Le volume rassemble des contributions aussi variées qu'audacieuses, pour certaines basées sur une expérience de l'histoire. Pour d'autres philosophiques, notamment centrées sur la pensée de Sari Nusseibeh, intellectuel palestinien mondialement connu par son engagement en faveur de la paix. Sa philosophie, à ce jour peu connue en France et peut-être une pensée des vaincus pour employer les vocables de Walter Benjamin, bouscule quelques lieux communs de la pensée occidentale.
L'histoire politico - militaire du Proche - Orient depuis 1948. Même si le Hezbollah et le Hamas, tous deux soutenus par l'Iran, n'ont pas renoncé à la lutte armée sous toutes ses formes, y compris le terrorisme, les guerres qu'Israël a menées depuis sa création ont contraint ses voisins à accepter son existence. En 1948, la guerre face aux armées arabes coalisées a permis de donner vie au rêve sioniste de reconstitution d'un foyer national pour le peuple juif. Israël écrase en 1967 les armées de l'Egypte, de la Jordanie et de la Syrie et se rend maître de la bande du Sinaï, de Gaza, de la Cisjordanie et du Golan. Après une revanche de l'Egypte en 1973, Israël choisit de faire la guerre au Liban, en 1982, pour étouffer dans l'oeuf le nationalisme palestinien qui ne cesse de progresser. En 2006, Israël mène une deuxième guerre contre le mouvement de Hezbollah. Depuis 1987 l'armée d'Israël se heurte aux réalités des conflits asymétriques et le pays tout entier fait face à une menace d'une autre nature : incompatible avec la solution à deux Etats, l'occupation de la Cisjordanie est contraire à ses valeurs et à ses intérêts.
Aux portes de l’Europe se déploie un monde arabe et musulman, en pleine mutation depuis 2011, l’année des "printemps arabes". Une curiosité nouvelle est née pour les pays qui en font partie. Cet ouvrage d’introduction et de réflexion sur la Palestine invite à la (re)découverte du pays à travers son histoire, sa société, sa politique, son économie, sa culture. Il offre une vision synthétique qui permet de mieux comprendre l’actualité immédiate.
Alternant récits individuels, portraits de juges et d'avocats, histoire régionale et réflexion juridique, Michael Sfard revient sur cinquante ans de lutte contre l'occupation dans les Territoires occupés. Véritable immersion dans le système judiciaire, Le mur et la porte s'organise autour de huit thématiques fondamentales - déportations, colonies, torture, mur de séparation, avant-postes non autorisés, détention administrative, démolitions punitives, assassinats ciblés - pour chroniquer le combat mené par les avocats et les organisations humanitaires devant la Cour suprême d'Israël. De grands procès en rebondissements judiciaires, Sfard souligne aussi les limites et les paradoxes de son combat - et l'on apprend pourquoi l'ouverture d'une porte dans le mur de séparation entre Israel et la Cisjordanie lui pose un délicat cas de conscience... Le mur et la porte nous implique magnifiquement dans le quotidien des défenseurs des droits des Palestiniens dans les Territoires occupés.
La Nakba, la "catastrophe" : tel est le nom que les Palestiniens donnent à la guerre de 1948, événement désastreux qui provoqua le départ de quelque 850 000 réfugiés palestiniens. Du côté israélien, 1948 fut une guerre d'indépendance victorieuse qui aboutit à la création de l'Etat d'Israël. Israël s'est construit autour de cet événement, politiquement et "symboliquement". Très tôt, l'historiographie israélienne s'est emparée de cette victoire pour en tirer des "mythes fondateurs", tels que "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", "les Palestiniens ont fui les combats volontairement", ou encore "Israël a accepté la partition de l'ONU en 1947 alors que les Arabes l'ont refusée"... Tous ces récits mythiques sont ici revisités et, souvent, mis à mal. Depuis quelques années déjà, se développe en effet en Israël une nouvelle historiographie qui remet en cause la version officielle israélienne des faits, et notamment le problème des réfugiés palestiniens. Eugene L. Rogan et Avi Shlaim, deux éminents historiens du Moyen-Orient contemporain, ont rassemblé les contributions des meilleurs "nouveaux historiens" israéliens et universitaires arabes et occidentaux, pour offrir un regard totalement neuf sur la guerre de 1948, afin d'en comprendre les enjeux historiques et contemporains. Avec Fawaz A. Gerges, Rashid Khalidi, Joshua Landis, Benny Morris, Laila Parsons, Charles Tripp.