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Le procès du rêve
Oldenbourg Zoé
GALLIMARD
11,95 €
Épuisé
EAN :9782070209644
S'il s'agit ici de souvenirs, ce n'est pas de l'autobiographie à proprement parler. C'est peut-être une méditation sur les rapports entre rêve, réalité, création romanesque et rapports humains, et sur ce qu'il y entre de vérité et de mensonge. Le personnage central est le père de l'auteur du livre. Il s'agit donc d'une confession où l'auteur s'est profondément engagé, révélant un conflit assez étrange et qui tourne au tragique. Il s'agit bien d'un procès. Le procès d'un rêveur. Le père de l'auteur, homme d'une grande capacité intellectuelle, et doué d'une imagination prodigieuse, a depuis son enfance vécu une double vie, plongé dans les fantasmes de la création de fictions, préférant les fantômes - le fantôme - de son roman, jamais terminé, à la réalité. Cela n'est pas un règlement de comptes.
L'action se situe entre 1936 et 1940. Elie Lanskoï, fils d'un petit officier de l'Armée Blanche, émigré à Paris, rencontre Stéphanie Lindberg, fille d'un réfugié politique allemand, juif converti au catholicisme et professeur. Les jeunes gens s'aiment et sont séparés dès le début par leurs différences d'origine, de traditions et de caractère - par l'intransigeance du père de la jeune fille, aussi. Ils passent leur temps à se chercher et à se fuir, se meurtrissant sans cesse l'un contre l'autre. L'approche de la guerre ne fait qu'exaspérer ce conflit. Après la défaite, Stéphanie, déchirée entre sa passion et son amour filial, renonce à Elie - prisonnier - pour obéir à la volonté de son père, déporté en Allemagne. Réveillés de la vie, qui se passe dans les milieux de réfugiés politiques, décrit le drame d'une jeunesse déracinée et désabusée, et celui des parents dans la force de l'âge, mais devenus des épaves et restés fidèles à leur passé.
Résumé : Les héros de cette histoire tendre et féroce sont des émigrés russes. Grand opéra baroque dont le théâtre est un Paris déjà perdu et les héros, des gens qui ont perdu - ce qui ne se retrouve jamais - ... mais passent plus de temps à rire qu'à se lamenter. Qu'était exactement la folle passion de Vladimir Thal pour la trop jeune Victoria, la fille de Klim ? L'extravagante odyssée du couple Vladimir-Victoria s'achemine vers sa fin cruelle et triomphale au milieu de cent autres amours, offenses, nostalgies, jalousies, haines qui s'interpénètrent et se combattent en un éternel recommencement.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.