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Une famille en voie de guérison
Oé Kenzaburô
GALLIMARD
16,50 €
Épuisé
EAN :9782070748228
La naissance, en 1963, de son fils handicapé, Hikari, a bouleversé l'existence personnelle et familiale de Kenzaburô Ôé, et son rapport au monde. Lui-même traversait alors ce qu'il appelle une " crise de maturité ", et l'obligation de s'occuper d'un enfant retardé mental, la décision de le traiter en être humain à part entière dont on observe et encourage la richesse intérieure ont donné une nouvelle impulsion à ses réflexions sur la société et à sa pratique littéraire. Une famille en voie de guérison est la chronique intime et émouvante d'une victoire remportée sur ce qui, ressenti à l'origine comme une triste fatalité, est devenu une source généreuse de force, de sagesse et de dignité. Entouré des soins, de l'amour et de la compréhension inlassables de ses parents, Hikari a pu épanouir sa touchante personnalité, développer ses talents musicaux et devenir enfin un compositeur estimé, joué et enregistré.
Résumé : Deux drames marquent ces quatre nouvelles : la guerre - Kenzaburô Ôé avait dix ans en 1945 -, et la naissance, en 1964, de son fils anormal qui lui a révélé le véritable chemin de la vie. Si les récits de Kenzaburô Ôé ne sont jamais totalement autobiographiques, tous en revanche prennent naissance dans son expérience personnelle. Dans Gibier d'élevage, l'auteur décrit l'impact sur les esprits, dans un village montagnard, de la présence d'un prisonnier noir américain. Dans Dites-nous comment survivre à notre folie, nous sont contés les efforts d'un père pour nouer avec son fils handicapé mental des relations aussi étroites et fines que possible. La dernière nouvelle est l'un des textes les plus déconcertants et les plus complexes de ce romancier qui fut couronné par le prix Nobel en 1994.
Résumé : Deux frères, Mitsu et Taka, regagnent le village dont leur famille est originaire, au sud-ouest du Japon, et voient, chacun à sa manière, se détruire et se reconstruire un univers psychique et social, foisonnant et mythique, à travers lequel on peut lire un siècle d'histoire japonaise. Mitsu, le narrateur, semble devoir expier deux fautes : la naissance de son fils anormal et le suicide de son meilleur ami. Les deux drames sont à la fois déchirants et grotesques, occasion d'une mise en scène caricaturale et d'une introspection. Taka, lui, est le véritable protagoniste de ce Jeu du siècle. De retour des Etats-Unis, il retrouve volontairement et inconsciemment les circonstances réelles et symboliques dans lesquelles, un siècle plus tôt, eut lieu, dans le même village, toute une série de révoltes paysannes.
Deux frères, Mitsu et Taka, regagnent le village dont leur famille est originaire, au sud-ouest du Japon, et voient, chacun à sa manière, se détruire et se reconstruire un univers psychique et social, foisonnant et mythique, à travers lequel on peut lire un siècle d'histoire japonaise. Mitsu, le narrateur, semble devoir expier deux fautes : la naissance de son fils anormal et le suicide de son meilleur ami. Les deux drames sont à la fois déchirants et grotesques, occasion d'une mise en scène caricaturale et d'une introspection. Taka, lui, est le véritable protagoniste de ce Jeu du siècle. De retour des Etats-Unis, il retrouve volontairement et inconsciemment les circonstances réelles et symboliques dans lesquelles, un siècle plus tôt, eut lieu, dans le même village, toute une série de révoltes paysannes.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.