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Eloge des Grecs
Nuss Bernard
PG DE ROUX
19,90 €
Épuisé
EAN :9782363711595
Homines maxime homines - "des hommes, qui sont des Hommes dans le sens le plus élevé du terme" (Plinius). "Comment un petit peuple qui n'était même pas constitué en nation, mais vivait dans des centaines de cités autonomes, a-t-il réussi à faire émerger une culture aussi originale et une civilisation quasiment parfaite ? Tout simplement parce que pour la première fois des hommes, aventuriers dans l'âme et géniaux de surcroît, ont osé se débarrasser des tutelles politiques, intellectuelles, religieuses, psychologiques sous lesquelles l'humanité était placée depuis l'origine des temps. Ils ne voulaient rien moins que prendre eux-mêmes en mains leur destin et vivre en adultes émancipés. Les Grecs ont été les premiers à comprendre toute l'ampleur de l'esprit humain et les immenses potentialités qui sont les siennes. Ils se sont donc engagés avec passion dans une étonnante aventure politique et spirituelle au cours de laquelle ils ont inventé la démocratie, délivré l'humanité de l'emprise des Dieux et porté à un degré de quasi-perfection l'Art et la Littérature. Les défis qu'ils se sont lancés durant ce processus les ont amenés à poser des questions essentielles sur le devenir humain auxquelles le monde moderne n'a toujours pas fini de chercher des réponses. Le siècle de Périclès (495-429 av. J.-C.) - puisque c'est ainsi qu'on le nomme - a été un des plus audacieux et des plus lourds de conséquences de l'histoire humaine. Nous, les Européens, vivons encore aujourd'hui sur ses acquis." Le récit pédagogique et enthousiaste d'une épopée de l'esprit, doublé d'un salutaire retour aux sources pour comprendre comment se sont peu à peu forgés, du fond de la nuit des temps, les traits de notre individualité européenne, révélée par le génie grec.
Tu ne peux pas comprendre, tu ne vis pas ce que je vis " : ce constat, sous couvert d?un très grand respect de l?autre, en arrange en fait plus d?un, " handicapé " ou non. Qu?il s?agisse de sortir du registre de la plainte, ou de prendre conscience de la proximité du handicap à côté de nous (voire en nous), la présence à soi et à l?autre suffit pour nous comprendre ; pour voir comment, dans la différence, brillent encore plus nos ressemblances. Dans ce qui aurait pu s?appeler " Tout ce que vous avez toujours voulu savoir de la vie intime d?une personne handicapée, sans jamais oser le demander ", un philosophe se laisse interroger par une personne en situation de handicap (puisque telle doit être socialement sa " spécialité "), et réciproquement. Les sujets les plus tabous sont abordés avec la franchise, et la lucidité non dénuée de délicatesse, que seule permet l?amitié. Nous sommes tous en situation de handicap, et cette thèse n?est pas une métaphore. Inversement, personne n?est handicapé, littéralement. Il convient donc d?accéder à la puissance libératrice du dialogue, pour se réapproprier ces vérités.
L'auteur vit depuis 56 ans dans une situation de totale dépendance physique. Il expose ici une conception originale et profonde de l'accompagnement des personnes en situation de dépendance, fruit d'années d'observations, de réflexions et de concertations, au cours desquelles il fut tout à la fois acteur, spectateur et cobaye. La technicité a longtemps primé sur l'humanité. La tendance en ce domaine s'inverse nettement depuis la loi du 11 février 2005 dite loi "en faveur de l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées". Cependant, dans les institutions particulièrement, la loi du silence, la peur et le chantage perdurent. La "prise en charge" des personnes se réalise encore souvent sur le mode d'un conditionnement proche du système carcéral, et "l'accompagnement" n'assure que le minimum vital. Un tel système continuera tant que les mentalités n'auront pas évolué. Vivant à domicile et militant activement pour développer ce mode de vie, Marcel Nuss a conçu ce livre pour ceux et celles qui exercent le métier d'accompagnant et pour les personnes accompagnées. Mais c'est à chacun qu'il adresse cette leçon d'humanité, ce qu'il nomme "la présence à l'autre".
Maladie des extrêmes dans la manieet dans la dépression, le trouble bipolaire (maladie maniaco-dépressive) modifie, lors des épisodes, les affects, les pensées et l'activité motrice dans tous les domaines de la vie mentale et relationnelle. Ce trouble de l'humeur change profondément l'expérience immédiate vécue par le patient.L'objectif des auteurs est de décrire certaines de ces expériences. L'originalité de cet ouvrage est de tenter de le faire en utilisant comme médiateur les oeuvres d'art.Ces oeuvres d'art aident le lecteur à percevoir l'état psychologique du patient bipolaire dans une globalité sensible autant qu'intellectuelle :- l'émotion suscitée par les oeuvres reproduites et commentées permettra aux cliniciens une meilleure compréhension de la vie psychique de leurs patients ;- cet ouvrage aidera également les patients bipolaires et leur entourage à mieux concevoir la nature de leur trouble et, ainsi, à mieux participer aux soins qui leur sont proposés.Non exclusivement réservé aux psychiatres ou aux patients, ce beau livre s'est aussi voulu ouvert à tous. Le texte est accessible au plus large public. Entourage du patient ou amateurs d'art y découvriront ainsi une analyse fine et un regard original sur la vie psychique et sur quelques oeuvres d'art.
Comment "avoir un handicap" dans une société handicapée par une économie de marché, une société qui a mis une croix sur l'économie solidaire ? Comment refuser "d'être handicapé" dans cette société, où la charité commande de concéder le minimum vital et se donne les airs d'un humanisme contrit de ne pas pouvoir faire davantage ? Telles sont les questions que l'on doit se poser pour "être accompagnant", dans une société où tout vous pousse à "faire de l'accompagnement" Ce livre est écrit par un expert : Marcel Nuss, atteint depuis l'enfance d'une amyotrophie spinale évolutive, qui déforme et paralyse la majeure partie de son corps, ne lui permettant de vivre qu'avec l'assistance d'une machine (pour assurer sa respiration) et, surtout, qu'avec l'aide quasi permanente d'autrui. Expert en plurihandicap, donc, mais aussi, puisqu'il ne pourrait vivre sans, en accompagnement. C'est ce que Marcel Nuss appelle sa "double casquette d'acteur et de spectateur", voire de "cobaye volontaire" et de formateur. Celui-là sait de quoi il parle. A nous de savoir l'écouter " A. Comte-Sponville.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.