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La littérature camerounaise d'expression française. Des années de braise aux années d'espérance
Omgba Richard Laurent ; Atangana Kouna Désiré
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782343161167
Les écrivains camerounais de langue française viennent de remporter, pendant trois années successives (2014, 2015, 2016), le Grand prix littéraire de l'Afrique noire décerné par l'Association des écrivains de langue française (ADELF). Cette prouesse constitue, dans l'histoire littéraire de ce pays, un record inédit, bien que certains de nos grands classiques aient, par le passé mais de manière sporadique, gagné quelques prix. On pourrait couronner le tout en mentionnant le prix Ahmadou Kourouma obtenu en 2017 par le jeune écrivain Max Lobé (Confidences), le prix théâtre-RFI remporté par Edouard Elvis Bvouma (La poupée barbue, 2017) et le prix Alain Decaux ravi par Jeanne Liliane Mani Mendouga (Lettres) en janvier 2018. En voyant tous ces trophées s'accumuler, on réalise qu'il est bien possible de parler d'un nouvel âge d'or de la littérature camerounaise. Celui-ci, qui survient près de trente ans après la belle époque de Mongo Beti, Ferdinand Oyono, Guillaume Oyono Mbia et d'autres, mérite l'attention de la critique pour que celle-ci puisse dévoiler son contexte d'émergence, ses propriétés thématiques et ses codes esthétiques.
Le Cameroun en Afrique Centrale et la Côte d'Ivoire en Afrique de l'Ouest sont les piliers économique et politique naturels de leurs régions respectives. Ces deux pays francophones ont noué des relations multiformes depuis 1960. Il était donc naturel et opportun que quelqu'un retrace la trajectoire erratique de leurs relations. La démarche holistique, préconisée dans ce travail, permet de baliser trois grands axes de préoccupations, à savoir les fondements et les éléments d'orientation des relations, leur évolution à travers un décryptage de leur interaction, et une analyse critique de cette interaction. Si les dynamiques profondes, affectives, idéologiques et historiques se conjuguent pour faire des relations camerouno-ivoiriennes un modèle de coopération interafricaine, on est quelque peu surpris de constater à travers la périodisation des rapports décrits, que ces relations, loin d'être un long fleuve tranquille, ont connu des périodes de turbulence, qui donnent à cette trajectoire une allure sinusoïdale.
Plus de soixante ans après les indépendances, l'administration africaine est demeurée, dans sa pratique, un concept source de polémique. A l'heure où les Etats fournissent des efforts appréciables pour répondre aux attentes multiples et pressantes des sociétés de plus en plus exigeantes, cet ouvrage invite à s'arrêter un moment pour distinguer les faits concrets qui marquent l'évolution des administrations africaines, des principes et enjeux qui fondent la fonction administrative dans la gouverne de l'Etat, et repartir sur des bases nouvelles. A partir de l'état des lieux d'un système administratif accusé de nombreux maux, le continent semble empêtré dans une situation préoccupante de mal- développement. Le miroir devant lequel sont placées les administrations africaines laisse transparaître des actions salutaires dont la plupart sont inachevées, des comportements dysfonctionnels des acteurs publics et une structure administrative à la fois macrocéphale, mimétique et toujours centralisée. En vue d'une action appropriée de l'administration sur la société, l'auteur présente la situation évolutive de la relation cité-Etat et fait ressortir de celle-ci le rôle de l'administration. L'idée qui traverse l'ouvrage consiste à attribuer, enfin, une âme publique à une administration africaine qui est restée longtemps tournée vers elle- même ou vers l'autorité politique dont elle répond ; c'est pourquoi il recommande l'acquisition de valeurs citoyennes, un management public en paroles, en actes et en techniques, et un dispositif de formation de plus grande qualité pour tous les agents publics.
Cet ouvrage aborde la question du nomadisme dans la triple dimension de la déconstruction des imaginaires et des savoirs francophones, de la mobilité et de la transdisciplinarité. Ces trois paradigmes situent ce projet d'écriture à la croisée des parcours épistémologiques s'inscrivant dans les domaines de la littérature, la linguistique, la sociolinguistique, la traductologie, la philosophie et l'archivistique. A la question de savoir comment les itinéraires francophones façonnent de nouvelles identités nomades, s'agrège celle des identités traversées par de nouvelles subjectivités rhizomatiques. Ces tempéraments identitaires, conçus dans les passages et les interstices se lisent sous le prisme de la Relation, créant ainsi des réseaux qui s'enrichissent de divers apports et qui s'étendent à chaque fois dans de nouveaux territoires tout en les traversant l'instant d'après, sans frontière établie, ni racine fixe. Tous ces imaginaires déterritorialisés en Europe, en Asie, en Afrique, en terre des Caraïbes et des autres Amériques, dans des géographies insoupçonnées, se disent sensibles aux errances qui orientent, qui ne connaissent pas de point d'achèvement et qui esquissent des devenirs dans des écosystèmes relationnels ; multiplicités reliées entre elles de manière non arborescente, dans un plan horizontal ou "plateau", qui ne présuppose ni centre ni périphérie. Ont également contribué à cet ouvrage : Stéphane Amougou Ndi, Mina Apic, El Hadji Camara, Clarissa Charles-Charlery, Daouda Coulibaly, Nathan Paul Devir, Alexandre Dube-Belzile, Narcisse Ekongolo Makake, Venant Eloundou Eloundou, Sabrina Fatmi, Sihem Guettafi, Abdelkader Karra, Anouar Karra, Yaya Mountapmbeme Pemi Njoya, Hervé Toussaint Ondoua, Guiseppe Sofo, Rokiatou Soumare, Jean-Marie Yombo.
Dans ce florilège (poèmes écrits entre 1998 et 2010), l'auteur nous sert quelques émanations de son âme, tantôt mélancolique, enthousiaste, tantôt optimiste, humoriste et consolatrice voire prométhéenne face à la condition humaine et à sa relation avec l'être transcendantal.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.