Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
EUROPE, ETAT D'URGENCE
ODENT BRUNO
TEMPS CERISES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782370710833
Le projet européen est miné. Partout progressent des forces de régression nationaliste. On le mesure en France au niveau atteint par le Front national. Léthargie économique, paupérisation et creusement des inégalités nourrissent le scepticisme croissant à l'égard du projet européen. Et alimentent les succès des joueurs de flûte de l'extrême droite. Le mal viendrait de l'incapacité à respecter les normes du "modèle" : critères de Maastricht, "pacte de stabilité" ou engagements du "traité budgétaire" adopté en 2012. La seule solution serait donc d'étendre les capacités de contrôle et de coercition d'organismes "indépendants", protégés des vents facétieux de la démocratie. Et il serait ardemment conseillé de recourir à des gouvernements de "grande coalition", comme on le fait à Berlin, dans l'antre du "modèle". Funeste contresens. L'antidote brandi est un poison. L'ordo-libéralisme est imprégné de logiques de compétition et de puissance. Les extrêmes droites en radicalisent simplement les déterminismes pour en faire autant de passerelles vers leur national-libéralisme. Les résistances qui surgissent dans toute l'Europe, et singulièrement en Allemagne, contre l'austérité et la xénophobie constituent donc un combat unique, vital. Elles portent des alternatives pour un projet européen de coopération et de solidarité plus nécessaire que jamais. On peut l'émanciper de la double tutelle du capital allemand et des marchés financiers. La dislocation de l'Europe est résistible.
Le Fermier et l'Accoucheur fut initialement publié en 2004, avec l'objectif de comprendre le concept d'industrialisation à propos, en particulier, de la naissance des bébés humains. L'analogie entre obstétrique et "farming" avait permis de préciser que le processus d'industrialisation implique avant tout centralisation et standardisation. En 2017, nous n'avons guère besoin de données statistiques sophistiquées pour affirmer que, partout dans le monde, les tendances observées en 2004 se sont précisées de façon spectaculaire. Les sages-femmes et obstétriciens sont éduqués de façon à respecter des protocoles de plus en plus standardisés. C'est dans un tel contexte qu'a émergé soudain "la révolution microbiome", conséquence soudaine d'avancées technologiques qui n'avaient guère été anticipées. On commence aujourd'hui à percevoir la très grande importance du microbiote, ainsi que l'écrit l'auteur dans son introduction à cette réédition.
Le modèle allemand, voilà le salut. Une chronique quasi continue nous invite à nous plier à ses normes. Des « coûts salariaux » en diminution qui favorisent la compétitivité, des finances publiques à l'équilibre, le consensus des partenaires sociaux sur les orientations des directions d'entreprises. Nous n'aurions d'autre choix que de nous conformer à cette ligne ou de continuer à nous enfoncer toujours plus dans la crise. Et Angela Merkel ne ferait qu'assumer la « responsabilité de son leadership » en imposant le traité budgétaire et des règles de gouvernance rigoureuses aux pays les plus en difficulté. Une « aide » forcément assortie de conditions drastiques. Et si ce modèle-là était une imposture ? L'Allemagne a atteint un tournant. Elle est rattrapée en ce moment même par la crise. Une stagnation est programmée au mieux pour 2013 (+ 0,5 % de croissance selon les prévisions les plus optimistes). Les réformes anti-sociales lancées au début de la décennie 2000 par le chancelier Gerhard Schröder, poursuivie par Angela Merkel, engendrent une précarité massive qui étouffent la demande intérieure. Et l'austérité budgétaire imposée aux partenaires européens contracte les débouchés des firmes à l'export. Des phénomènes inconnus, il n'y a pas si longtemps dans l'ex-Allemagne de l'ouest, identifiée au capitalisme rhénan, prennent une extension considérable. Comme les travailleurs pauvres ou la misère des seniors après le démantèlement partiel du système de retraite par répartition. La crise démographique s'étend. Les coûts de l'énergie explos
Distincte de la justice judiciaire et de la justice constitutionnelle, la justice administrative française tranche les procès qui opposent les administrations entre elles ou aux administrés. Conseil d'État, tribunaux administratifs ou encore cours administratives d'appel, si la justice administrative est pour certains condamnée à plus ou moins brève échéance parce que trop particulière au regard de la pratique des autres pays, d'autres estiment, au contraire, qu'elle est un modèle. En décrivant l'organisation, les compétences et pouvoirs des juridictions qui la composent ainsi que le déroulement, les décisions et voies de recours, comme les règles du procès, cet ouvrage met en lumière les forces et les faiblesses d'une justice largement méconnue du public. Biographie de l'auteur Bruno Odent, docteur en droit, est avocat aux conseils. Didier Truchet est professeur à l'Université Panthéon-Assas (Paris II). Directeur de la collection "Thémis-Droit public" aux Puf, il est l'auteur dans la collection "Que sais-je?" du Droit public (n° 1327) et no-auteur avec Yves Robineau du Conseil d'État (n°2855).
A travers ses différentes passions humaines et intellectuelles, Pasolini essaie de comprendre, de pénétrer et de révéler les raisons et les causes des transformations sociales et culturelles dans l'Italie des années soixante. Ces articles journalistiques nous donnent l'occasion de voir un "autre" Pasolini, l'homme plus que l'artiste, ses parcours de réflexion plus que son côté créateur, qui reste néanmoins manifeste dans son acte d'écriture.
Années 1950, à bord du cargo qui les ramène en Europe, Franz Hammer, mécanicien allemand fait la connaissance d'un compatriote, Ernst Triebel, jeune médecin venu assister à un congrès. Au cours de cette traversée, Ernst Triebel se raconte. Encore enfant, il a émigré au Brésil, dans les années 1930, quand ses parents ont fui l'Allemagne. A Rio, il se lie avec une autre enfant d'origine allemande, Maria Luisa. Leur amitié s'enracine, sans que les jeunes gens, réalisent vraiment qu'elle se transforme en amour. La guerre terminée, le père de Triebel décide de retourner en Allemagne. Son pays dévasté a besoin de forces intactes. Il persuade son fils de l'accompagner. Maria Luisa, elle, reste à Rio. Mais l'histoire de cet amour, ardent, magnétique et peut-être funeste, ne s'arrête pas là...