Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Du conservatisme
Oakeshott Michael ; Sené Jean-François ; Guillemin
DU FELIN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782866457709
Ce texte est une des références majeures de la pensée conservatrice britannique du XXe siècle. Michael Oakeshott y donne les clés de ce qu'il décrit comme la "disposition au conservatisme" : une valorisation du présent, mais aussi de ce qui est familier, c'est-à-dire déjà connu et éprouvé, une prudence raisonnable par rapport au changement et une conception non utilitariste des relations sociales. En politique, cette disposition au conservatisme se traduit par une méfiance instinctive à l'encontre des idéologies rationalistes et par un scepticisme à l'égard de toutes les initiatives de l'Etat visant à transformer ou à améliorer la société. Cette pensée conservatrice, aussi éloignée du moralisme que du libéralisme d'un Friedrich Hayek, reste d'une actualité brûlante et permet d'apporter certaines réponses aux interrogations qui se posent aujourd'hui sur l'identité, l'esprit d'entreprise, les relations intergénérationnelles et la place de l'Etat dans la société.
Résumé : Spécialiste mondialement renommé de Hobbes et professeur de sciences politiques à la prestigieuse London School of economics, le philosophe Michael Oakeshott (1901-1990) est une figure intellectuelle britannique majeure. D'une sensibilité conservatrice à tendance libertarienne mais surtout foncièrement sceptique en politique et de fait inclassable, il est l'auteur d'une ?uvre plus considérable en densité qu'en quantité - dont un titre (" De la conduite humaine ", PUF, 1995) a déjà été traduit en français. Dans " Morale et politique dans l'Europe moderne " (1958), ce non-conformiste viscéral soutient la thèse originale et décapante que l'histoire de la pensée politique occidentale se caractérise essentiellement par le développement et l'antagonisme de deux théories : l'individualisme (l'association civile d'individus autonomes avec le moins de gouvernement possible), qui a sa nette préférence, et le collectivisme (sous les deux visages " productiviste " et " distributif ") - l'un et l'autre sous-tendus par des positions morales premières.
Thomas Hobbes est le seul penseur de la tradition philosophique à qui le philosophe britannique Michael Oakeshott consacra entièrement l'un de ses livres, un recueil d'essais et de conférences qu'il publia en 1975 sous le titre de Hobbes on Civil Association. A quoi tient l'importance décisive reconnue ainsi à l'oeuvre de Hobbes, et quel rôle particulier joua la pensée de Hobbes dans l'élaboration de la pensée de Oakeshott lui-même ? Le titre donné au recueil donne une indication précieuse. Tant d'un point de vue philosophique que d'un point de vue historique, Oakeshott a en effet thématisé à travers le concept d'" association civile" un mode d'association politique précis des hommes, celui dans lequel les individus sont liés par le respect de certaines règles et de certaines pratiques, mais non par une fin commune unique. C'est dans cette perspective que Oakeshott a pu opposer la nomocratie d'une societas à la téléocratie d'une universitas, c'est-à-dire d'un Etat qui se donnerait comme mission d'imposer un même objectif à tous ses membres. La lecture que fait Oakeshott de Hobbes est ainsi très clairement une lecture "libérale": il comprend Hobbes comme un penseur du cadre formel d'une societas, et non pas d'une universitas, c'est-à-dire comme un penseur, précisément, de l'"association civile". Afin de permettre l'évaluation d'une telle lecture, la traduction de l'ouvrage de Oakeshott, la première en langue française, est accompagnée de la traduction de cinq autres essais que l'auteur a consacrés à Hobbes entre 1935 et 1974.
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.