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L'Etoile Polaire
Onfray Michel ; Farmer Mylène
GRASSET
16,70 €
Épuisé
EAN :9782246859895
Rien ne paraît plus surprenant que la rencontre entre un philosophe admiré et une chanteuse adulée, entre une artiste qui remplit Bercy ou le Stade de France et le penseur de l?Université Populaire de Caen. Et pourtant. Pour ceux qui les connaissent, il y a bien un lexique commun entre Mylène Farmer et Michel Onfray - puisque tous deux entretiennent une relation particulière au sacré, au mystère, au fantastique, à la fidélité spirituelle. Du coup, s?est produite une étrange histoire : Michel Onfray a écrit un conte qui, par d?étranges cheminements, a été lu par Mylène Farmer. En quelques échanges, ces deux créateurs qui ne se connaissaient pas sont convenus de travailler ensemble : à l?un les mots, à l?autres les images. Résultat magnifique. On ne racontera pas ici l?histoire dudit "conte" : résumer ce nouveau "Petit Prince" serait l?abîmer. Et pourquoi dénaturer le miracle d?une intrigue toute en nuances, en allusions, en fantasmagories ? Disons seulement qu?on y retrouvera une étoile polaire, une baleine, des aventures, des créatures venues d?ailleurs - quoique. La mort et la résurrection, le souvenir, sont les vrais acteurs de cette belle histoire. Il suffit de s?y abandonner.
Depuis longtemps, la tradition universitaire évite de se pencher sur un continent englouti et oublié de la philosophie. Et depuis trop longtemps, elle ne sacralise que les protagonistes les plus austères de la grande guerre des idées. Pourquoi? Parce que l'histoire de la philosophie est écrite par les vainqueurs d'un combat qui, inlassablement, opposent idéalistes et matérialistes. Avec le christianisme, les premiers ont accédé au pouvoir intellectuel pour vingt siècles. Dès lors, ils ont favorisé les penseurs qui oeuvrent dans leur sens et effacé toute trace de philosophie alternative. C'est à renverser cette perspective que s'attache Michel Onfray dans "Contre-histoire de la philosophie" - dont le premier volume est consacré aux sagesses antiques: de Leucippe à Diogène d'Oenanda, de Démocrite à Lucrèce, d'Eudoxe à Epicure, d'Antiphon à Diogène de Sinope. Biographie de l'auteur Né en 1959, Michel Onfray est docteur en philosophie. Après avoir enseigné dans un lycée technique, il démissionne de l'Education nationale en 2002 pour créer l'université populaire de Caen. Auteur d'une trentaine d'ouvrages, il a comme projet la formulation d'une théorie de l'hédonisme à la fois éthique, esthétique, politique et épistémologique. Il se propose ainsi de réconcilier l'homme avec son corps, et envisage la philosophie comme un art de vivre, permettant à l'homme de se débarrasser de ses illusions. Lecteur de Freud, il prône une philosophie liée à la psychanalyse et se définit comme un "freudo-marxiste"; admirateur de Nietzsche, il souhaite une révolte contre le conformisme et le dogmatisme; il affiche enfin un athéisme sans concession.
Résumé : En allant sur les traces sublimes des paysages de Nietzsche à Sils-Maria, Michel Onfray propose une généalogie géologique de sa pensée : les montagnes et les lacs sont, entre les avalanches, les lieux où naît le surhomme qui n'est pas une figure politique mais une figure éthique. Chacun, et chacune, peut être surhomme, il suffit pour ce faire de savoir ce qu'est le réel, de le vouloir et de l'aimer, ce qui conduit à une joie à la portée de tous. Contre les usages fascistes ou gauchistes de Nietzsche, Michel Onfray propose la sagesse antique réactualisée par le philosophe allemand pour nos temps postchrétiens.
J'ai subi un infarctus quand je n'avais pas encore trente ans, un AVC quelque temps plus tard, puis un deuxième en janvier 2018. Nietzsche a raison de dire que toute pensée est la confession d'un corps, son autobiographie. Que me dit le mien avec ce foudroiement qui porte avec lui un peu de ma mort ?La disparition de ma compagne cinq ans en amont de ce récent creusement dans mon cerveau, qui emporte avec lui un quart de mon champ visuel, transforme mon corps en un lieu de deuil. " Faire son deuil " est une expression stupide, car c'est le deuil qui nous fait.Comment le deuil nous fait-il ? En travaillant un corps pour lequel il s'agit de tenir ou de mourir. Un lustre de mélancolie ou de chagrin porte avec lui ses fleurs du mal.Ce texte est la description du deuil qui me constitue. Faute d'avoir réussi son coup, la mort devra attendre. Combien de temps ? Dieu seul (qui n'existe pas) sait... Pour l'heure, la vie gagne. Ce livre est un manifeste vitaliste.M. O.
Résumé : En parcourant le chemin de la Garenne qui traverse et forme une boucle aux abords du village où il a grandi, Michel Onfray retrouve les souvenirs et les sensations de l'enfance. Il évoque avec émotion des personnages hauts en couleur, durs à la peine ? ses parents en premier lieu : le père ouvrier agricole, la mère abonne à tout faire". Il observe le passage du temps, les ravages de la modernité : les édiles locaux en prennent pour leur grade, les agriculteurs inféodés à l'industrie chimique également, mais aussi les écologistes qui ont fait supprimer les barrages sur la Dives pour favoriser la remontée de saumons dont on n'a jamais vu trace dans cette rivière. La nature est très présente : l'enfance est pleine de grillons, de couleuvres, de crapauds, de fleurs et de plantes. Certains portraits peuvent être féroces, mais on sent surtout ici poindre une mélancolie sincère, et un authentique attendrissement quand la promenade sur le chemin de la Garenne est l'occasion de croiser les figures chères du passé.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.