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Oeuvres completes - tome 5 - poesie
Morel De sarcus c.
ORIZONS
17,00 €
Épuisé
EAN :9791030905335
Une vie d'écriture, un désir de parcourir tous les genres : "polar" littéraire, narration autobiographique, sujets interdits, textes estampillés "politiquement incorrect" - par son souffle et son style mémorables, par sa langue, farouche et indépendante, par son esprit d'homme libre, résistant et sensible, Christian Morel de Sarcus a publié de nombreux ouvrages que nous avons voulu réunir en cinq volumes, trois pour sa prose, le quatrième pour son théâtre et le dernier, consacré à sa poésie. Ainsi offerte, dans sa diversité, l'oeuvre de Christian Morel de Sarcus permettra à ses lecteurs anciens de la retrouver dans sa totalité, et à ceux qui ne le connaissent pas ou peu, de pénétrer dans l'ensemble altier d'un séducteur érudit pour qui la littérature est d'abord une manière d'être. Nous réunissons, dans ce quintette, la totalité des textes qui ont été publiés chez divers éditeurs et les trois volumes qui ont été édités chez Orizons.
Vichy, en un bel été. C'est l'apothéose de la Révolution nationale. Emportée par le mouvement, Marthe — amie intime de la Maréchale Pétain —, flanquée de sa fille et de son gendre, promis à devenir ministre du nouveau régime, rumine une vengeance secrète. "Judith" de 1940, indétectable, elle s'apprête à frapper. Osera-t-elle tout dire ? Et perturber, inconvenante, au coeur même de son théâtre, la comédie de Vichy ?
Judith 1940 : Quand la vengeresse est une grande bourgeoise amie des Pétain et Holopherne, un futur ministre du régime. Donner le fer. A Vichy-Etat. La Place du pauvre : Un soir de Noël. Un couple attend des amis à dîner, qui n'arrivent pas. Mais l'invitée par charité, elle, sonne à la porte. Oran, ciel clair : Le jour de l'indépendance de l'Algérie, un garagiste et sa fille veulent voir le basculement d'un monde. Le théâtre et la vie, enjeux imprévisibles.
Elle ne peut plus rêver, mon impossible amour, mon père, m'a laissée. Je dois apprendre à désirer le métier d'actrice que j'ai choisi contre le désir impérialiste d'un père qui voulait que son enfant préféré choisisse la même vie de la recherche scientifique que lui. Mais la recherche, et je l'ai toujours revendiqué, je l'ai pratiquée et continue de la pratiquer, dans mon métier d'actrice. Quand je lui ai annoncé, très jeune, mon souhait, après qu'il m'ait entraînée dans la salle d'opération pour une amputation de jambe idéal pour être dégoûtée à jamais de la profession de chirurgien il m'a asséné : "C'est un métier de perroquet, ce n'est pas un métier créateur, tu répètes les mots des autres et si tu fais du théâtre, c'est parce que tu n'es pas capable de faire autre chose".
Les carnets de l'inspecteur Krebs - alias "noeud pap" - dépressif, sexuellement flou, perdu et tenace. Neuf histoires, hors du commun, à savourer à pleins sens. A Marseille, à Paris, en mer, sous terre. La littérature s'empare brutalement du "polar" , plongeant dans les tréfonds de l'homme. Coupable ? Innocent ? Il faut bien que Justice passe, même en promenade.
Une journée à Beyrouth. Au lendemain de l'assassinat d'un chef politique, une manifestation géante occupe les esprits. En marge de la foule, spectateur indifférent, acteur malgré lui un jeune homme sans nom, cigarette au bec et bières à la chaîne, dont la volonté est de ne rien entreprendre, parcourt la ville par ennui, suit une ancienne maîtresse, assiste à une bagarre, se rend à une soirée, écoute avec plus ou moins d'indifférence le récit des histoires qui se font et se défont. Dans ce premier roman, Toufic El-Khoury dit l'ennui du monde avec une remarquable économie de moyens. La force du livre tient à sa concision et à sa sobriété.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...