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Dali
Nuridsany Michel
FLAMMARION
25,50 €
Épuisé
EAN :9782080682222
Dali dépoussiéré. Dali dans la proximité de Warhol et de Duchamp, voilà ce que ce livre s'attache à faire découvrir ici plutôt - ou tout autant - qu'un Dali en icône surréaliste, ce qu'il fut peu de temps, finalement: de 1929 à 1939. Un Dali fasciné par la physique quantique et la théorie des catastrophes autant que par la toute-puissance du rêve et de l'inconscient. Un Dali qui doit plus à Lorca qu'à Gala. Même amoureusement. Un Dali qui écrit une autobiographie, un roman, des poèmes, crée des décors, écrit des scénarios, fait de la pub. Un Dali chez qui, très vite, l'attitude prend le pas sur la forme. Un Dali moderne, qui traverse l'art conceptuel, annonce l'hyperréalisme, ose être littéraire dans sa peinture. Adore Roussel. Invente l'objet. Dali comme il faut le réexaminer aujourd'hui. Comme le fait ici Michel Nuridsany dans une biographie amusée et allante qui va à la fois au nerf et dans les détails. Avec un plaisir communicatif.
Rigoureux comme doit l'être un catalogue raisonné, ce livre donne à entendre, en même temps, la voix de Claude Lévêque, à travers des échanges amusés, rapides avec Michel Nuridsany. On découvre ainsi, en toute liberté, un artiste commentateur de lui-même et des autres, dans la proximité complice d'un ami qui le connaît depuis ses débuts. Ici, Claude Lévêque réagit à la vue de chaque carton d'invitation, manifeste avec éclat son plaisir et, avec la même vivacité, ses déceptions, parle du punk, de rock, se branche sur Internet et fait entendre Gloria Gaynor, David Bowie, Kurt Cobain, se souvient de ses fins de fêtes, de ceux qui ont écrit pour lui des mots, des phrases, parle de ses célèbres néons, évoque ses rapports avec des directeurs de petites structures, dérive, revient à l'essentiel... On mesure alors toute la profondeur, toute l'étendue de cet art aigu, sensible et vivant qui ose l'émotion dans des dispositifs toujours élaborés en situation. Une façon inhabituelle et proche de découvrir cet artiste majeur de la scène artistique française et internationale.
Warhol, je suis son amant. Évidemment, tout le monde me prend pour un gigolo. Ça m'amuse. Si l'on savait... Oui: j'avais une vie avant de connaître ce cher Andy. Étudiant à l'École du Louvre et voleur amateur, formé ensuite, plus sérieusement, par un collectionneur du quai Voltaire, marchand de faux qu'il savait admirablement rendre vrais, trafiquant d'armes proche des renseignements généraux que j'appelais Monsieur X, je suis devenu un excellent faussaire et un riche marchand. Au Japon, qui était un Eldorado pour des gens comme moi dans les années 60, j'ai fait fortune et rencontré Warhol. On l'appelait, alors, le survivant. C'est un peu après, alors que nous revenions de Giverny, qu'il m'a fait la proposition qui allait changer ma vie et la sienne: prendre sa place, continuer son oeuvre, entrer en possession de la marque, comme il m'a dit. Et lui? Incroyable. Vous n'imaginez pas ce qu'il m'a demandé". Dans cette étourdissante fantaisie, tout est vrai et le reste vraisemblable. Michel Nuridsany joue en virtuose des vertiges qu'il nous offre, ouvrant par effraction un monde où tout se mêle, le faux, le vrai et l'entre-deux...
Une initiation à l'histoire mondiale de la peinture, à partir de 100 tableaux choisis et commentés. Mettre sur le même plan la Joconde et un chef-d'oeuvre de la peinture chinoise, c'est offrir aux lecteurs un élargissement du territoire de la peinture. Le choix de Michel Nuridsany s'étend de la Perse (miniatures), au Japon (estampes), à l'Inde (peintures des grottes d'Ajanta), à la Russie (icônes), à l'Irlande (enluminures), au Mexique (peintures murales), mais aussi à la peinture de Byzance et à notre sublime Moyen-Age. Chaque peinture est replacée dans son contexte historique et analysée de manière à en faire comprendre les qualités essentielles : couleur, composition, traitement du sujet. Michel Nuridsany propose, dans un style à la fois concis et enlevé, un panorama d'histoire de la peinture accessible au public le plus vaste. A travers une approche pédagogique et simple, il nous apprend à regarder la peinture et à apprécier le génie de l'artiste.
Le deuxième numéro de Rendes-sous creuse, approfondit et ouvre ce qui faisait, nous l?espérons, l?originalité de cette nouvelle revue pluridisciplinaire et semestrielle : croiser les regards, les expériences, les pratiques, les aspirations, les rêves, minimiser le contexte pour ne s?occuper que d?art, en demandant notamment à des artistes de parler d?autres artistes en dehors du domaine qui d?ordinaire est le leur. Cette revue est un échangeur. Au coeur de l?art, exactement.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)