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Dominique Gonzalez-Foerster
Obrist Hans Ulrich ; Gonzalez-Foerster Dominique
MANUELLA
12,00 €
Épuisé
EAN :9782917217726
J'ai toujours cherché non pas un rapport à l'objet, à ce que l'on peut tenir, mais un rapport à l'environnement, à l'immersion, aux choses qui nous enveloppent. Je préfère être en relation avec quelque chose qui est autour de moi et je préfère explorer cette complexité-là. Pour moi, l'exposition se fige quand on éclaire une suite d'objets comme autant de points, alors qu'elle se libère quand la notion de parcours, de déplacement devient déterminante, quand différentes échelles sensorielles sont convoquées, que l'on ne reste pas bloqué sur la pulsion optique et que l'on réagit autant avec ce que l'on entend. Cette question synesthésique est fondamentale." Dans sa réflexion autant que dans sa pratique, Dominique Gonzalez-Foerster crée des conjonctions entre les arts plastiques, le cinéma, l'architecture et la littérature. Puisant dans une boîte à outils "aussi vaste que la planète", ouvrant les champs des possibles, elle invite des personnalités avec qui elle a collaboré à se joindre à ses conversations avec Hans Ulrich Obrist : l'artiste Marta Pan et l'architecte André Wogenscky, le cinéaste Edgardo Cozarinsky, le styliste Nicolas Ghesquière et l'écrivain Enrique Vila-Matas. Une polyphonie qui révèle les processus et les enjeux de son travail.
Obrist Hans Ulrich ; Raza Asad ; Allain Jean-Franç
Résumé : " Ma première visite dans l'atelier de Fischli et Weiss a été pour moi un moment de révélation. je suis né dans leur atelier, c'est là que j'ai décidé que je serais concepteur d'expositions. j'avais déjà vu, au cours de mon adolescence, des oeuvres d'art, des collections et des expositions, mais ces deux maîtres du questionnement ont été les premiers à me demander ce que j'avais vu et ce que j'en pensais, m'obligeant à développer une conscience critique, à expliquer et justifier mes réactions à l'art, à entrer dans un dialogue. En outre, l'extraordinaire diversité de leur oeuvre m'a conduit à penser de façon beaucoup plus ouverte, à élargir ma définition de l'art. Peut-être même est-ce la meilleure définition que l'on puisse donner de l'art : ce qui étend la définition. L'amitié et l'intérêt que m'ont accordés Fischli et Weiss ont déclenché en moi une réaction en chaîne qui se poursuit encore aujourd'hui. " Dans cet essai en forme d'autobiographie, Hans Ulrich Obrist partage sa passion pour son métier de curator qu'il a contribué à inventer. Animé par la curiosité, la mobilité et le questionnement permanent, il s'est inspiré de figures tutélaires telles Félix Fénéon ou Diaghilev pour s'ouvrir à tous les territoires de la création et de la pensée. Les artistes, les architectes ou les scientifiques qu'il a rencontrés l'ont invité à élargir sa conscience du monde et à concevoir sa pratique comme un nouvel humanisme contemporain.
Résumé : Le Louvre, avant d'être musée, fut atelier d'artistes. Il demeure aujourd'hui leur résidence. Pendant plusieurs mois, Hans Ulrich Obrist, personnalité majeure du monde de l'art, a cheminé au travers des collections avec de grandes figures de la création actuelle. Celles-ci évoquent les oeuvres qui les ont marquées, les espaces qui, encore maintenant, les saisissent d'admiration. Chaque artiste interroge, suivant sa sensibilité contemporaine, les défis que rencontre le musée au XXIe siècle. La séparation fréquente entre patrimoine et création, entre art du présent et art du passé, est désormais dépassée : par la pluralité de voix qui s'expriment à chaque fois face aux oeuvres, le Louvre s'affirme comme le lieu du dialogue entre les temps de l'art - lieu au miroir duquel chacune et chacun vient refléter ses propres projets. Au final, les onze conversations suscitent avant tout un puissant désir : celui d'aller voir et revoir les oeuvres, évoquées ici ou d'autres, dans ce fourmillement magique d'un musée sans cesse réinventé par ses visiteurs.
Hans Ulrich Obrist est co-directeur des programmes et directeur des projets internationaux à la Serpentine Gallery de Londres. Son projet Conversations a été distingué par le Van Alen Institute qui lui a décerné le New York Prize Senior Fellowship.
