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L'acteur invisible. 2e édition
Oida Yoshi
ACTES SUD
19,00 €
Épuisé
EAN :9782742778904
A lire le titre du livre écrit par le grand maître de nô Zeami, La Tradition secrète du nô, l'esprit occidental évoque instantanément un Orient filtré par le brouillard glauque d'une fumerie d'opium. En réalité, les secrets comme les mystères sont seulement flous et romantiques lorsqu'ils demeurent inexplorés. Dans ce livre singulier, Yoshi Oida montre que les mystères et les secrets du jeu de l'acteur sont inséparables d'une science très précise, concrète et détaillée, acquise dans le feu de l'expérience. Fait typique, il transmet ces enseignements essentiels avec tant de légèreté et de grâce qu'ils demeurent invisibles. Tout semble si simple. Mais voilà le problème. A l'Est comme à l'Ouest, rien n'est simple." PETER BROOK. Biographie de l'auteur Yoshi Oida fut formé en tant qu'acteur aux techniques corporelles et spirituelles du Japon. Mais, à partir de 1968, sa carrière s'accomplit dans l'intimité de Peter Brook: il participa à ses voyages de recherches et joua dans la plupart des spectacles présentés aux Bouffes du Nord. Il est l'auteur de L'Acteur flottant auquel succède L'Acteur invisible, véritable condensé de l'expérience concrète de Yoshi Oida. Un guide de combat avec soi au nom d'un idéal de jeu aux vertus anonymes. De l'art de disparaître dans l'exercice de sa pratique.
Résumé : " L'Acteur flottant est un document remarquable dans l'analyse vivante et originale qu'il propose de la pratique d'un acteur en qui se rencontrent culture orientale et culture occidentale. J'ai été heureux d'y retrouver tant d'expériences que Yoshi et moi avons partagées au fil des ans. " Peter Brook
Oida Yoshi ; Marshall Lorna ; Latour-Burney Valéri
Yoshi Oida pose les questions essentielles: qui suis-je? Comment vivre et jouer? Comment partir? Il évoque des contes orientaux, cite des conseils des vieux maîtres, rappelle les remarques de Peter Brook, dont il reste le plus proche collaborateur. De cette expérience d'acteur singulier, Yoshi Oida part pour réfléchir sur son art qui réclame entraînement et vision de son corps, éthique de vie autant qu'éthique professionnelle. Voici le livre d'un acteur lucide et expert, qui dispense les conclusions ultimes, résultat d'une vie vécue entre Orient et Occident, entre le désir de maîtrise et celui de plaire. Au-delà des exercices et des ruses, des commentaires sur les masques et les fantômes, des principes de jeu et des pièges à éviter, disséminés avec légèreté à travers ces pages, Yoshi Oida clôt dignement la biographie d'un être qui n'a pas connu l'égarement et a su faire du théâtre un lieu de l'accomplissement. En ce sens, il est unique." Georges Banu. Biographie de l'auteur Né en 1934, Yoshi Oida débute sa formation au kyogen (forme comique du théâtre japonais traditionnel) en 1946 Il rencontre Peter Brook en 1968 et rejoint dès 1970 le Centre international de recherches théâtrales (CIRT) créé et dirigé par le metteur en scène anglais. Il est de toutes les aventures, de tous les voyages, de toutes les créations mémorables du Centre. Yoshi Oida est aussi metteur en scène depuis 1975. Il vit à Paris.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Machiavel Nicolas ; Stoppelli Pasquale ; Larivaill
Oh, j'ai de belles choses à vous raconter! Ma femme était au lit, dans le noir... Je suis arrivé en haut avec ce garnement, et, pour être sûr de ne pas acheter chat en poche, je l'ai emmené dans un réduit que j'ai au-dessus de la salle, où brûlait un lumignon vacillant qui jetait une faible lueur, de sorte qu'il ne pouvait pas voir ma figure... Je l'ai fait déshabiller; il rechignait; alors, j'ai commencé à lui aboyer après comme un chien, après quoi le temps lui durait d'avoir ôté ses habits, et finalement il s'est retrouvé tout nu. De figure, il est laid. Il avait un nez horrible, une bouche tordue... mais tu n'as jamais vu des chairs plus belles: c'est blanc, doux, moelleux... Quant au reste, ne m'en parle pas... Puisque j'avais mis la main à la pâte, j'ai voulu tâter jusqu'au fond du pétrin; après ça, j'ai voulu voir s'il était sain: s'il avait eu des pustules de mal français, tu imagines dans quels draps je me serais trouvé? Ce que tu dis, c'est facile à dire!... Après avoir vu qu'il était sain, je l'ai traîné derrière mon dos et, dans le noir, emmené dans la chambre et mis au lit; et, avant de m'en aller, j'ai voulu tâter de la main comment se présentait la chose, car je n'ai pas l'habitude de prendre des vessies pour des lanternes. (La Mandragore, Acte V, scène II)
