée à Istanbul. Les principaux artisans en étaient un capitaine de navire grec de Corfou et un graveur français de Grenoble, un certain Hippolyte Lange. En nous livrant la traduction des interrogatoires relatifs à l'affaire, Marc Aymes mène sa propre investigation sur les procédures d'enquête des autorités ottomanes. Ce faisant, il dévide pas à pas les composantes éclectiques de cette association de malfaiteurs (les hommes, leurs compétences, leur organisation) tout en nous faisant entendre la parole des escrocs et malfrats stambouliotes, pour aboutir à l'exposé d'une singulière chronique criminelle d'Orient.