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On s'est déjà vu quelque part ? Les Mémoires accidentels d'une femme de Dublin
O'Faolain Nuala
SABINE WESPIESE
23,35 €
Épuisé
EAN :9782848050041
Quand un éditeur irlandais a demandé à Nuala O'Faolain une sélection de ses chroniques parues au fil des dix années précédentes dans The Irish Times, la seule condition qu'elle y a mise a été de pouvoir les préfacer. La préface est devenue un livre à part entière... Nuala O'Faolain se livre ici, sur le mode mineur, à l'exercice de l'autobiographie. Née à Dublin au début des années quarante, dans une famille de neuf enfants, elle était "l'Irlandaise type : une moins que rien, issue d'une longue lignée de moins que rien, de ceux qui ne laissent pas de trace." Pourtant, des années plus tard, parce qu'elle était journaliste et qu'elle faisait aussi de la télévision, il lui arrivait qu'on la reconnaisse, qu'on lui demande "Are you somebody ?" (c'est le titre du livre en anglais). Pas vraiment convaincue d'être somebody, Nuala O'Faolain, quand elle raconte avec simplicité et humour sa vie d'anybody, nous plonge dans une Irlande en pleine mutation, entre valeurs traditionnelles et modernité, sur fond de changements politiques, religieux et sociaux.
Résumé : Née à Dublin au début des années 1940 dans une famille de neuf enfants, Nuala O'Faolain se décrit comme "l'lrlandaise type : une pas grand-chose, issue d'une longue lignée de pas grand-chose, de ceux qui ne laissent pas de traces" . Devenue chroniqueuse à l'lrish Times, après un brillant parcours universitaire et journalistique, elle raconte ici, avec simplicité, spontanéité, humour et beaucoup de modestie, comment elle n'est pas devenue une Irlandaise type. Ce n'est cependant pas une success story, bien au contraire : au fil des aventures sentimentales sans lendemain, des plongées dans l'alcool, elle dit avec une honnêteté scrupuleuse son extrême solitude, son incapacité à se détacher du modèle maternel et l'impossibilité de trouver l'âme soeur qu'elle cherche avec un sentimentalisme souvent à l'opposé d'un féminisme exacerbé... Avec ses contradictions (qu'elle pointe avec humour), ses doutes, ses enthousiasmes, ses excès, ses souffrances et ses passions, Nuala O'Faolain construit un livre qui est davantage qu'une histoire individuelle. On s'est déjà vu quelque part ? lui a valu en Irlande et dans le monde entier la reconnaissance d'un nombre considérable de lecteurs qui la reçoivent comme leur alter ego. Une franchise sans apprêt. Le Nouvel Observateur. Un extraordinaire récit autobiographique. Elle. Traduit de l'anglais (Irlande) par Julia Schmidt et Valérie Lermite.
Après avoir vécu et travaillé loin de chez elle, Rosie décide qu?il est temps de rentrer à Dublin, pour s?occuper de Min, la vieille tante qui l?a élevée. Ni les habitudes ni les gens n?ont changé dans ce quartier populaire où elle a grandi, et la cohabitation avec Min, que seule intéresse sa virée quotidienne au pub, n?a rien d?exaltant: en feuilletant des ouvrages de développement personnel, censés apporter des solutions au mal-être de Min, Rosie se dit qu?elle s?occuperait utilement en se lançant elle-même dans la rédaction d?un manuel destiné aux plus de cinquante ans. Sa seule relation dans l?édition vivant aux États-Unis, elle se frottera donc au marché américain. Son vieil ami Markey tente bien de lui faire comprendre que sa manière de traiter le sujet n?est pas assez « positive »? C?est au moment où elle va à New York, pour discuter de son projet, que le roman s?emballe: Min, qu?elle avait placée pour quelque temps dans une maison de retraite, fait une fugue et la rejoint à Manhattan. Très vite, les rôles s?inversent: la vieille dame est galvanisée par sa découverte de l?Amérique, elle se fait des amies, trouve du travail et un logement. Alors que Rosie est rentrée seule en Irlande, pour rien au monde Min ne voudrait renouer avec son ancienne vie. Surtout pas pour reprendre possession de la maison de son enfance? que l?armée lui restitue après l?avoir confisquée pendant la guerre. Rosie, elle, a besoin de cette confrontation avec ses origines. Profondément ancrée dans les valeurs de la vieille Europe, le passage du temps est maintenant au c?ur de ses préoccupations. La lucidité de Nuala 0?Faolain, sa tendresse pour ses personnages, font merveille une fois de plus dans ce livre drôle et généreux, plein de rebondissements, où l?on suit avec jubilation souvent, le c?ur noué parfois, les traversées de l?Atlantique de ces deux femmes que lie toute la complexité du sentiment maternel. De ses romans, l?auteur dit souvent qu?ils révèlent plus d?elle que ses autobiographies? Best love Rosie nous embarque aussi dans un beau voyage intérieur.