Résumé : " Toute la symbolique de La Tragédie d'Othello le Maure de Venise se trouve condensée dans ce titre, qui, d'emblée, dit le tragique et ses modalités : l'exil et la rupture, l'altérité, et la présence, au coeur des relations entre les protagonistes, d'une irréductible obscurité. Le titre pose aussi l'antinomie autour de laquelle s'articule la dramaturgie tragique : l'opposition entre l'ombre, dont le Maure est la représentation métonymique, et la lumière, associée aux splendeurs vénitiennes. D'abord concentrées dans le personnage de l'étranger, propagées par les machinations obscures d'Iago, les ténèbres envahissent progressivement l'univers dramatique, jusqu'à la nuit du drame ". Léone Teyssandier. Une édition bilingue d'Othello avec une introduction et une traduction de Léone Teyssandier inédites en poche et saluées par Pierre Assouline.
Résumé : Trois femmes se croisent, se rencontrent, s'interpellent au pied d'une statue de la Vierge. Une amoureuse, une jeune mère, une clocharde. Elles livrent leurs souvenirs d'enfance, leurs colères, leurs folies. Enfant, la jeune mère s'est jurée qu'elle deviendrait Marie, quand elle serait grande. Et la voilà enceinte, sans bien comprendre comment, émerveillée d'avoir si bien réussi. Mais lorsque la naissance de son fils la plonge dans les affres de la maternité, la jeune femme revient de nuit pour confier son bébé à la statue. Comment lui faire entendre qu'elle deviendra une mère acceptable en acceptant de n'être que ce qu'elle est ? C'est avec les illusions, les rêves avortés et le réel décapant que les trois femmes jonglent au pied d'une Marie mutique. Mais si leurs paroles sans concession finissaient par redonner figure humaine à cette écrasante icône ? Un texte plein d'humour et de sagesse qui fait la part belle aux solidarités féminines, où lucidité et tendresse redonnent le courage d'exister.
Le théâtre de Harold Pinter découvre un univers singulier, à la fois comique et terrifiant, fait de sous-entendus, de mal-entendus et de pas-entendus du tout. On y voit, comme à travers un microscope, des personnages qui végètent confusément, dont on ne sait presque rien et qui sont soudain - le temps de la pièce - agressés, violés et réduits à un autre néant. On y parle un dialogue quotidien, savoureusement banal, d'une économie précise et pourtant sibylline, qui débouche sur un impitoyable affrontement dans lequel les mots sont des armes mortelles. On prêche le faux pour savoir un vrai qui est encore plus faussé. Les questions que l'on pose ne sont pas celles qu'on a en tête, et la réponse, ou le refus de répondre, ne fait qu'accroître le gouffre d'incompréhension. La pudeur se fait violence, le sourire menace, le désir impuissance, la victoire défaite. Le choix des oeuvres qui composent ce recueil montre bien le parcours accompli par Pinter. Les premières oeuvres (Une petite douleur, Le monte-plats) appartiennent à ce qu'on a appelé le théâtre de la menace : un micro-univers calfeutré, apparemment serein, qui est ravagé par un envahisseur mal défini, tout ensemble jovial et terrifiant. Les oeuvres plus récentes (Paysage, No man's land) ajoutent un nouvel élément : la mémoire. Les souvenirs avec lesquels on jongle, ceux que l'on retrouve ou que l'on modifie ou que l'on invente, ceux qu'on vole à autrui, ceux qu'on mélange délibérément et qui se télescopent et se contredisent, jusqu'à l'effondrement du ou des jongleurs. Et le rire s'étrangle, ripe comme un saphir sur un disque usé, et se change en cri d'agonie.