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Polices entre Etat et marché
Ocqueteau Frédéric
SCIENCES PO
20,50 €
Épuisé
EAN :9782724609431
La sécurité restera-t-elle longtemps un bien public ? Le rôle des États garants de la protection des personnes, des biens et de l'information ne va plus de soi. L'expansion phénoménale de l'industrie et des services de protection privés oblige à repenser de fond en comble cette prérogative traditionnellement monopolisée. Le fonctionnement des polices d'État est mis à l'épreuve à la fois par la concurrence des opérateurs du marché et par l'impératif d'adaptation aux normes de productivité du management privé. Enfin, la multiplicité des opérateurs rend complexe le pilotage des politiques de sécurité collective. Jusqu'à quel point et comment les États s'accommoderont-ils de cette nouvelle donne ? A la faveur de nombreuses enquêtes empiriques, cet ouvrage analyse les mécanismes de promotion et de légalisation de différents segments du marché de là protection, discute la notion de " privatisation policière " et la mise en cause du "monopole étatique" au sein des mécanismes de production de sécurité. Cette approche politique, sociologique et économique s'adresse aux professionnels et aux politiques, aux chercheurs et aux étudiants en sciences sociales, soucieux de mieux comprendre l'impact des politiques de sécurité sur la régulation des risques, vulnérabilités et désordres, dans les sociétés contemporaines.
Et si les maires étaient les véritables patrons de la sécurité en France? Incongrue, cette question l'aurait assurément été il y a une vingtaine d'années encore tant il fut longtemps évident que seul l'Etat "jacobin" pouvait être le responsable de cette mission régalienne. Mais la donne a changé. Aujourd'hui, le grand renfort de policiers municipaux, de correspondants de nuit, de caméras de surveillance ou d'arrêtés couvre-feux, les maires des grandes et moyennes villes françaises concurrencent l'Etat sur son propre terrain. Comment expliquer cette offensive des maires sur le champ, pourtant miné, de la sécurité quotidienne? En quoi cette évolution bouleverse-t-elle les relations entre le maire, le commissaire et le procureur? En remontant aux sources du modèles républicain de la sécurité sous la Troisième république, en retraçant sa progressive transformation jusqu'aux récentes politiques contractuelles de sécurité, l'ouvrage de Tanguy Le Goff invite le lecteur à découvrir un rôle politique oublié: celui de patron de la sécurité. Il constitue, par ses observations issues d'enquêtes de terrain, un vivant éclairage sur l'art du pilotage de la sécurité dans les villes françaises aujourd'hui. Biographie de l'auteur Tanguy Le Goff, sociologue, est chargé d'études à l'institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France, il poursuit ses activités de recherche sur la sociologie des acteurs et des politiques publiques de sécurité au sein du Centre de recherches sur l'action politique en Europe (CRAPE).
La sécurité privée a, depuis trente ans, très notablement diversifié la nature de ses nombreuses prestations. Elle connaît un véritable essor économique. Les activités de gardiennage en sont, historiquement, la traduction la plus commune. Mais les nouvelles technologies de surveillance à distance ont renouvelé l'activité, permettant aux différents agents de devenir plus efficaces dans des domaines d action de plus en plus segmentés (sécurité incendie, convoyage de valeurs, détection et renseignements, sécurité aéroportuaire, etc.).Parallèlement, les pouvoirs publics ont évolué dans leur perception de l'utilité sociale de ce secteur de l'économie des services. L'État incite même de plus en plus fermement les entreprises à se protéger par elles-mêmes contre des risques et des menaces et vulnérabilités de toute nature, malveillantes ou autres. La « sûreté-sécurité », entendue comme « mise en protection des biens, des personnes et de l information », au-delà de rester un bien fondamental et un droit particulier garanti à tous par l'État, est ainsi devenue une donnée majeure de l'économie marchande des services.Cet ouvrage fait le point sur les évolutions législatives, idéologiques et des pratiques de ce secteur en pleine croissance.
Comment la police s'adapte-t-elle à la mondialisation des risques et menaces, et à la nécessité de modernisation interne dans le mouvement plus général de réforme de l'Etat ? Quelles incidences a l'apparition de la notion de " sécurité globale " au détriment de celle de " sécurité intérieure " ? Jamais, l'enjeu de l'efficacité des politiques publiques de sécurité n'a été à ce point au coeur des débats qu'au cours de la décennie écoulée. A travers l'analyse des trois polices (police judiciaire, police du renseignement, police de la sécurité publique), ce dossier aborde des thèmes qui font débat dans l'actualité : quelles conséquences peut avoir l'effacement du cloisonnement entre missions policières et missions militaires ? A quelles réorientations des objectifs et à quelles mutations des structures doit faire face l'appareil policier ? Que signifie, pour ta police, l'amélioration des performances ? Cela entraîne-t-il des conséquences en matière de respect des libertés, comme tendraient à le montrer les débats actuels sur la garde à vue, l'utilisation de la vidéosurveillance ou la multiplication des fichiers informatisés ?
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.