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Notes d'Okinawa
Oé Kenzaburô ; Quentin Corinne
PICQUIER
20,50 €
Épuisé
EAN :9782809714272
Dans les années 1960, Oe Kenzaburô fait plusieurs séjours sur l'île d'Okinawa, noue des liens particuliers avec ses habitants. Ce carnet de voyage est le miroir de son désarroi moral face aux traumatismes subis par cette île. C'est aussi une critique implacable de la domination coloniale du Japon de la métropole envers ces territoires excentrés.Annexée par le Japon à la fin du XIXe siècle, l'île d'Okinawa a été le théâtre de la dernière et la plus sanglante bataille de la deuxième guerre mondiale, qui a décimé plus d'un quart de la population, avant d'être placée sous administration américaine, qui y établit des bases abritant des armes atomiques et biologiques.Oe Kenzaburô, dans ce texte âpre, lyrique et désolé, est une voix sans concession, portée par les rencontres et les amitiés scellées avec les habitants de l'île, dont il détaille l'oppression et suit les combats de près.Et lorsqu'il examine les notions de paix, de démocratie, s'interroge sur ce que signifient la colère, l'empathie et le pardon, il parle à chacun de nous de questions qui nous touchent de près et pour lesquelles nous avons besoin de réponses essentielles.4e de couverture : Dans les années 1960, Oe Kenzaburô fait plusieurs séjours sur l'île d'Okinawa, noue des liens particuliers avec ses habitants. Ce carnet de voyage est le miroir de son désarroi moral face aux traumatismes subis par cette île. C'est aussi une critique implacable de la domination coloniale du Japon de la métropole envers ces territoires excentrés.Annexée par le Japon à la fin du XIXe siècle, l'île d'Okinawa a été le théâtre de la dernière et la plus sanglante bataille de la deuxième guerre mondiale, qui a décimé plus d'un quart de la population, avant d'être placée sous administration américaine, qui y établit des bases abritant des armes atomiques et biologiques.Oe Kenzaburô, dans ce texte âpre, lyrique et désolé, est une voix sans concession, portée par les rencontres et les amitiés scellées avec les habitants de l'île, dont il détaille l'oppression et suit les combats de près.Et lorsqu'il examine les notions de paix, de démocratie, s'interroge sur ce que signifient la colère, l'empathie et le pardon, il parle à chacun de nous de questions qui nous touchent de près et pour lesquelles nous avons besoin de réponses essentielles.
Résumé : Dans ce nouvel ouvrage, plus proche de l'autobiographie que du roman, Kenzaburô Oé emprunte à sa propre vie, à sa famille, à son village natal, à son passé sentimental, littéraire et politique, de nombreux éléments, toutefois transfigurés par son art de conteur. Il s'interroge sur la relation passionnée et tourmentée qui l'a uni à un homme mystérieux, à la fois maître et démon, qu'il surnomme Frère-Gii. Frère-Gii, ce fut d'abord l'aîné qui, chaque après-midi d'un été désormais lointain, lui apprit à réfléchir, à lire, à découvrir la poésie anglaise. Ce fut le critique impitoyable de chacune des publications d'Oé. Ce fut aussi celui qui vécut de l'autre côté, en prison, purgeant une peine pour un crime que peut-être il ne commit jamais. Ce fut enfin l'initiateur d'un projet de rénovation de la vallée. Mais le roman révèle davantage : grand connaisseur de Dante, Frère-Gii conduit l'auteur à lire tout destin humain comme la traversée d'un miroir, à la recherche d'un autre monde. Une interprétation originale de La Divine Comédie parcourt, en effet, tout le récit dont chaque épisode, pourtant lié à l'histoire personnelle de l'auteur et à l'histoire politique du Japon, a son équivalent dans le cheminement de Dante et de Virgile. Oé va et vient entre sa propre expérience (qui nous entraîne jusqu'au Mexique) et les visions de son guide sévère, insaisissable et toujours présent.
Monsieur K., invité comme écrivain en résidence, part avec sa femme en Californie. Ils laissent au Japon leurs trois enfants: Mâ, étudiante en littérature française, son frère cadet Ô, qui prépare ses examens d'entrée à l'Université, et leur aîné, Eoyore, gigantesque handicapé mental, fragile, imprévisible, cependant compositeur de musique.Le roman est la chronique, rapportée par Mâ, de toute la vie de cette famille, essentiellement centrée autour de ses liens avec Eoyore. Mais c'est surtout la chronique des jours passés en l'absence des parents, depuis l'événement les plus anodin jusqu'au drame, en passant par la découverte initiatique du "regard des autres" posé sur Eoyore.
Le présent ouvrage rassemble quatre textes du grand romancier japonais, lauréat du prix Nobel en 1994: outre le discours prononce à l'occasion de la remise du prix, il s'agit de trois conférences sur la culture japonaise, la littérature contemporaine et le problème politique de la prise de position des écrivains japonais depuis la Seconde Guerre mondiale.Qu'il retrace sa propre carrière d'écrivain en remontant jusqu'à son enfance "au milieu de la forêt", loin de Tokyo, qu'il revienne sur l'histoire récente du Japon en évoquant à la fois l'importance de la philosophie zen et l'attirance du modèle occidental, ou qu'il parle de l'ambiguïté politique du Japon, entre son passé militariste et Hiroshima, Ôé le fait toujours avec une honnêteté intellectuelle et une intelligence rares. De larges développements sont également consacrés aux auteurs qui l'ont influencé tout au long de sa vie.L'ensemble permettra au lecteur français de comprendre la place qu'occupe Ôé dans le paysage actuel de la littérature et de la société japonaises, et de mieux appréhender l'originalité de son ?uvre et de son style.
