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Les remèdes du docteur Irabu
Okuda Hideo ; Chupin Silvain
POINTS
7,40 €
Épuisé
EAN :9782757842669
Extrait À la piscine 1 Personne dans le couloir - le silence régnait au premier sous-sol de la Clinique générale Irabu. Kazuo Omori, les yeux levés vers la plaque «Service de psychiatrie», poussa un soupir. Aucun rayon de soleil ne pénétrait de l'extérieur, la lumière blafarde des tubes fluorescents lui paraissait extrêmement peu fiable et - simple impression peut-être - le fond de l'air lui semblait même frisquet. Malin, la façon dont il s'est débarrassé de moi... Voilà ce que pensait Kazuo au fond de lui. Cela faisait plusieurs jours d'affilée qu'il venait à la clinique pour se plaindre qu'il n'était pas dans son assiette, pourtant le jeune médecin généraliste qui le recevait était demeuré froid et indifférent. Hier, après la prise de sang qu'on lui avait faite, celui-ci s'était même permis une pointe d'ironie en lui suggérant de boire du Yakult. Et aujourd'hui, les radios et les examens d'urine n'ayant rien révélé d'anormal, il lui avait finalement proposé de passer à leur service de psychiatrie. «Le médecin est un homme un peu original mais, une fois habitué, vous verrez que tout se passera bien», lui avait-il assuré avec un petit sourire crispé, sans daigner le regarder dans les yeux. C'était donc ça, les cliniques, de nos jours. Aucune considération pour les patients en consultation externe. Frappant timidement à la porte, Kazuo entendit aussitôt, de l'intérieur, une voix stridente lui lancer : - Entrez, entrez donc ! On aurait dit la voix de Shigeo Nagashima, l'entraîneur des Yomiuri Giants. Kazuo ouvrit la porte et fit un pas dans le cabinet de consultation. Il leva la tête. Un médecin obèse, âgé probablement d'une quarantaine d'années, était confortablement installé dans un fauteuil. A un bureau dans un coin de la pièce, une jeune infirmière aux cheveux teints en châtain lisait un magazine et ne lui adressa pas un regard. -Je vous en prie, je vous en prie, dit le médecin, un large sourire aux lèvres, en lui désignant un siège. Kazuo s'assit sur le tabouret et jeta un coup d'oeil au badge sur sa poitrine. «Ichirô Irabu, docteur en médecine», lut-il. L'héritier de cette clinique, peut-être. - Vous voulez un café ? - Pardon ? - Un café. Enfin, c'est de l'instantané. Hé, ma petite Mayumi ! Deux cafés ! Irabu passa la commande sans attendre la réponse. L'infirmière - la petite Mayumi en question - se leva en silence et, d'un air mécontent, sortit de la pièce en faisant claquer ses sandales. - J'ai regardé votre dossier, dit Irabu d'un air ravi. C'est psychosomatique. - Pardon ? - Une maladie psychique. Un cas typique. (...) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Kabukichô, Tôkyô, Japon. Quartier des plaisirs tokyoïte et fief des yakuzas. C'est aussi le foyer d'adoption de Junpei Sakamoto, 21 ans, jeune homme fringant et débrouillard, et nouvelle recrue du clan mafieux Hayata. En dépit de sa relative inexpérience, Junpei se voit confier une mission, une vraie, par ordre direct du chef : éliminer un membre important d'une faction rivale, le clan Isoe. Avec trois jours devant lui pour abattre sa cible, le jeune yakuza décide de profiter de ses dernières heures dans les rues de Kabukichô, où il s'adonne à tous les plaisirs et croise voyous, drag queens, hôtesses de bar et autres gigolos, policiers, et même un ancien professeur d'université... Sans oublier Kana, une jeune femme qui a vite fait de s'enticher de Junpei. Ivre d'alcool et de cette liberté inattendue, Junpei voit défiler au fil du temps suspendu les fragments de son passé. Le lundi venu, Junpei, encore embrumé, se rend sur le lieu de la confrontation et se voit confronté à un terrible dilemme. Ira-t-il au bout de sa dangereuse mission ? Traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon.
Résumé : "On en rit, ou on en sourit. On en redemande". Le Monde Psychiatre obèse et jovial, le docteur Irabu roule en Porsche caca d'oie. Avec son infirmière exhibitionniste, il soigne les obsédés du texto, les paranoïaques et les divorcés en colère. Très impliqué dans la vie de ses patients, il prodigue piqûres et remèdes loufoques. Contre une crise de foie, la natation. Contre les troubles de l'érection, un parc d'attractions. Et si la folie guérissait la folie ? Auteur de plusieurs romans à succès, salué par la critique japonaise, Hideo Okuda a été récompensé par de multiples prix (prix Naoki, prix Shibata Renzaburô, 2e Grand Prix des libraires, prix Yoshikawa Eiji). Il a notamment signé la très remarquée trilogie du docteur Irabu (Points). Traduit du japonais par Silvain Chupin
Né en 1959 à Gifu, Hideo Okuda publie son premier roman en 1997. Il est l'auteur d'une oeuvre riche et variée, plusieurs fois primée, dont les éditions Wombat s'attacheront à faire connaître les multiples facettes. Premier tome, paru en 2002, d'une série qui en compte trois à ce jour, et dont le deuxième a obtenu le prix Naoki en 2004, Les Remèdes du docteur Irabu connaît un grand succès de librairie au Japon, avec plus d'un million d'exemplaires vendus. Traduit dans plusieurs langues, notamment en anglais et en allemand, il a été adapté au cinéma, à la télévision et en manga.
