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L'envie
Olécha Iouri ; Sokologorsky Irène ; Nivat Georges
GINKGO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782846794442
Que ressent une époque en train de périr envers ce qui vient à sa place ? " L'imposant André Babitchev, éminent et arrogant membre du trust soviétique de l'industrie alimentaire et directeur d'une usine de saucisses dernier cri, recueille chez lui un homme qui dormait ivre au coin d'une rue, un homme que la nouvelle société a laissé sur le côté, Nicolas Kavalérov. Celui-ci devient pour un temps son serviteur et son parasite : car le véritable protégé de Babitchev, Volodia Makarov, le prototype de l'homme nouveau, le jeune footballeur triomphant qu'aime la jeune fille dont Kavalérov est lui-même amoureux, sera bientôt de retour... D'un côté les hommes nouveaux, sportifs, matérialistes, soucieux d'hygiène et de rendement. Au XIXe siècle ils disséquaient les grenouilles, aujourd'hui ils construisent des avions et des combinats géants de saucisses. De l'autre côté l'éternel "homme du souterrain", intelligent et inutile, individualiste et terré dans son trou, dévoré par l'envie. [...] La sobriété de style d'un Bounine, la sophistication des constructivistes, l'impertinence d'un dandy se marient au burlesque et à l'inquiétant. (G. NivAr) Fable symbolique d'une ironie féroce sur le fossé entre ceux du monde d'hier et qui ne sont rien et les vainqueurs du monde nouveau, L'Envie remporta à sa parution en 1927 en Union soviétique un immense succès : il était le roman crucial de son temps... Si moderne !
Brykczynski Marcin ; Olech Joanna ; Ignerska Marta
Biographie de l'auteur Né en 1946, Marcin Brykczynski est polonais. Traducteur de renom et auteur de livres pour enfants, il se distingue tout particulièrement dans la poésie destinée à la jeunesse.Joanna Olech est une illustratrice de livres de jeunesse. Elle est remarquée en 1994 avec «La Dynastie Myziolek». Elle a depuis gagné de nombreuses récompenses pour ses illustrations.
Il était une fois, dans un pays pas si lointain, un drôle de chaperon rouge au nez retroussé et couvert de taches de rousseur. Une petite fille très courageuse qui croise de bien curieux personnages au fil de ses pérégrinations... L'occasion pour la petite héroïne de faire valoir à chaque rencontre un droit fondamental des enfants : s'exprimer librement, avoir des secrets, être bien traité, aller à l'école... Un livre essentiel pour aider les enfants à dire non et à se faire respecter.
Je m'appelle Malwina Zinzin.À cause de ce nom, on n'arrête pas de me taquiner à l'école. Même si, dernièrement, ça s'est un peu arrangé: on a un nouvel élève dans notre classe (il s'appelle Bâton), et c'est lui qui se prend toutes les moqueries.Ma mère est une star de cinéma et mon père est cascadeur.Enfin... pas tout à fait. En vérité, maman travaille dans un dispensaire comme RÉ-CEP-TION-NISTE (mot difficile!), mais elle se débrouillerait très bien sur un plateau de tournage, vêtue d'un long manteau de fourrure blanc, une rose entre les lèvres... comme la dame sur la boîte du café Caramba. Mon papa n'est pas cascadeur, mais agent d'assurance. De toute façon, il serait un piètre cascadeur, il est incapable d'effectuer correctement un simple pont, même quand Gniewek et moi lui tenons les jambes.Justement... Gniewek. Il a onze ans, mais il fait toujours son malin, comme s'il en avait au moins douze. Lila dit que tous les grands frères se ressemblent, et elle sait de quoi elle parle, elle en a trois, des grands frères.Gniewek est le plus petit de sa classe, ce qui le met en rage, alors il boit du jus de carotte et fait des tractions, persuadé que cela le fera grandir. Il suffit qu'on lui dise «petit» pour qu'il en vienne aux mains. Il est très courageux, mon frère, exactement comme le pinscher nain de Mme Biniek, celui qui aboie comme un forcené contre le chien-loup du marchand de légumes.
Une histoire basée sur des faits réels, sur fond de lutte pour l'indépendance au Rwanda et au Burundi, sur la décolonisation et sur l'atmosphère du Rwanda-Burundi à la veille du chaos.
