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Effacées. L'enfermement au féminin au château de Cadillac (1822-1951)
Vatican Agnès ; Gleyze Jean-Luc
PATRIMOINE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782757710142
Accompagnant l'exposition éponyme présentée au Archives départementale de la Gironde, cet ouvrage offre une synthèse inédite de l'histoire " carcérale " du château de Cadillac, première prison pour femmes en France, devenu ensuite maison de correction puis école de préservation pour celles que l'on considérait alors comme des " mauvaises filles ". Catalogue de l'exposition éponyme présentée aux archives départementales de la Gironde (Bordeaux) du 10 décembre 2025 au 26 avril 2026. Le livre aborde l'histoire " carcérale " du château de Cadillac, château Renaissance des ducs d'Epernon. Au début du XIXe siècle, le château est acquis par l'Etat qui en fait une maison centrale de force et de correction pour femmes condamnées avant de le transformer, à la fin du XIXe siècle, en établissement de redressement pour jeunes mineures. Changeant d'appellation au fil des années, il conserve cette fonction de lieu d'enfermement et de discipline pour jeunes filles jusqu'en 1950. Les archives départementales proposent un récit de 130 ans d'histoire carcérale, mais surtout des conditions d'enfermement des femmes condamnées puis des mineures " préservées ".
Entre le XIe et le XIVe siècle, le sud-ouest de la France, espace jusque-là caractérisé par un réseau urbain peu dense et largement hérité de l'Antiquité, fut touché par un mouvement sans précédent d'urbanisation donnant naissance à nombre de nos villes et villages actuels. En effet, si bien des agglomérations qui naquirent alors ne sont plus considérées aujourd'hui comme des villes mais comme des "bourgs" ou de gros "villages" en raison de leur petite taille et de leur population réduite, le plan et les modes de fonctionnement de ces "habitats groupés" leur donnaient au Moyen Age un caractère véritablement "urbain" qui les distinguait très nettement des campagnes environnantes. L'exemple girondin montre que la région a pris sa part dans cet essor urbain sans précédent. Entre le XIe et le début du XIVe siècle, un réseau de nouvelles agglomérations, de taille souvent modeste et inégalement réparties dans le territoire, vint considérablement renforcer le maillage préexistant. Grâce à des fonds d'archives très inégalement conservés, il est possible de remonter aux origines et de suivre l'évolution de certaines de ces villes jusqu'au début du XVIe siècle. Les textes médiévaux, complétés par les informations plus récentes tirées de cartes, plans et autres sources figurées, nous révèlent ainsi comment ces villes se distinguent des campagnes alentour à la fois dans leur rapport au pouvoir, par leur rôle économique, leur mode de vie et leur mise en défense. Les monuments et objets hérités du Moyen Age nous rappellent qu'historiens et archéologues médiévistes doivent croiser leurs sources afin de rendre plus tangible l'image de ces villes girondines médiévales dont la topographie et le patrimoine constituent aujourd'hui des traces sensibles pour les habitants et les visiteurs.
Résumé : Cet ouvrage de fiches aborde de manière très accessible les notions linguistiques communément utilisées aujourd'hui dès la première année de licence en espagnol (modalité épistémique, aspect, délimitation, référentialité, etc.) à travers un exposé clair et étayé de nombreux exemples. Des exercices d'application et leurs corrigés sont proposés après les fiches.
Qui était Viollet-le-Duc (1814-1879) ? Fut-il un passeur du modernisme ou un tenant de l'historicisme ? Au gré des successives réinterprétations du passé et des récentes découvertes, Françoise Bercé nous fait rencontrer l'homme dans sa complexité et nous révèle l'immense richesse de son oeuvre qui est loin de se limiter à l'architecture : Viollet-le-Duc est architecte engagé et moderne, mais aussi peintre, dessinateur, décorateur, écrivain, théoricien...
Monument commémoratif dédié au souvenir de Louis XVI et Marte-Antoinette, la Chapelle expiatoire a été édifiée entre 1815 et 1826, sur l'emplacement de l'ancien charnier révolutionnaire de la Madeleine, à l'endroit même où furent inhumés les souverains après leur exécution. Son créateur, Pierre François Léonard Fontaine, lauréat du grand prix de Rome en 1785 puis architecte de Napoléon réalisa ici une ?uvre complexe, qui, tout en reflétant les goûts décoratifs de son époque, est riche des emprunts au monde antique, à la tradition classique française, mais aussi à l'Italie du Moyen Age et de la Renaissance. Cette ?uvre subtile, longtemps déprisée pour des raisons politiques, est à redécouvrir comme une des réalisations les plus élégantes et sophistiquées du Paris du début du XIXe siècle.
Un exceptionnel ensemble du XXe siècle, construit sur l'un des plus beaux sites de la baie de Roquebrune-Cap-Martin. Véritable icône de l'architecture moderne, la villa E1027, première création architecturale de la designer d'origine irlandaise Eileen Gray, est construite de 1926 à 1929 sur un terrain dominant la baie de Roquebrune-Cap-Martin face à Monaco. Elle a valeur de manifeste, tant pour l'architecture elle-même que pour les meubles fixes et mobiles, les luminaires et les décors qui en sont indissociables. Le Corbusier, habitué des lieux depuis 1937 et amoureux de la Méditerranée, y réalisa plusieurs peintures murales. Sur la parcelle voisine, Thomas Rebutato fait construire en 1947 son cabanon de week-end qui devient en 1949 le restaurant-guinguette " L'Etoile de mer ". Une forte amitié naît alors entre le propriétaire, son fils, le jeune Robert, et Le Corbusier. Ce dernier y réalise deux peintures murales et un tableau, qui viennent habiller la construction préfabriquée en bois et plaques de fibrociment reposant sur des plots de béton. En 1951, Le Corbusier demande à son ami Thomas Rebutato de lui céder un morceau de sa parcelle, pour y construire, juste à côté de la guinguette, une habitation de vacances, témoignage des réflexions de Le Corbusier sur l'habitat minimum et la production standardisée. Cet album de la collection "Regards. . ". est la première présentation de ce site unique dont la gestion est désormais assurée par le Centre des monuments nationaux. La nouvelle édition présente un récent reportage photographique de la villa E1027 dont la restauration s'est achevée début 2021.
Très tôt acquis aux idées du Mouvement moderne, Jean Ginsberg (1905-1983) fait sienne cette nouvelle esthétique et la met en oeuvre dès ses premières réalisations des années 1930, des immeubles de logements destinés à une bourgeoisie éclairée et moderniste. Il utilise en façade la plastique des grandes villas d'avant-garde réalisées par ses maîtres, au premier rang desquels Le Corbusier, et crée à l'intérieur des typologies distributives répondant aux aspirations de jeunes urbains aisés recherchant des appartements plus petits et conçus de manière plus rationnelle pour limiter les coûts et le besoin en domesticité. Le succès est immédiat. Avec son associé Franz Heep, il développe le prototype de l'immeuble d'habitation de bon goût pour les couches supérieures de la société parisienne : des appartements de luxe, soumis à un rationalisme économique jusqu'alors inconnu, adoptant un fonctionnalisme de bon aloi où domine le goût du détail. Lui-même entrepreneur de ces premières réalisations, Ginsberg abandonne le contrôle de la maîtrise d'ouvrage au fur et à mesure qu'il adopte la production de série à partir des années 1950. Dans le contexte du boom économique de la fin des années 1960, il construira également des résidences immobilières sur la côte méditerranéenne, notamment à Cannes et à Monaco.