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LE MUSEE DES VALEURS SENTIMENTALES
OBIEGLY GAELLE
GALLIMARD
18,80 €
Épuisé
EAN :9782070132478
Lors d'un souper mondain donné, au bien nommé château Le Luxe, en l'honneur du sculpteur Pierre Weiss, on se presse autour de la table du directeur. Au cours de cette mémorable soirée, la fête va dépasser les bornes de la bienséance. Tout commence par la disparition de l'artiste qui a déserté son propre vernissage, à moins qu'il ne soit venu quand même, mais sous une fausse identité. Ce lâchage impromptu provoque une série d'accidents en chaîne, avant que la nuit ne s'achève en catastrophe générale. Parmi les convives émerge d'abord la compagne de l'artiste, mais ce roman en cinq tableaux fourmille de personnages excentriques : des domestiques déguisés en invités (ou l'inverse), un étrange revenant nommé Joseph qui se prétend propriétaire du Luxe, Sébastien et son chien Clebs qui lui sert de fils adoptif? Il n'y a pas que l'artiste qui a disparu, mais aussi le clou de la soirée, sa sculpture Bild und Porzellan II. Pourtant, le chef-d'oeuvre pèse tout de même plusieurs tonnes? La sculpture a dû rejoindre par erreur l'autre musée du parc, celui des valeurs sentimentales, même s'il est impossible qu'elle y figure puisque qu'il n'accueille aucune oeuvre d'art et, de surcroît, ne se visite pas, au dire de son gardien, Robert, qui n'a donc rien à garder, à part ses secrets. Dans ce roman labyrinthique, les destins d'une quinzaine de personnages se croisent, parfois sans le savoir. Les motifs de l'amour (à partenaires multiples), de la disparition (souvent choisie jamais désespérée) et de l'art (délivré de sa vanité), s'incarnent dans un chassé-croisé rocambolesque, drôle et fantasque. La douce folie des uns, la naïveté forcenée des autres, la réversibilité des valeurs hiérarchiques et les jeux de dédoublement président à cette communauté de héros minuscules pris dans un principe de narration extravagant et facétieux. Car l'auteur a choisi pour ce livre une contrainte poétique de taille : le dernier mot de chaque phrase devient le premier de la suivante. Ce jeu des kyrielles, ou bouts-de-ficelle, comme on dit dans les cours de récréation, s'impose moins comme une contrainte de pure forme que comme une force d'entraînement imaginaire. Dans le sillage d'un Jonathan Swift ou d'un Lewis Carroll, il révèle en Gaëlle Obiégly une conteuse hors pair et invite le lecteur à retomber en enfance, l'enfance de l'art romanesque.
Brunswic Anne ; Le Cleac'h Jean-Luc ; Obiégly Gaël
Résumé : Au sommaire de ce nouveau numéro du JDL, douze plongées dans le monde surpris dans sa compulsionnelle marche en avant. Extraits : Après l'étape de Medvejegorsk mon chemin devait se poursuivre vers le nord en longeant le canal jusqu'à la mer Blanche. J'ai pris la route de l'Outre-Onega, plein sud. C'est Irina Fedossova, une paysanne disparue voici plus d'un siècle, qui a causé ce détour... " Complainte de la Grande Baie et du lac gelé ", Anne Brunswic. A trois reprises, le pilote déchaîne toute la puissance des moteurs pour se dégager. Nous voyons le gouvernail tracer son sillon sur plusieurs mètres, labourant profondément le sable. Les cheminées vomissent des flots de fumée noire dans un râle assourdissant. Ce n'est pourtant pas assez. Alors le capitaine crie un nouvel ordre, qui fait s'arc-bouter les matelots sur leurs perches. Toutes les machines rugissent d'une même voix. Cet effort libère la pinasse dont la proue bondit vers l'avant en déchirant les vagues. " Funambules de l'eau claire ", Olivier Bleys. Je n'étais encore jamais allé jusqu'au fond des steppes à Astana, la nouvelle capitale kazakhe. Maintenant, c'est fait : j'ai profité, en février 2007 d'une mission de la Fondation pour le progrès de l'homme (FPH) afin de découvrir ce que le président Nazarbaev concoctait sur ces terres[...] que les Soviétiques, à coups de répression sous Staline ou parle soc des kolkhoziens sous Khrouchtchek ont dûment violées... " Astana : voyage au bout de la steppe ", René Cagnat.
Résumé : Ma mère me coud une robe longue en plumetis rose. Je vais faire partie du cortège de la Reine du Printemps. Je serai assise à ses pieds, sur son char qui défilera dans les rues. Le jour J, nous sommes plusieurs enfants décoratifs. Je ne parle à personne, je ne chahute pas, ma grand-mère vient m'embrasser, je la repousse, je regarde devant moi, je suis image, j'accompagne en silence. Alors que ma mère coud mon habit, un Arabe frappe avant d'entrer par la porte-fenêtre ouverte. Il vend des tapis. Ma mère n'en veut pas. Il demande s'il peut me regarder. Il propose à ma mère de m'échanger contre deux dromadaires. Ma mère accepte, elle sourit. Je crois que l'homme va revenir et m'emmener. Que va-t-elle faire des deux dromadaires ? Depuis, je sens que j'épouserai un étranger.
Résumé : Quand on dit que Dieu a créé Adam et Ève, un homme et une femme, c'est évident qu'il ne s'agit pas seulement de deux personnes. Adam est déjà tous les hommes, et Ève toutes les femmes. Une femme est devenue objet, bonne, conquête, actrice, starlette, employée, intellectuelle, réceptionniste, ouvrière, religieuse, trotskiste, naturaliste, épouse, résistante, mère, veuve, enseignante après avoir été une enfant. Une femme se sent déchue parce qu'elle n'est plus l'incomparable. Qui l'a trahie ? La nature ? G.O.
Résumé : Quand on est hôtesse d'accueil, être à l'écoute fait partie du quotidien. C'est donc tout naturellement que la narratrice prête l'oreille à la voix mystérieuse qui, un beau jour, se met à lui donner des instructions, à lui annoncer d'étranges visites, à faire surgir en elle des images déroutantes, comme autant d'impressions de déjà-su... Comment peut-on être intimement convaincu de connaître la Finlande dans ses moindres recoins alors qu'on n'y a jamais mis les pieds ? Comment peut-on savoir ce que c'est d'être mort alors qu'on est encore vivant ? A se laisser aller au fil décousu des souvenirs et des pensées, on découvre qu'on en sait toujours beaucoup plus que ce qu'on croyait savoir, et on s'expose ainsi à accueillir d'autres que soi, notamment le soldat inconnu. Avec ce monologue envoûtant, Gaëlle Obiégly nous happe dans une fantastique enquête interrogeant, avec une gravité mêlée d'humour et d'émotion, la place que nous occupons dans le monde et au sein de notre propre existence.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.