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Heptaméron avec chardonnay
Oberlé Gérard
GRASSET
19,55 €
Épuisé
EAN :9782246819745
Sur le modèle de l'Heptaméron de Marguerite de Navarre, sept journées, sept nouvelles rapportées par l'auteur à une amie et lectrice qui l'en a sommé dans la continuité des Bonnes nouvelles de Chassignet. On va donc retrouver dans cet Heptaméron morvandiau le terroir cher à Oberlé, ses personnages fétiches Chassignet et Mireille Larroque, son goût des livres, de la bonne chère et du chardonnay (entre autres), et son style gouleyant. Monsieur Justin Galmiche met en scène un érudit franc-comtois, petit prof mythomane et réactionnaire, qui s'est inventé un passé ministériel et un gouvernement fantasmatique et commente jour après jour, en ligne, les articles de Médiapart, tandis son épouse se distrait avec un gaillard qu'elle fait passer pour son frère. Volodia : Un jeune homme, thésard au travail sur le thème de La mort chez les baroques français, débarque et s'incruste chez Chassignet. Celui-ci tolère un an cette intrusion avant de virer l'intrus. Plus tard, au Caire, Naguib Mahfouz dévoilera à Chassignet le destin tragique de Volodia, étrange dandy, "narcisse noir" mort de leishmaniose. La Vengeance de Suzie Mangold : Dans une foire aux livres (Oberlé décrit ces manifestations avec une gouaille cruelle) l'auteur se voit offrir par une admiratrice des douceurs que Chassignet lui fait jeter. L'histoire : un auteur ami de Chassignet, Henri Schott, a échappé naguère par miracle à un empoisonnement consécutif à un tel cadeau d'admiratrice frustrée. Freux : Dans le goût des Oiseaux d'Hitchcock/Daphné du Maurier, deux histoires d'oiseaux vengeurs en cascade, la première montrant un chef hopi confiant sa vengeance contre sa femme blanche irrespectueuse à un rapace monstrueux, la seconde celle d'une colonie de corbeaux à l'encontre d'un braconnier qui a essayé de les empoisonner pour les faire taire. Chablis : Rémy Labarre, écrivain raté et névrosé, s'identifie d'abord à Xavier Forneret, puis à un écrivain incarné au cinéma par John Gielguld et finira mort comme lui d'abus de chablis. Mme Mathivat : Chassagnet, cavalier émérite, et Oberlé, moins émérite, fréquentent la ferme des Mathivat et montent leurs chevaux. Mme Mathivat, personnalité bovaryste, a trompé naguère son époux et rêvé de s'enfuir avec un certain Aimé Cazeneuve, lequel a fait faux bond lors du rendez-vous crucial. Rentrée penaude au logis, M. Mathivat ne doute pas que son mari ait lu la lettre qu'elle avait laissée en guise d'adieu. Il n'en a jamais soufflé mot, et le couple a vieilli dans l'harmonie. L'infidèle ne saura jamais que l'époux a proprement occis le séducteur. Le Roi Bondoufle : Il s'agit là d'une brève fantaisie dans le goût et la lignée des Plaisirs du roi de Pierre Bettencourt, alias, Jean Sadinet.
Palomas Canyon est le troisième roman dans lequel Gérard Oberlé relate les vadrouilles de Claude Chassignet, un personnage qui nous avait déjà entraînés en Egypte (Nil Rouge), puis en Turquie (Pera Palas). «Je ne suis pas un voyageur, je suis un fugueur [...] je n?ai plus vingt ans mais ces cavales ressemblent encore aux bordées de ma jeunesse...», confesse volontiers Chassignet. S?il quitte une fois de plus sa thébaïde du Morvan, c?est à l?invitation de Tom Kelton, un ami d?enfance, pour chasser la caille et la palombe dans les canyons d?Arizona, près de la frontière mexicaine. Au cours d?une balade, les deux amis découvrent sous le mesquite un objet d?une indécente bizarrerie. L?histoire commence comme un conte de Perrault, version quelque peu Coucaratcha, pour virer peu à peu au noir, dans une atmosphère qui n?est pas sans rappeler celle de La Soif du Mal d?Orson Welles. Roman à la fois sombre et lumineux où l?on croise le meilleur et le pire d?une humanité exilée «à la frontière», livre de nostalgie et de colères, d?érudition et de badinages, charpenté par de nombreuses références littéraires, musicales et cinématographiques. Jazz, crotales et tequila ! Mais Palomas Canyon est aussi un livre d?amitié, car sous les traits de Tom, on devine facilement ceux d?un ami très proche de l?auteur, le poète et romancier américain Jim Harrison. L?auteur de Dalva et des Légendes d?automne partage avec son complice du Morvan la nostalgie d?un monde disparu, le goût des grands espaces et de la vie loin des villes, l?amour de la liberté, de la poésie et du vin.