Roman à trois voix, "Exils africains" évoque de manière saisissante l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Sandro Romano-Livi, le juif italien, qui quitta son île méditerranéenne, à destination du Congo belge et qui nous entraîne dans la région du Katanga et des Grands Lacs à la découverte de cette Afrique coloniale et de ses populations. Florence Simpson, sa fiancée anglicane, ayant grandi en Rhodésie du Sud (le Zimbabwe d'aujourd'hui). Elle nous parle de son enfance et de son mariage avec Sandro, de la naissance de leurs deux filles, Astrid et Dalia. Mais aussi de leur nouvelle vie en Italie après les sanglants événements survenus au Congo, après l'Indépendance. Elle et son mari auront ainsi vécu un double exil. Enfin, la parole est donnée à David-Kanza (Daviko), l'enfant métis que le meilleur ami de Sandro a eu avec une Congolaise, et que Sandro adoptera. Chacune de ces voix, avec délicatesse mais réalisme nous livre sa vision de l'Afrique coloniale et nous questionne sur les blessures de l'exil.
Extrait En ce vingt-huit avril deux mille, à quatre heures de l'après-midi, le ciel s'était tellement assombri qu'on aurait dit qu'il faisait déjà nuit, comme pendant une éclipse, une panne de l'univers. L'orage se faisait attendre comme une diva. La foule regardait passer tous ces gens célèbres, tous ces artistes à lunettes noires qui se pressaient maladroitement dans ce cimetière comme d'étranges aveugles qui cachent leurs larmes ou leur indifférence. De belles dames en hauts talons trébuchaient sur les vieux pavés du Père-Lachaise; tels des flamants roses en deuil. Toute cette troupe bringuebalante suivait un corbillard de luxe, Cadillac amortie, douce, silencieuse, et qui emmenait une des plus jolies, des plus jeunes et des plus prometteuses actrices du cinéma français, vers le trou béant de l'éternité, pour une place au box-office éternel. Oh ! il en avait vus d'autres sur ses vieux pavés le Père-Lachaise, lui, le cinq étoiles de la mort, depuis qu'on avait enterré une petite fille de cinq ans en 1804, et que tout ce qui était mort de plus célèbre après l'avait suivie... Elle était morte dans son sommeil, sans aucune raison, la veille ; et le médecin légiste qui avait autopsié ce corps superbe en transpirant comme s'il avait touché le corps de Cléopâtre, n'avait rien trouvé qui eût pu expliquer ce décès ; une autopsie blanche selon le jargon de la profession. Elle était morte comme Ophélie, en pleine jeunesse et en pleine beauté; elle allait descendre la rivière entourée des larmes d'Hamlet et d'un public avide d'histoires vécues. Au moment de l'inhumation, le cercle des proches ne comportait que des gens de cinéma : producteurs, metteurs en scène, acteurs, attachés de presse, envoyés spéciaux dont la spécialité était surtout de prendre en photo les larmes des vivants et le sourire des morts. Le cimetière se vida par petits groupes de simples promeneurs dans cette jolie petite ville où les maisons ne sont que les lotissements de la mort. Bientôt tous les journaux et les magazines évoquant le décès de Simone Vitelli se retrouveraient chez les coiffeurs et dans les salles d'attente des dentistes pour quelques mois encore; puis d'autres stars, d'autres drames les remplaceraient et la star se chiffonnera comme une poupée de papier, figée dans son sourire, au Festival de Cannes de l'année d'avant... avant...
Un trentenaire, après des années de formation et de vaines tentatives, trouve enfin un emploi auprès d'un laboratoire public. L'unique tâche qui lui est confiée étant de vérifier le matériel livré chaque matin.Ses journées se passent ainsi, dans la contemplation du vide. Pour tromper l'ennui, il déambule dans le bâtiment et ouvre le placard n° 13. Là, il trouve des dossiers stupéfiants sur les «symptomatiques», cohorte étrange où se mêlent un «hibernaute» qui a dormi 172 jours, un Pinocchio dont le doigt de bois - une prothèse - reprend chair et sang, un néo-hermaphrodite capable de se reproduire seul et quelques buveurs de pétrole et mangeurs d'acier. Mais le placard n° 13, qui accueille ces cas délirants, est surtout la boîte de Pandore du monde à venir. Les symptomatiques sont les pantins perdus qui font face à la réalité de notre monde.Peinture incisive de notre société, satire féroce, Le Placard s'inscrit dans la lignée des Temps Modernes de Chaplin. Drôle et mordant, mariant avec talent dérision, humour et tendresse, Kim Un-su donne au narrateur une distance particulière. On pensera aussi à Céline, peut-être et surtout à Voltaire et son Candide.Kim Un-su est né en 1972 à Busan, Corée du sud. Après des études de littérature coréenne à l'université Kyung Hee, il publie en 2003 son premier roman Quitter Vendredi, remarqué par la critique. En 2006 avec Le Placard il est le lauréat du prix Munhakdongne. Son dernier roman Les planificateurs a été publié en 2010.