J'y suis presque. Je ne savais pas que je m'embarquais pour un voyage quand j'ai écrit les premiers mots de On s'est déjà vu quelque part ?, et je ne pensais pas que des eaux calmes m'attendaient peut-être, moi aussi. Mais je comprends qu'un mouvement a commencé à ce moment-là qui ne sera pas terminé avant que je connaisse la sérénité. [...] Je me dis parfois que j'y arrive, que j'y suis presque. " Journaliste irlandaise et écrivain mondialement reconnu, Nuala O'Faolain creuse avec bonheur le sillon de ses " Mémoires ". J'y suis presque ou un témoignage vibrant d'humanité et de tendresse, celui d'un auteur aux prises avec son ?uvre et d'une femme en quête de sérénité, au fil d'une vie tissée d'écriture, d'amour et du simple et profond bonheur d'être en vie.
J'Y SUIS PRESQUE. Je ne savais pas que je m'embarquais pour un voyage quand j'ai écrit les premiers mots de On s'est déjà vu quelque part ?, et je ne pensais pas que des eaux calmes m'attendaient peut-être, moi aussi. Mais je comprends qu'un mouvement a commencé à ce moment-là qui ne sera pas terminé avant que je connaisse la sérénité. [...] Je me dis parfois que j'y arrive, que j'y suis presque. " Le succès inattendu de son premier récit a changé la vie de Nuala O'Faolain : d'éditorialiste solitaire, les pieds solidement ancrés dans la terre irlandaise, elle est devenue une écrivain reconnue, vivant une partie de l'année aux États-Unis. Avec ce deuxième livre de Mémoires, l'auteur tente de mettre de l'ordre dans le chaos de sa nouvelle vie : elle évoque, avec la lucidité qui la caractérise, les effets - ou les méfaits - du succès, nous entraîne dans les coulisses de Chimères, son magistral roman, s'interroge sur l'avenir de sa relation avec son nouveau compagnon et sur sa faculté à s'adapter au " Nouveau Monde ". Car rien n'est gagné, et si elle y est presque, ce n'est pas sans souffrances : c'est sans doute au fantôme de sa mère, morte dans la misère sans avoir pu échapper à ses démons, qu'elle doit la sourde nostalgie de sa vie passée. Nuala O'Faolain écrit un livre intelligent, drôle, féroce, émouvant, honnête et généreux sur la période de la vie qu'elle traverse : " La cinquantaine, c'est l'adolescence qui revient de l'autre côté de la vie adulte - le serre-livres correspondant - avec ses troubles de l'identité, ses mauvaises surprises physiques et la force qu'il faut pour s'en accommoder. " Et si, à ses lecteurs fidèles, elle donne le sentiment de retrouver une vieille amie, à qui le succès n'est pas monté à la tête, chemin faisant, elle construit une ?uvre littéraire remarquable qui s'ancre au c?ur d'une réflexion très contemporaine sur le rapport à la fiction : J'y suis presque est avant tout le roman d'une vie, la sienne, mais aussi un miroir pour beaucoup d'autres.
Résumé : Girl est un roman sidérant, qui se lit d'un souffle et laisse pantois. Ecrivant à la première personne, Edna O'Brien se met littéralement dans la peau d'une adolescente enlevée par Boko Haram. Depuis l'irruption d'hommes en armes dans l'enceinte de l'école, on vit avec elle son rapt, en compagnie de ses camarades de classe ; la traversée de la jungle en camion, sans autre échappatoire que la mort pour qui veut tenter de sauter à terre ; l'arrivée dans le camp, avec obligation de revêtir uniforme et hijab. La faim, la terreur, le désarroi et la perte des repères sont le lot quotidien de ces très jeunes filles qui, face aux imprécations de leurs ravisseurs, finissent par oublier jusqu'au son de leurs propres prières. Mais le plus difficile commence quand la protagoniste de ce monologue halluciné parvient à s'évader, avec l'enfant qu'elle a eu d'un de ses bourreaux. Après des jours de marche, un parcours administratif harassant lors de son arrivée en ville, celle qui a enfin pu rejoindre son village et les siens se retrouve en butte à leur suspicion et à l'hostilité de sa propre mère. Victime, elle est devenue coupable d'avoir introduit dans leur descendance un être au sang souillé par celui de l'ennemi. Ecrit dans l'urgence et la fièvre, Girl bouleverse par son rythme et sa fureur à dire, une fois encore, le destin des femmes bafouées. Dans son obstination à survivre et son inaltérable confiance en la possible rédemption du coeur humain, l'héroïne de ce très grand roman s'inscrit dans la lignée des figures féminines nourries par l'expérience de la jeune Edna O'Brien, mise au ban de son pays alors qu'elle avait à peine trente ans. Devenue un des plus grands écrivains de ce siècle, elle nous offre un livre d'une sombre splendeur avec, malgré tout, au bout du tunnel, la tendresse et la beauté pour viatiques.