Pessimistes, qu'aviez-vous donc espéré ? " écrivait Scutenaire. Je ne suis ni pessimiste ni optimiste. Je tente de rester fidèle à un principe : désirer tout, ne rien attendre. R.V. Dans cet entretien Raoul Vaneigem, fidèle à ses principes de générosité et de créativité, nous invite à voir dans la période actuelle de mutation les signes avant-coureurs de l'émergence possible d'une nouvelle civilisation. Il montre comment inventer une nouvelle société humaine qui ne repose plus sur l'exploitation de l'homme et de la nature, mais qui soit fondée sur une alliance des forces de la vie et de la nature.
Comme le disait Heinz Mack lors d'un de nos nombreux entretiens : "Etes-vous bien conscient que je suis un des derniers à pouvoir vous raconter cela ? " De l'exposition de Düsseldorf en mai 1957 à la mort prématurée de l'artiste en 1962, de la création de l'opéra de Gelsenkirchen à la rétrospective de Krefeld, l'aventure allemande d'Yves Klein fut essentielle dans sa fulgurante carrière. Grâce aux échanges intenses entre l'artiste français et les artistes allemands de sa génération — notamment du mouvement ZERO —, cette histoire se trouve ici retracée au moyen de matériaux d'archives et d'entretiens avec l'ensemble des témoins encore vivants. Intimement liée à l'évolution artistique outre-Rhin, cette biographie constitue aussi une archive exceptionnelle pour une double histoire de l'art.
La première monographie de la peintre Eva Nielsen est une étape importante dans son parcours. Cette parution coïncide avec dix années de recherches et de productions. Jeune peintre, Eva Nielsen a été étudiante à l'atelier de Philippe Cognée aux Beaux Arts de Paris. Arpenter des territoires est à l'origine de son approche de la peinture. Lieux en reconstruction ou espaces factices, Eva Nielsen brouille nos repères en "fabriquant" des images troublantes. Peintre qui interroge constamment le photographique dans sa pratique, Eva Nielsen intègre la sérigraphie dans ses peintures afin de rassembler et de reconfigurer des fragments du réel. Territoires perturbés, abandonnés et traversés par des désastres ou des catastrophes naturelles, ses peintures se construisent au travers de visions multiples du paysage : désertique, sec, avec des aires bétonnées ou urbaines. Oscillant entre le quotidien et l'imaginaire, les peintures d'Eva Nielsen procèdent d'une mise à plat des réalités urbaines et architecturales. Le lancement du livre aura lieu lors d'une exposition à la galerie Jousse Entreprises en juin prochain. Soutenu par l'Adagp, le livre fera également l'objet d'une présentation au Filaf à Perpignan en juin. Eva Nielsen est également représentée à l'étranger par la galerie The Pill (Istanbul).
Prego Ignacio ; Rouvière Nicolas ; Durand Jean-Mar
Construire un Palais de Justice à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), quand on est une agence d'architecture parisienne, sans faire un geste souverain d'autorité métropolitaine déconnectée des réalités, est à la fois un défi et une grande responsabilité. Un Palais de Justice est souvent un bâtiment traditionnellement imposant, qui affirme par sa seule apparence la puissance régalienne. C'est précisément à rebours de cette tradition emphatique, présomptueuse et intimidante de l'architecture que le nouveau Palais de Justice de Pointe-à-Pitre a été pensé et construit, faisant le choix de s'ajuster au cadre social, politique, géographique et historique caribéen. Situé dans le centre-ville, près de la mer, dans le coeur le plus vibrant de la cité, le bâtiment frappe par la neutralité de son geste formel. A la tentation de la majesté formaliste, les architectes ont préféré la rigueur discrète qui traduit l'idée que la Justice doit être remise au coeur de la Cité, se rapprocher des citoyens plutôt que de s'en distancier, les rassurer plutôt que les pétrifier. Il se veut incarner ainsi une justice apaisée et rien chez lui ne cherche à intimider le passant ordinaire, qui peut saisir d'emblée que le service public de la justice lui est accessible. Dans un livre lui-même sobre et élégant, le texte de Jean-Marie Durand et les photographies de Laure Vasconi et Luc Boegli témoignent de la réussite de cette réalisation qui parvient à résoudre avec force et humilité les tensions inhérentes à ce genre de programme.
Eugénie Paultre livre ici une réflexion brillante sur les artistes Etel Adnan et Simone Fattal, Ce regard de philosophe, mais aussi de peintre sur ces deux artistes dont elle connaît parfaitement les oeuvres, offre une analyse précise de leur travail et invite à un voyage instructif et poétique dans leurs mondes sensibles.