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Césariennes. Questions, effets, enjeux
Odent Michel
HETRE MYRIADIS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782490050437
Aujourd'hui, dans certains pays, la césarienne est devenue le mode de naissance majoritaire. Mais est-ce sans incidence sur l'enfant, la mère et plus largement la société, voire l'humanité? Dans cet ouvrage réactualisé, Michel Odent fait le point sur cette pratique en abordant les questions médicales, sociales et éthiques. Il met en évidence les conséquences directes sur l'enfant (immunité, autisme, déficit d'ocytocine, dépendances...), sur la mère (rôle de l'hormone ocytocine et du néocortex, allaitement, estime de soi...) et par répercussion sur l'humanité (nécessité de "penser à long terme", avenir de l'amour...). Il décrit les trois types de césarienne et leur pratique, il donne des conseils pour s'y préparer et des recommandations sur la période périnatale, il rappelle les besoins naturels d'une femme qui accouche, il évoque les idées reçues sur ce type de naissance. Puis, il ouvre plus largement le débat sur l'avenir de nos sociétés au regard du domaine fondamental de la naissance.
Le Fermier et l'Accoucheur fut initialement publié en 2004, avec l'objectif de comprendre le concept d'industrialisation à propos, en particulier, de la naissance des bébés humains. L'analogie entre obstétrique et "farming" avait permis de préciser que le processus d'industrialisation implique avant tout centralisation et standardisation. En 2017, nous n'avons guère besoin de données statistiques sophistiquées pour affirmer que, partout dans le monde, les tendances observées en 2004 se sont précisées de façon spectaculaire. Les sages-femmes et obstétriciens sont éduqués de façon à respecter des protocoles de plus en plus standardisés. C'est dans un tel contexte qu'a émergé soudain "la révolution microbiome", conséquence soudaine d'avancées technologiques qui n'avaient guère été anticipées. On commence aujourd'hui à percevoir la très grande importance du microbiote, ainsi que l'écrit l'auteur dans son introduction à cette réédition.
Comment se développe le respect pour la Terre-Mère ? " C'est la question que Michel Odent pose dans cet ouvrage qui, quarante ans après sa première publication, à l'heure de la prise de conscience mondiale de l'urgence climatique et écologique, demeure d'une modernité saisissante. L'obstétricien visionnaire développe sa réflexion écologiste à partir de l'obstétrique et des conditions de naissance des petits humains. Selon Odent, l'être humain créatif a besoin de garder un contact avec ses racines animales et "mammaliennes". Or l'obstétrique se technologise, modifiant les conditions de naissance dans un sens qui éloigne l'humain de ses racines, de la vie. La révolution écologique nécessaire à notre survie va de pair avec l'avènement d'un homme nouveau, post-technologique. L'homme écologique a conscience de l'importance des premières expériences du nouveau-né pour l'avenir de l'individu et des sociétés. Michel Odent propose une nouvelle obstétrique écologique qu'il appelle "éco-obstérique", qui respecte les besoins physiologiques de la mère et du bébé à la naissance. Dans ce modèle de naissance, les maternités seraient "conviviales", l'intimité de l'événement "naissance", assimilable à une expérience sexuelle, serait préservée et un soin particulier serait apporté à l'accueil du nouveau-né. Odent nous aide à comprendre que la conscience écologique doit s'appliquer à tous les aspects de la vie humaine, et ce, dès son commencement.
Comment se développe la capacité d'aimer? Quels sont les liens entre les différentes facettes de l'amour (amour maternel, amour de son partenaire, amour de la vie et des autres). Quel est le rôle de l'attachement mère-bébé dans la genèse de la capacité d'aimer? Pourquoi toutes les cultures perturbent-elles le premier contact naturel entre la mère et l'enfant? Pourquoi y a-t-il un avantage à développer dès la naissance le potentiel humain d'agressivité au lieu de la capacité d'aimer? L'amour a toujours été le domaine des poètes, des romanciers et des philosophes. À la fin du XXe siècle, l'amour a été étudié dans ses aspects scientifiques. Michel Odent affirme que ces approches spécialisées ont sous-estimé l'importance de l'amour en tant que potentiel de survie pour l'humanité et que les anciennes stratégies de survie basée sur l'agressivité, la domination de la nature et des autres ne sont plus appropriées. Sa thèse est effectivement révolutionnaire dans son énoncé: l'amour (ou le sentiment d'attirance) trouve ses sources au niveau cellulaire, dans la forme de "récepteurs" qui se lient avec des informations reçues. Et ce processus est lié à une hormone - l'ocytocine qui agit sur le processus d'attirance et de séduction, d'accouchement, de lactation, d'amour maternel et la capacité d'aimer du futur enfant et adulte. En rassemblant des informations et des recherches de très nombreuses disciplines, Michel Odent fait oeuvre de pionnier, apporte de nouvelles explications fascinantes et propose des solutions pour la survie même de l'humanité.Michel Odent est un obstétricien de réputation internationale qui a introduit, à la clinique de Pithiviers en France, le concept d'accouchement comme à la maison et l'accouchement sous l'eau. II est le fondateur du "Primal Health Research Centre" à Londres dont le but est d'étudier les corrélations entre ce qui se passe durant la "période primale" (de la conception à la naissance), la santé et le comportement ultérieur. Il est l'auteur de très nombreux livres à succès.