Dans cette ville du Michigan où elle est née, entre supermarché, autoroute et lycée, tout destine Amy à l'adolescence sans histoire d'une jeune Américaine type. Tel est bien le souhait de sa mère, juive polonaise venue sur ce continent tout neuf pour tenter de fuir le passé familial. Mais dans la maison de tôle de Veronica Lane, les fantômes ne se laissent pas oublier. Les nuits d'Amy sont hantées par d'horribles cauchemars, où ressurgissent étrangement les suppliciés de la Deuxième Guerre mondiale, comme aussi le visage de sa soeur aînée morte à la naissance. Ses jours eux sont habités par de sourdes obsessions, qui peu à peu se matérialisent dans une course contre la montre pour échapper à la malédiction familiale, dont le ciel toxique de Bay City se fait l'écho. Le roman détaille les jours cruciaux de 1979, pendant lesquels le destin de la narratrice va basculer: le 4 juillet, fête de l'Indépendance et jour de ses dix-huit ans, la maison de tôle prend feu. La famille entière part en fumée, dans un saisissant retour de l'histoire, laissant Amy face à son présent. Tout l'enjeu de ce livre puissant et inspiré est bien dans la volonté désespérée de son héroïne d'en finir avec le passé. Devenue pilote de ligne pour échapper enfin à la poussière et à la cendre, elle n'aura de cesse d'interroger le ciel serein et indifférent... Grand roman américain en ce qu'il ne cesse de croire possible l'avenir de ses personnages, Le Ciel de Bay City interroge avec une effrayante justesse la capacité d'un peuple à oublier son histoire.
La route des Balkans. Dans une forêt hongroise, après des mois d'errance, Asma, une jeune Syrienne, attend, avec d'autres réfugiés, un véhicule pour l'Allemagne. Son père, pharmacien à Damas, a été exécuté, son frère a rejoint la rébellion. Pour sa sécurité, sa famille l'a alors envoyée en Europe. Lorsqu'arrive enfin un camion frigorifique, elle éprouve presque du soulagement à s'y entasser. Même si, dans la bousculade, elle perd son sac... et son cahier rouge ? le journal intime qu'elle tient depuis l'arrestation de son père en 2006. Tamim parvient à le récupérer. Il le conservera précieusement. Sur les routes depuis trois ans, contraint à chaque étape de travailler pour payer la suivante, il a quitté l'Afghanistan à quatorze ans, après l'assassinat de son père et de ses frères par les talibans. Lui aura plus de chance qu'Asma ? abandonnée à bord du fourgon avec ses compagnons d'infortune sur une aire d'autoroute, et dont la fin tragique agira comme un électrochoc sur la politique et l'opinion. A Munich, en cet été 2015, Helga entend avec effarement la nouvelle. Elle se souvient d'avoir été une réfugiée elle aussi, fuyant l'Armée rouge qui marchait sur Königsberg en 1945. Et, quand la chancelière Angela Merkel prononce son désormais célèbre "Wir schaffen das, nous y arriverons", Helga, comme tant de ses concitoyens, va tout naturellement proposer son aide aux demandeurs d'asile affluant sur le territoire allemand. Revenant sur cet élan de générosité et sur l'espoir suscité, Christine de Mazières, dans ce roman polyphonique qui retrace le parcours des victimes, mais aussi des acteurs de ce drame, nous interroge avec force sur le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.
C'est fini..." Ainsi commence le roman fiévreux de Chahdortt Djavann, qui se glisse dans la peau d'un homme au seuil de la mort. Dans un monologue intérieur bouleversant, où les images de l'enfance, de la mère, de l'amour et de la guerre s'entremêlent, l'auteur met à nu la vie d'un grand photographe de guerre. Un bras de fer entre le personnage et sa vie dont il voudrait comprendre le sens. Pourquoi a-t-il passé des années à traquer des images de mort ? Sur quelles souffrances, sur quelles absences s'est-il construit au point de ne plus se reconnaître dans cet autre qu'il est devenu ? Une écriture haletante, violente, sans concession, dans laquelle les pulsions de vie et de mort sont face à face