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La maladie infantile du Parti Communiste Français. Tome 1, Sport rouge et stratégie de développement
Ollier Fabien
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782747545112
Depuis la débâcle électorale des mois de mai et juin 2002, le PCF débat de la possibilité de devenir une force d'extrême gauche radicalement anticapitaliste. Au-delà des querelles intestines et des déclarations velléitaires, quelle maladie infantile lui interdirait fondamentalement de réussir cette nouvelle mutation ? Une des logiques de fonctionnement interne et externe du PCF reste toujours dans l'ombre des analyses politiques à son sujet : sa volonté sportive. Cette volonté s'est fortement déclarée et déclamée au cours de l'histoire du Parti. Elle prend des formes paroxystiques à des moments charnières de son évolution, au point de nous amener à penser, sans trop d'exagération, que le PCF est le seul parti sportif dans l'échiquier politique français. Dans quelle mesure cette sportivité du PCF qui s'exprime au travers de ses engagements, implications et responsabilités au sein du milieu sportif, est-elle déterminante dans l'identité révolutionnaire qu'il revendique ? La généralisation du sport dans les pratiques physiques des prolétaires, des ouvriers qu'il est censé représenter a-t-elle fonctionné comme un catalyseur de leur libération ou comme un accélérateur de leur désintégration dans la morale, l'idéologie et la corporéité instrumentale bourgeoise ? Ce livre se propose de répondes à cette question centrale qui englobe les précédentes : le sport rouge, particule du sport moderne, participe-t-il de la stratégie de développement du capitalisme ou non ?
En France, le multiculturalisme n'est pas tout à fait un programme politique mais une nébuleuse idéologique qui semble dépasser les clivages traditionnels. Tous les partis, de l'extrême gauche à l'extrême droite, l'ont récemment illustré en se battant à qui mieux pour représenter les différences ethniques, culturelles et religieuses du pays. Ce combat revêt malheureusement l'apparence du bon sens alors qu'il fut initié dans les années 80 par la Nouvelle droite fascisante. C'est en suivant ce parcours "politiquement incorrect" du multiculturalisme que l'auteur montre qu'il ne s'agit pas simplement d'un néo-traditionalisme prêchant le retour à des modes de vie anciens ou la quête permanente d'une authenticité de L'Etre. Le multiculturalisme est en réalité l'entreprise d'une réduction de l'homme à une partie de lui-même (étiquetage) et d'un sacrifice de la singularité du sujet sur l'autel du droit à de prétendues différences, toutes instrumentalisées. En fait, c'est une machinerie de l'abstraction qui convient aux idéologies fascistes, et une machinerie de l'énonciation qui valorise des objets humains sur le grand marché bigarré du monde supermoderne.
Le commencement d'une Coupe du monde de football est toujours une fin visée, au double sens embrasé de ces mots : finalité d'un anéantissement, extermination dans le viseur ou objectif d'une réification. C'est parce que ce secret projet s'est tout d'abord confondu avec celui répressif et régressif du capitalisme, puis lui a fourni tonte l'énergie idéologique et matérielle au renouvellement nécessaire de son maintien solide. Puissant et, au bout du compte, hégémonique, qu'il revêt aujourd'hui les plus nuira atours du point aveugle. Rien ne doit jamais nous leurrer sur l'identité véritable du sport il s'agit bel et bien aujourd'hui d'une entreprise multinationale éblouissante d'orchestration et de systématisation de la criminalité à buts ultra-lucratifs, un parti supranational totalisant d'adhésion à la discrimination positive du vainqueur sur le vaincu, une église pluriethnique fanatique d'abolition de la singularité de la pensée. À ceci près que ce qui la singularise de toute organisation semblable (de type maffieux, fasciste ou intégriste) c'est qu'elle parvient à cristalliser l'adhésion jouissive non seulement des masses mais également des élites. À travers l'analyse de la Coupe du monde de football 1998, cet essai aborde les rivages du non-sens que représente le sport, véritable oubliol social, dans ses dimensions politique, épistémologique et médiatique.
Tort Patrick ; Joli Michel ; Ollier Fabien ; Parad
Patrick Tort, qui sera cet automne le lauréat du prix de la fondation France Liberté pour la parution en 2019 de son livre LIntelligence des limites (Gruppen, 2019), analyse dans ces trois entretiens les enjeux majeurs dune crise de civilisation qui chaque jour frappe plus violemment notre humanité. Idéologie, technologie, écologie, capitalisme et transhumanisme sont autant de sujets quil sattache ici à éclairer méthodiquement pour établir ce que pourrait être une nouvelle éthique du civilisé : Le capitalisme ne guérira pas la misère du monde car il a besoin de la misère du monde. De cette évidence, les révoltes daujourdhui doivent être ré-instruites. Arrêtons despérer. Commençons à vouloir.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.