Cette vision révolutionnaire de la nature humaine repose sur une combinaison inhabituelle de données apportées par des disciplines en plein développement : génétique, physiologie, pathologie, histoire de la navigation par canoës, études des fluctuations du niveau de la mer, etc. Présenter Homo comme un membre de la famille des chimpanzés adapté à l'interface terre-mer peut avoir d'énormes implications pratiques, particulièrement dans des périodes critiques de développement telles que la période qui entoure la naissance. Ce livre est destiné aux femmes et aux hommes qui sont prêts à soulever rationnellement des questions sur la survie de l'espèce humaine. Il n'est pas destiné aux femmes enceintes, pendant une phase de leur vie ou elles doivent se préparer à être dominées par le cerveau mammalien. A une époque où la domination de la nature a atteint des limites extrêmes et où nous devons anticiper ce que Michel Odent appelle "la révolution symbiotique" , l'aphorisme "Connais-toi toi-même" doit s'appliquer à l'ensemble de l'espèce humaine
Certains dyslexiques ne développent jamais de problème de lecture, tandis que d'autres auront des difficultés toute leur vie. Et si c'était l'école qui faisait toute la différence, mais pas de la façon dont les gens le pensent ? Pourquoi même nos meilleures tentatives de remédiation se retournent-elles trop souvent contre nous, causant de l'anxiété, de la dépression et des dommages à l'estime de soi ? Si nous pouvons comprendre pourquoi seuls certains dyslexiques éprouvent des difficultés à apprendre à lire alors que d'autres n'y parviennent pas, et ce qui fait la différence, nous pourrons peut-être changer la vie de millions de jeunes. Les dyslexiques adultes étant représentés de manière disproportionnée parmi nos innovateurs les plus créatifs et nos citoyens les plus performants, d'une part, et parmi les détenus, d'autre part, le changement des réalités de l'âge scolaire pourrait transformer non seulement la vie des individus, mais aussi le bien-être de toute notre société. Etant donné qu'entre 5 et 20 % de la population est dyslexique, comment est-il possible que les jeunes qui suivent un enseignement alternatif ne développent que rarement, voire jamais, des problèmes autour de l'apprentissage de la lecture ? Y a-t-il quelque chose - non seulement dans la façon dont la lecture est enseignée, mais aussi dans le moment où elle est enseignée et peut-être aussi dans le fait qu'elle soit "enseignée" tout court - qui rend plus probable que les divers apprenants auront des difficultés ? Et si toutes les "solutions" communes pouvaient, en fait, faire partie du problème, selon qu'elles sont proposées ou imposées ?
Vous l'allaitez encore ?! " s'exclament face au bambin allaité le médecin qui prescrit le sevrage au lieu d'aider la mère à mener au mieux l'allaitement, le psychologue qui croit qu'un enfant allaité l'est au même rythme qu'un nouveau-né et en tire des conclusions catastrophiques, la voisine et la belle-mère, etc. L'allaitement, norme biologique de notre espèce, n'implique aucune restriction de durée. Parler d'un allaitement comme " long " est une élaboration culturelle. Le fait que notre société défi nisse une norme au delà de laquelle l'allaitement surprend ou choque nous en apprend beaucoup sur elle-même, son rapport à l'enfance, ses représentations du corps et sur la place de la femme. En effet dans un monde où l'image sexualisée de la femme est omniprésente, pourquoi voir un enfant téter dérange-t-il ? Pudeur sélective, clichés psychologiques ? La puériculture est devenue un domaine où les accessoires sont rois. Notre culture prône la séparation, l'autonomisation, la socialisation. Mais peut-être faudrait-il commencer par favoriser les processus d'attachement. Il est urgent que les professionnels de l'enfance et de la santé découvrent la réalité de l'allaitement afin de pouvoir soutenir au mieux les personnes qui les sollicitent.
Après avoir examiné l'amour au prisme de la science, Michel Odent présente ici dans un contexte scientifique renouvelé une étude des états émotionnels qui donnent accès à une autre réalité que la réalité espace-temps. Il s'intéresse ainsi aux états extatiques ou orgasmiques de différents épisodes de notre vie sexuelle et met ainsi en évidence les rapprochements entre accouchement, allaitement et sexualité génitale. Il nous alerte alors avec une inquiétante conclusion : les hormones de l'amour pourraient devenir obsolètes et donc inutiles. Ce serait un tournant sans précédent dans l'histoire de l'humanité, et si l'auteur n'a pas de réponses, il nous oblige comme dans nombre de ses livres à nous poser les questions fondamentales et à prendre conscience des risques encourus par l'humanité.