Résumé : Hiroshi s'adonne à d'acrobatiques séances de masturbation en espionnant les ébats de son voisin. Kurino, apprenti rabatteur, débauche des femmes dans la rue pour des clubs très spéciaux. Quadragénaire, Yoshie se lance dans le porno pour tromper son ennui. Des antihéros marginaux et frustrés pour qui le sexe est un remède à la solitude. Dans le Tôkyô interlope, leurs destins s'entrecroisent...
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
Résumé : Les légendes et récits traditionnels de l'Iran antique racontent les combats entre le Bien et le Mal, les victoires des dieux, tel Mithra, le dieu du soleil, les exploits des héros et des créatures surnaturelles, comme le Simourgh, l'oiseau magique, les méfaits des démons. Une grande partie de ce que nous savons du passé préislamique de l'Iran vient du livre saint de la religion Zoroastre et aux récits évoquant Ahura Mazda, le Seigneur Sage, l'Avesta intègre aussi des mythes païens, le Livre des rois, splendide épopée en vers achevée vers 1010 après J.C. par le poète Firdousi qui chante en particulier le héros Rustam. L'auteur s'appuie sur toutes ses sources pour réécrire à l'intention du lecteur moderne ces légendes captivantes de l'Iran antique, qui ont inspiré pendant des siècles l'art de la miniature sur manuscrit.
Schrödinger Erwin ; Keffler Léon ; Danchin Antoine
Qu'est-ce que la vie ? "Quand j'étais jeune étudiant en mathématiques, au début des années cinquante, je ne lisais pas beaucoup, mais ce que je lisais - quand j'arrivais à finir le livre - était souvent d'Erwin Schrödinger. J'ai toujours été fasciné par son style, par la façon dont il transmettait l'excitation de la découverte et ouvrait des perspectives vers une compréhension vraiment nouvelle du monde dans lequel nous vivons. Aucun de ses livres ne possède ces qualités davantage que son célèbre Qu'est-ce que la vie ? - qui, je le sais aujourd'hui, compte parmi les écrits scientifiques les plus importants de ce siècle."
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Un vieil écrivain, Shunsuké, est fasciné par la beauté exceptionnelle de Yüichi, un jeune homosexuel. Shunsuké, dont l'oeuvre est connue, mais déjà achevée, a consacré toute sa vie à l'esprit et à la création. En Yüichi, c'est la liberté du corps, l'esthétique réduite à sa pure apparence physique et à la jouissance immédiate, que le romancier découvre. Yüichi, conscient de sa sexualité, hésite à épouser Yasuko, dont l'écrivain est amoureux. Il se confie au vieillard qui, au terme d'un pacte diabolique, l'incite à se marier. Shunsuké pourra dès lors manipuler le jeune homme comme une marionnette, comme un personnage incarné d'un roman qu'il n'écrira jamais. Sa misogynie déclarée, sa rancoeur à l'égard des femmes qui l'ont fait souffrir durant toute sa vie trouvent ainsi un cruel assouvissement. Mais c'est compter sans l'intervention d'autres manipulateurs et surtout croire qu'il peut lui-même échapper à la séduction de Yüichi. Rédigé entre 1950 et 1953, Les amours interdites décrit avec audace et sincérité l'univers homosexuel du Tôkyô d'après-guerre. Mais c'est surtout le roman où Mishima entreprend d'exposer sans fard sa conception de la sexualité, des rapports familiaux et sociaux, et ses théories esthétiques et philosophiques. A propos des Amours interdites, l'auteur devait écrire : "J'ai formé le projet insolent de transformer mon tempérament en un roman et d'ensevelir le premier dans le second."
La jeune veuve Etsuko est amoureuse d'un domestique de la maison de son beau-père Yakichi, chez qui elle vit. Ses beaux-frères, belles-s?urs et leurs enfants vivent sous le toit de l'ancêtre, qui est devenu l'amant d'Etsuko.Une nuit, Etsuko donne rendrez-vous au garçon qu'elle désire. Comprenant enfin ce qu'elle veut, il se jette sur elle. Elle perd connaissance. Quand elle revient à elle, il s'enfuit. Elle le poursuit, le rattrape, le frappe d'un coup de houe et le tue - Yakichi était là.Roman d'une grande force sournoise, obscure et nerveuse, cette ?uvre est une peinture d'une passion bridée par un milieu, mais qui finit par tout consumer.
Kazu, propriétaire d'un grand restaurant de Tokyo, a gardé, malgré la cinquantaine, une grande beauté. Sa clientèle se compose des personnalités les plus variées. A l'occasion d'un banquet, Kazu fait la connaissance d'un ancien ministre, Noguchi. Elle, qui se croyait à l'abri des aventures amoureuses, finit par l'épouser. Mais, entre l'intellectuel idéaliste et la femme d'affaires, pratique et indépendante, la vie conjugale va faire apparaître d'insolubles conflits.
Dans le «bric-à-brac» de la société japonaise des années 60, les fantômes des ci-devant aristocrates hésitent encore à danser avec les premiers parvenus du miracle économique. Les rues sont pleines de jeunes filles qui n'en sont plus, de petits jeunes gens détestables dévorés de paresseuses ambitions... Comment vivre, lorsque - comme le diamant de trois carats que l'on porte au doigts, lorsque - on a été taillée dans une autre époque ? La chair, soudain révélée, pourrait-elle faire disparaître ce désert que l'héroïne du roman voit s'étendre aux confins de sa brillante réussite sociale ?.