En pleine guerre, un avion américain s'écrase dans les montagnes japonaises. Le rescapé est aussitôt fait prisonnier par les villageois. Or il est noir... Aux yeux du jeune enfant naïf et émerveillé qui raconte cet épisode, sa nationalité, sa race, sa langue n'en font pas un étranger on un ennemi, mais une simple bête dont il faut s'occuper. Un extraordinaire récit classique, une parabole qui dénonce la folie et la bêtise humaines.
Ce livre, devenu aujourd?hui un classique, est une encyclopédie illustrée sur les moeurs et coutumes dans la Chine traditionnelle. Jeux, vêtements, nourriture, fêtes, religion, musique, écriture, organisation familiale et sociale, calendrier... Une infinie variété de sujets sont abordés, en trente-six chapitres qui peuvent se lire séparément et dont l?intérêt réside autant dans la facilité de lecture que dans l?extraordinaire richesse d?informations. Ce livre, illustré de gravures tirées d?anciennes encyclopédies chinoises ou de livres rares du XIXe siècle, se veut un panorama très large de la culture chinoise, à l?usage d?un vaste public, et devrait passionner tous ceux qui s?intéressent à la Chine.
Il paraît que Tokyo est la plus belle des villes moches du monde. Plus qu'un guide, voici un livre d'aventures au coeur des quartiers de Tokyo. Pendant ces six mois passés à tenter de comprendre un peu ce qui m'entourait, je suis resté malgré tout un touriste. Avec cette impression persistante d'essayer de rattraper tout ce que je ne sais pas et cette manie de coller des étiquettes de fruits partout, parce que je ne comprends pas ce qui est écrit dessus. A mon retour en France, on m'a demandé si c'était bien, la Chine. Ce à quoi j'ai répondu que les Japonais, en tout cas, y étaient très accueillants."
Résumé : Le pavillon de Nosaka à Tôkyô est plein de chats, l'un blotti sur son dernier manuscrit, l'autre amateur de saké, cohabitant avec les chiens, les oiseaux ainsi que les énormes crapauds du jardin. Et l'humain écrivain observe d'un regard aigu tous ces êtres familiers, commente, se confie, philosophe, car sa fréquentation des chats lui délivre moult enseignements sur l'existence, le rapport à la nourriture ou à la mort. Ses chroniques au jour le jour, souvent égayées par un sourire facétieux, se font aussi graves pour évoquer les souvenirs de chats hantant avec nonchalance les décombres de la guerre ou du tremblement de terre de Kôbe, énigmes de sérénité.
Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain".
Errer sans but sur le grand continent du hasard est une autre possibilité qui nous est laissée.Après Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973, publié chez Belfond, La Course au mouton sauvage clôt la fameuse " trilogie du Rat ".La redécouverte événement de l'un des chefs-d'?uvre du maître de la littérature japonaise !
Tarô, artiste sourd-muet et métis, vient de perdre subitement sa mère. Une jeune fille venue lui présenter ses condoléances suscite en lui un trouble profond, comme un amour naissant, comme un précieux souvenir.Notes Biographiques : Née au Japon, Aki Shimazaki vit à Montréal depuis 1991. Toute son oeuvre est disponible chez Actes Sud, notamment ses trois pentalogies : Le Poids des secrets, Au coeur du Yamato et L'Ombre du chardon.
La Mer de la fertilité, testament littéraire de Mishima, réunit quatre romans qui couvrent l'histoire du Japon de 1912 à 1970, sur quatre générations: Neige de printemps; Chevaux échappés; Le temple de l'aube; L'ange en décomposition. "Et pouvez-vous dire avec certitude que, tous les deux, nous nous sommes déjà rencontrés? - Je suis venu ici il y a soixante ans. - La mémoire est comme un miroir fantôme. Il arrive qu'elle montre des choses trop lointaines pour qu'on les voie, et elle les montre parfois comme si elles étaient présentes. - Mais si, dès le commencement, il n'y avait pas Kiyoaki..." Honda tâtonnait à travers un brouillard. Cet entretien ici, avec l'abbesse, semblait à moitié un rêve. Il parlait à haute voix, comme pour recouvrer le moi qui s'éloignait comme les traces d'une haleine à la surface d'un plateau de laque. "S'il n'y avait pas Kiyoaki, il n'y a pas eu non plus Isao. Il n'y eut pas Ying Chan, et - qui sait - peut-être n'y a-t-il pas eu moi." Pour la première fois, il y avait de la force dans les yeux de l'abbesse. "Cela aussi est tel que dans le coeur de chacun." (Yukio Mishima, L'Ange en décomposition, chap. 30) Le 25 novembre 1970, quelques heures après avoir signé et daté à l'intention de son éditeur L'Ange en décomposition, dernier volume de sa tétralogie, Mishima se donnait publiquement la mort, selon le rituel des samouraïs.
Résumé : Atsuko est heureuse dans la petite ferme biologique dont elle a longtemps rêvé. Ses affaires vont bien, il lui faudra bientôt embaucher de l'aide. Quand son mari a accepté de quitter la ville pour partager avec sa famille cette vie à la campagne qui ne lui ressemble pas, elle a su reconnaître les sacrifices qu'il lui en coûtait. Mais une amie qui resurgit du passé la confronte elle aussi à des choix : Atsuko va devoir débroussailler son existence et ses désirs, aussi emmêlés qu'un bosquet de bambous non entretenu.