Résumé : Ce sont trois récits dans lesquels on retrouve Chassignet, le personnage de mes trois premiers romans, un protagoniste perdu de vue depuis une quinzaine d'années. On y croise aussi quelques uns des comparses de ses premières aventures. La première nouvelle, la plus longue, nous ramène dans l'hôtel d'Assouan où Chassignet avait l'habitude de passer ses hivers. Une femme mystérieuse survient, qui va chambarder les routines du Morvandiau. Chassignet sera durablement ébranlé par le sort de cette femme fascinante que le destin a conduite vers les bords du Nil pour une ultime escale. Dans la seconde nouvelle on fait connaissance avec un type tout aussi énigmatique, un bourlingueur qui a goûté aux délices des tropiques et essuyé de sacrés coups de tabac, avant de s'échouer dans une tribu kanak. Dans le dernier récit on retrouve Chassignet aux Etats-Unis, auprès de son vieil ami Kenton. Il sillonnera les routes des états du Sud en compagnie d'un jeune Australien et tombera en panne dans un bled perdu peuplé de ploucs blancs racistes. Une aventure répugnante et comique. Si cette histoire était un film, les critiques parleraient de road movie et de buddy movie. J'ignore comment dire ça en français. Mais ce n'est pas un film. C'est une nouvelle (qualifiée de bonne par mon éditeur), ou plutôt une fable, un conte grotesque. Ce que je puis ajouter, c'est que cette aventure est véridique.
Résumé : Claude Chassignet aime à penser qu'il a pour ancêtre improbable le poète baroque du XVIe siècle, Jean-Baptiste Chassignet. Epicurien et bibliophile érudit, il peut disserter à l'infini sur les vertus gustatives du porc, et sa passion pour les grands crus n'a d'égale que sa fringale sexuelle. Bref, Chassignet aime la vie. Il la dévore à pleines dents avec une frénésie que l'âge n'a pas atténuée. Sa sensualité exacerbée s'épanouit surtout en Egypte où les corps sonnent au diapason de son c?ur. La disparition, dans ce pays, de son ami le pianiste Denis Versenna va le conduire à mener une enquête riche en péripéties dans des lieux peu fréquentés par les touristes. Gérard Oberlé mène son récit à bride abattue et son humour noir fait merveille, y compris dans les situations les plus scabreuses. La trouble séduction de ce roman enchantera les lecteurs, bien au-delà des amateurs du genre.
Spirituel et sipritueux dérivent de la même racine. Enfant, c'est à l'église et au bistrot que le narrateur d'Itinéraire spiritueux a appris la musique, par des cantiques et des chansons à boire. Il a poussé comme un lys des champs entre eau bénite et eau-de-vie, à une époque et dans un milieu où la mode était aux bons maris, bons pères, bons ouvriers et bons chrétiens. La pratique quotidienne de ces vertus demandait des compensations. C'est dans la bouteille qu'on allait les chercher le plus souvent. Trajets toujours arrosés, itinéraire romanesque débordant, avec bacchanales et gueules de bois domestiques ou exotiques, roulis et tangages, voies solennelles et culs-de-sac, beaux accords et lourdes factures, blandices et brouillards, soixante années de croisières où les vents ont soufflé comme des désirs en fête, avec des récifs où chantent les sirènes, des ports sans angoisse, des cabarets de la dernières chance et, toujours, de nouveaux appareillages. L'ancien mot ivrongne est l'anagramme de vigneron. J'ai voulu célébrer les deux dans un récit familier et burlesque où croisent aussi des poètes et des paysans, des bonnes filles et des vilains garçons, des chanoines et des chiens, des barmen, toutes sortes de paroissiens... et mon père. Le cul des bouteilles m'a servi de lorgnette et les verres à cocktails de kaléidoscopes. Disons que ma vision du monde est un peu trouble. Une chance ! Quand je verrai les choses comme elles sont réellement, il sera temps de fermer boutique. » G.O.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "