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COUNTRY GIRLS
O'BRIEN EDNA
SABINE WESPIESE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782848055435
Kate et Baba, les « filles de la campagne » de cette prodigieuse saga romanesque, grandissent dans un village de l?Ouest de l?Irlande. Quand la modeste et romantique Kate obtient une bourse pour aller étudier au couvent, l?intrépide Baba décide de la suivre. L?atmosphère y est irrespirable pour ces très jeunes filles éprises de liberté. Baba trouve alors le moyen de les faire toutes deux renvoyer. Les voilà parties pour Dublin, qu?elles rêvent de conquérir. La cruauté des hommes, prompts à abuser de leur naïveté ou à s?attribuer le statut avantageux de pygmalion, leur vaut désillusions et souffrances. Mais du moins vivent-elles selon leurs désirs. Le succès littéraire a été à la hauteur du scandale lors de la parution, en 1960, de TheCountry Girls, le premier livre de la célèbre trilogie d?Edna O?Brien. L?audace et la lucidité de la romancière de trente ans, concernant l?éveil à la sexualité de ses deux héroïnes, les mécanismes de l?oppression subie par les femmes et aussi leur refus d?être assignées à leur rôle de mère, font aujourd?hui résonner sa trilogie comme un vivifiant manifeste féministe.Country Girls réunit les trois premiers romans d?Edna O?Brien, née en 1930 dans le comté de Clare et tôt installée à Londres. Dans l?Irlande catholique et rétrograde de l?époque, leur publication a eu l?effet d?une déflagration : mis à l?index, brûlés en place publique, ils ont également valu à leur autrice les pires commentaires misogynes. Malgré cela, depuis 1960, la grande romancière irlandaise n?a jamais quitté sa table de travail, construisant une ?uvre éblouissante et traduite dans le monde entier.Toute la puissance de son écriture ? son lyrisme, sa tendresse pour ses personnages, son humour salutaire et son sens de l?intrigue ? est présente dans cette trilogie inaugurale.Onze de ses livres sont disponibles dans le catalogue de Sabine Wespieser éditeur, parmi lesquels le magistral Girl (2019).Notes Biographiques : Née en 1930 dans un petit village catholique de l?ouest de l?Irlande, Edna O?Brien grandit dans une ferme isolée entre une mère sévère et un père alcoolique. Après le pensionnat, elle part à Dublin pour suivre des études en pharmacie. En 1952, elle épouse, contre l'avis de sa mère, l'écrivain juif d'origine tchèque Ernest Gébler, et s'installe à Londres. Ses débuts littéraires datent de 1960, année de la parution du premier volet de la trilogie qui la rendit célèbre, The Country Girls Trilogy, La Trilogie des Filles de la campagne, enfin réédité en France. Ses premiers livres, publiés en Angleterre, ont longtemps été interdits en Irlande, parce qu?ils décrivaient de manière supposément subversive l?éveil à la sensualité de ces « filles de la campagne ». Bientôt divorcée, Edna O?Brien élève seule ses deux fils, au c?ur des Swinging Sixties londoniennes, sans pourtant jamais quitter sa table de travail. Depuis près de quinze ans, Sabine Wespieser éditeur publie son ?uvre, bien sûr tous ses livres récents : Crépuscule irlandais (roman, 2010), Saints et Pécheurs (nouvelles, 2012), Fille de la campagne (mémoires, 2013), Les Petites Chaises rouges (roman, 2016), Girl (roman) ? qui lui a valu en 2019 un prix Femina spécial pour l?ensemble de son ?uvre ? et aussi James & Nora (récit, 2021), ainsi que Femmes de Joyce (théâtre, 2023). En plus des nouveautés, certains des grands romans d'Edna O'Brien parus par le passé en France sont également réédités chez le même éditeur.
Une histoire sous forme d'enquête policière cocasse. La narration est originale, pleine de rebondissements et bourrée d'humour. Le second degré de l'auteur est savoureux, la fin est surprenante et hilarante !
Résumé : Séparée de son mari, Ellen vit avec son jeune fils dans une banlieue de Londres. Au début d'août, le père et le fils partent camper dans le Pays de Galles. Ellen, restée seule, disponible, décide de s'évader sur la Côte d'Azur, de s'amuser follement, moins par ennui ou désespoir que par vif désir de vivre. La vie dont elle rêvait commence bientôt avec une gigantesque "party" organisée par un groupe d'Américains. Après une nuit débridée, elle apprend la mort accidentelle de son fils. Cynique, elle reste sur la Riviera dans les bras d'un play-boy. Un mois plus tard, c'est une femme sans mari, sans enfant, sans amant qui rentre à Londres. Mais elle est bien vivante, libérée de tout et peut-être plus forte qu'avant son joli mois d'août.
Au cours d'une longue nuit blanche, dans une maison dont on lui a confié (peut-être imprudemment) la garde, Mary Hooligan se remémore son enfance irlandaise puis l'exil en terre ennemie (l'Angleterre), déclinant sur un mode tour à tour lyrique, fantasque ou sordide les périodes de vaches maigres, les péripéties de ses nombreuses aventures amoureuses, et le douloureux apprentissage de la solitude. Lancinant soliloque de la chair triste ou éblouie, de l'âme assoiffée et souvent meurtrie, le récit d'Edna O'Brien passe de l'évocation chatoyante des moments de bonheur à la comptine parfois bouleversante du temps qui s'écoule avec son cortège d'absents, nous renvoyant sans cesse à la vie infime et flamboyante de chacun, dispersé entre rêve et regret, sans nulle résidence durable sinon l'écriture et ses prestiges. Edna O'Brien est née en Irlande, dans le comté de Clare, mais c'est à Londres, où elle s'installe très jeune, qu'elle commence à écrire. Elle est l'auteur de plusieurs romans, dont sa trilogie des Filles de la campagne, Qui étais-tu, Johnny ? , Les Victimes de la paix et Vents et marées, des recueils de nouvelles Un coeur fanatique et Lanterne magique, enfin de nombreux scénarios et pièces de théâtre.
La route des Balkans. Dans une forêt hongroise, après des mois d'errance, Asma, une jeune Syrienne, attend, avec d'autres réfugiés, un véhicule pour l'Allemagne. Son père, pharmacien à Damas, a été exécuté, son frère a rejoint la rébellion. Pour sa sécurité, sa famille l'a alors envoyée en Europe. Lorsqu'arrive enfin un camion frigorifique, elle éprouve presque du soulagement à s'y entasser. Même si, dans la bousculade, elle perd son sac... et son cahier rouge ? le journal intime qu'elle tient depuis l'arrestation de son père en 2006. Tamim parvient à le récupérer. Il le conservera précieusement. Sur les routes depuis trois ans, contraint à chaque étape de travailler pour payer la suivante, il a quitté l'Afghanistan à quatorze ans, après l'assassinat de son père et de ses frères par les talibans. Lui aura plus de chance qu'Asma ? abandonnée à bord du fourgon avec ses compagnons d'infortune sur une aire d'autoroute, et dont la fin tragique agira comme un électrochoc sur la politique et l'opinion. A Munich, en cet été 2015, Helga entend avec effarement la nouvelle. Elle se souvient d'avoir été une réfugiée elle aussi, fuyant l'Armée rouge qui marchait sur Königsberg en 1945. Et, quand la chancelière Angela Merkel prononce son désormais célèbre "Wir schaffen das, nous y arriverons", Helga, comme tant de ses concitoyens, va tout naturellement proposer son aide aux demandeurs d'asile affluant sur le territoire allemand. Revenant sur cet élan de générosité et sur l'espoir suscité, Christine de Mazières, dans ce roman polyphonique qui retrace le parcours des victimes, mais aussi des acteurs de ce drame, nous interroge avec force sur le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.
Dans cette ville du Michigan où elle est née, entre supermarché, autoroute et lycée, tout destine Amy à l'adolescence sans histoire d'une jeune Américaine type. Tel est bien le souhait de sa mère, juive polonaise venue sur ce continent tout neuf pour tenter de fuir le passé familial. Mais dans la maison de tôle de Veronica Lane, les fantômes ne se laissent pas oublier. Les nuits d'Amy sont hantées par d'horribles cauchemars, où ressurgissent étrangement les suppliciés de la Deuxième Guerre mondiale, comme aussi le visage de sa soeur aînée morte à la naissance. Ses jours eux sont habités par de sourdes obsessions, qui peu à peu se matérialisent dans une course contre la montre pour échapper à la malédiction familiale, dont le ciel toxique de Bay City se fait l'écho. Le roman détaille les jours cruciaux de 1979, pendant lesquels le destin de la narratrice va basculer: le 4 juillet, fête de l'Indépendance et jour de ses dix-huit ans, la maison de tôle prend feu. La famille entière part en fumée, dans un saisissant retour de l'histoire, laissant Amy face à son présent. Tout l'enjeu de ce livre puissant et inspiré est bien dans la volonté désespérée de son héroïne d'en finir avec le passé. Devenue pilote de ligne pour échapper enfin à la poussière et à la cendre, elle n'aura de cesse d'interroger le ciel serein et indifférent... Grand roman américain en ce qu'il ne cesse de croire possible l'avenir de ses personnages, Le Ciel de Bay City interroge avec une effrayante justesse la capacité d'un peuple à oublier son histoire.
Résumé : L'Annexe. Quand elle n'est pas en mission, Anna retourne à Amsterdam, dans l'annexe où Anne Frank s'est cachée avec sa famille, avant d'être déportée, en 1944. Lors d'une de ses visites, l'espionne comprend qu'elle est suivie. Sans tarder, son organisation l'exfiltre dans une maison de protection, dont elle est supposée ignorer l'emplacement. Mais une allusion au smoked-meat de chez Schwartz's la convainc qu'elle va atterrir à Montréal, la ville de ses grands-parents. Celle dont le métier exige maîtrise des émotions et oubli de soi se laisse envahir par les souvenirs de ses vacances d'enfant. Dès son arrivée dans cette nouvelle annexe, un autre pan occulté de son passé se rappelle à elle : Celestino, chargé de veiller sur les neuf membres de leur insolite communauté, est un fou de littérature. Dans l'appartement couvert de bibliothèques, Anna s'abandonne aux réminiscences de ses études et à son goût exclusif pour la lecture, qu'elle avait sacrifié en changeant de vie. Avec le fantasque majordome prétendument cubain, qui la surnomme Albertine, l'espionne rebaptise ses compagnons de réclusion du nom des auteurs ou des personnages qu'ils lui évoquent : un vieux couple slave devient les Tourgueniev ; un agent d'apparence banale, certainement capable du pire, Meursault ; le chat, Moortje, comme celui d'Anne Frank. Ni la prisonnière ni son gardien ne perdent pourtant de vue l'enjeu de leur brillant duo. Et c'est tout l'art de Catherine Mavrikakis que de puiser dans la fiction la bien réelle issue de leur vénéneux pas de deux... Jouant avec les codes du roman d'espionnage et de captivité, L'Annexe se révèle un éblouissant hommage à la puissance invaincue de la littérature.
Avec cette saga familiale qui se déploie sur près d'un siècle, Diane Meur confirme son formidable talent de romancière.En Galicie, terre rattachée à l'empire habsbourgeois depuis le partage de la Pologne, l'obscure famille Zemka reconquiert le domaine fondé par un ancêtre noble et s'engage fiévreusement dans la lutte d'indépendance polonaise. Pour retracer son ascension puis sa décadence, l'auteur convoque une singulière narratrice : la maison elle-même qui, derrière sa façade blanche et son fronton néo-classique, épie ses habitants.Indiscrète et manipulatrice, elle attise les passions, entremêle les destins, guette l'écho des événements qui, des révolutions de 1848 aux tensions annonciatrices du désastre de 1914, font l'histoire de l'Europe. Elle est partout, entend tout, garde en elle toutes les ombres d'un passé qu'elle connaît mieux que les vivants. Mais les vivants ont sur elle un avantage qu'elle leur envie : leurs drames, leurs désirs et leur mobilité.Les femmes surtout la fascinent. Condamnées comme elle à la réclusion dans la sphère domestique, elles sont réduites, de mère en fille et de tante en nièce, à attendre l'amour en scrutant l'horizon.Mais l'horizon, c'est toujours la plaine, les champs, le clocher de la petite église uniate. Les arbres poussent, les vies se nouent et on dirait que rien ne change? Rien ne change, vraiment ? Pourtant, voilà qu'on se trouve au seuil du XXe siècle avec l'impression d'en avoir déjà entrevu les exodes, les cassures et les embrasements.Une jeune femme, enfin, réussira à s'en aller?DIANE MEUR, traductrice et romancière, est née à Bruxelles en 1970 et vit à Paris depuis vingt ans. Dans ce livre, où la maîtrise narrative le dispute à une fantaisie hantée, elle renoue avec la veine historique de son premier roman, La Vie de Mardochée de Löwenfels, écrite par lui-même (Sabine Wespieser éditeur, 2002) qui lui valut un accueil critique et public très favorable.
Un roman puissant qui raconte la vie inimaginable et incroyable de Kya, une enfant abandonnée par les siens au cœur d'un marais. Ce lieu devient son refuge et sa seule famille. Une histoire passionnante, enrichissante et douce-amère. Un superbe hymne à la nature !
O'Connor Flannery ; Goffette Guy ; Coindreau Mauri
Résumé : " Mr. Greenleaf accourait vers elle, brandissant son fusil, et elle le vit venir à elle, bien qu'elle ne regardât pas dans sa direction. Elle le vit s'approcher en longeant la lisière d'un cercle invisible, et la ligne d'arbres était béante derrière lui, et ses pieds ne foulaient que le vide. Il visa l'oeil de la bête et fit feu quatre fois. Elle n'entendit pas les détonations, mais elle perçut le tremblement de l'énorme corps alors que le taureau s'affaissait et l'entraînait dans sa chute, rivée à sa tête au point qu'elle semblait, lorsque Mr. Greenleaf fut près d'elle, se pencher sur l'oreille de l'animal et lui chuchoter une ultime révélation.". Mon mal vient de plus loin, " Greenleaf ".
Résumé : "Ce sera un essai-roman [...]. Il devra tout englober, sexualité, éducation, manière de vivre, de 1880 à nos jours ; et mettre à franchir les années toute l'agilité et la vigueur du chamois qui bondit par-dessus les précipices. C'est l'idée générale, en tout cas, et cela m'a plongée dans un tel brouillard, une telle ivresse, un tel rêve que, déclamant des phrases, et voyant des scènes alors que je remonte Southampton Row, je me demande si j'ai tant soit peu vécu sur terre depuis le 10 octobre. Comme pour Orlando, tout se précipite de soi-même dans le courant". Journal 1915-1941, 2 novembre 1932, à propos des Années.