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L'urgence africaine. Changeons le modèle de croissance !
Nubukpo Kako
JACOB
24,85 €
Épuisé
EAN :9782738148933
Derrière le discours savamment rodé d'une émergence africaine, les faits restent têtus. L'Afrique subsaharienne est la seule région du monde où la population extrêmement pauvre (sous le seuil de 1,25 dollar par jour) a doublé en cinquante ans. Si croissance il y a en Afrique, elle est loin de profiter à l'ensemble des Africains. Ce livre défend la thèse de l'instrumentalisation de l'Afrique comme laboratoire du néolibéralisme avec la complicité de ses propres élites. Il tire la sonnette d'alarme sur la réalité d'un continent à la dérive, subissant des prédations minières et foncières, des sorties massives de capitaux, ou encore la concurrence des surplus agricoles européens. Or des solutions existent : elles reposent sur les ressources et les savoir-faire africains. Leur mise en oeuvre suppose le retour à la souveraineté, notamment monétaire, et la prise en compte de la société civile. Il y a urgence, car la croissance démographique fait du continent africain une terre de prospérité future ou... une véritable bombe à retardement.
Après des décennies de (néo)colonialisme monétaire, le temps est venu, pour l'Afrique de l'Ouest, d'opérer un changement historique ? : en mettant fin à l'époque du franc CFA, les Etats africains souhaitent une nouvelle monnaie qui incarne la souveraineté monétaire - illustrée par leur prise de responsabilités par rapport à leur devise et à leur futur. Quelles voies emprunter pour atteindre cet objectif ?? Quels outils mobiliser ?? C'est toute l'ambition de cet ouvrage que de proposer un véritable programme d'émancipation monétaire, et donc aussi politique. Ainsi, tout autant test de sincérité pour la France que test de crédibilité pour les Etats africains, ce changement de monnaie sera la première étape d'un processus de réappropriation, par les peuples africains, de leur projet de développement.
Une évidence suscite aujourd'hui réflexion : le couple est à la croisée des chemins. Il est en crise. En effet, union, décomposition et parfois recomposition alternent la vie des couples pris entre incompréhension et violence, estime et mésestime, espoir et désillusion, bonheur et dépression". La lecture de la vie de couple, proposée dans cette étude et qui s'appuie sur le cas de la société togolaise, s'inscrit très largement aux confluents de la sociologie de la famille et de la sociologie de la communication. Elle tente de mettre en lumière la construction de la vie de couple, la dynamique interrelationnelle au sein du couple et la communication conjugale, des réalités sociales soumises à évolution et à débat et qui déterminent l'identité du couple. Les réflexions proposées ici visent, dès lors, à étudier les pratiques sociales liées aux structures et au fonctionnement du couple dans la société togolaise, afin d'en comprendre les logiques sociales et celles des acteurs qui s'y déroulent. Il en ressort que les pesanteurs socioculturelles et le manque d'une communication interpersonnelle dynamique amènent les couples, dans la société togolaise d'aujourd'hui, à vivre séparément ensemble, dans des postures stratégiques où chacun oeuvre plutôt pour ses intérêts particuliers.
Nubukpo Kako ; Roux Rhina ; Cohen Déborah ; Guilha
Dossier : Crises et révoltes sociales Greg Albo, Abi Yaghi, Kako Nubukpo, R. Roux, Son Youg Woo, Figures de la crise en Afrique, en Asie et aux Amériques. Irene Viparelli, Crises, révoltes et occasion révolutionnaire chez Marx et Lénine Déborah Cohen et Jacques Guilhaumou, Crises et révoltes sociales dans lhistoriographie de la France contemporaine Philippe Pierre-Charles, La dynamique de la lutte sociale aux Antilles Makis Seferiades, Loukia Kotronaki, Une jeunesse grecque en révolte Guillaume Sibertin-Blanc, Crise et luttes étudiantes: dialectique de politisation et questions de méthode Marlène Benquet, Le nouvel esprit du capitalisme aux prises avec les nouvelles radicalités professionnelles Emmanuel Renault, Bruno Tinel, Les crises du néolibéralisme Intervention Paul Séréni, Marx et le plan concerté, un bref retour Sonja Buckel, « La forme dans laquelle peuvent se mouvoir les contradictions ». Pour une reconstruction de la théorie marxiste du droit Massimiliano Tomba, La « véritable politique ». Observations sur justice et politique Ranabir Samaddar, Lire Foucault à l'ère post-coloniale Entretien Axel Honneth, Sur lactualité de la théorie critique Compte-rendus
Résumé : Le franc CFA, créé en 19,45 comme "franc des colonies françaises d'Afrique", est aujourd'hui arrimé à l'euro. Il est en cours dans quinze Etats africains. Si la monnaie est un attribut de souveraineté, les économies de ces pays demeurent sous la coupe d'une double tutelle : française et européenne. Les économistes qui ont collaboré à cet ouvrage, spécialistes des questions monétaires et de l'Afrique, montrent que les peuples concernés souffrent d'une monnaie trop forte, déconnectée des réalités locales. Ils expliquent les fonctions économique et politique de la monnaie, l'histoire du franc CFA et de ses mécanismes. On ne peut concevoir un avenir pour ces pays sans connaître et critiquer les effets de cette monnaie, sans ouvrir des débats en Afrique et en Europe, en France particulièrement, pour mettre fin à cette servitude, en argumentant contre les tenants du statu quo, en ouvrant des alternatives crédibles à cette monnaie de domination.
Toutes les civilisations ont apporté des réponses qui aidaient au deuil. Toutes, sauf la nôtre. Les mourants et leurs proches restent le plus souvent seuls, désorientés, désarmés, dans une société qui refuse la douleur, qui valorise plaisir, jeunesse et performance. Au moment où le religieux et les rites s'effacent, où la communauté se disjoint, Marie-Frédérique Bacqué montre qu'il est de notre devoir d'inventer les moyens de faire face à l'écoulement du temps et aux drames qui accompagnent le mouvement même de la vie. Autrement dit, d'apprivoiser la mort.
La folie... Un mot qui fait peur. Un mot que les psychiatres et les psychanalystes ont rayé de leur vocabulaire, mais qui reste toujours présent, traduisant la confusion, l'angoisse de tout un chacun devant ce qui est désormais désigné comme la maladie mentale. Qu'est-ce que la folie ? Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? C'est à ces questions fondamentales que répond Edouard Zarifian, dans un livre qui ne recule pas devant la polémique lorsqu'il s'agit de débusquer les idéologies et les mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique. A beaucoup, il apportera réconfort et soulagement.
Que se passe-t-il entre un psychanalyste et son patient? Qu'est-ce que cette relation a de particulier? Pourquoi, dans des cas trop nombreux la cure ne procure-t-elle aucun bienfait? Pourquoi, bien souvent, est-elle le théâtre de détériorations persistantes? "François Roustang excelle dans ce texte très polémique." (Corinne Ehrenberg, Esprit.) "François Roustang: un hérétique particulièrement astucieux, des essais toujours surprenants et excitants pour l'esprit. Ce qu'il nous propose: un" gai savoir "de l'inconscient. Il y a donc urgence à le lire et à le relire." (Le Monde.)
On apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi