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Oeuvres complètes. Tome 2, Les fragments
NOVALIS
GALLIMARD
28,01 €
Épuisé
EAN :9782070284306
La gloire des vrais poètes est lente, discrète et chaleureuse comme une braise inextinguible, qui habite d'abord le coeur de quelques-uns, puis se propage de proche en proche et de génération en génération pour toujours plus enrichir et réchauffer les meilleurs. Plus intime que toutes, celle de Novalis aura mis un siècle à s'épanouir, deux pour quitter sa langue et arriver jusqu'à nous, beaucoup plus proche et plus vivante dans sa magie, plus efficace et plus utile à l'âme que tant de voix contemporaines déracinées de leur éternité par la rage de l'actualité. L'audiovisuel tambourine, pétarade, multipliant ses agressions et ses violences ; mais entre le lecteur et ce qui est écrit, même si l'on feint de l'ignorer, il y a un pacte de silence qui est le chemin le plus sûr, la voie de toutes les reconquêtes ; car "le chemin mystérieux va vers l'intérieur", mène vers le dedans. L'univers est en nous, et dehors, il n'y a que l'orage des apparences. "Là où il n'y a plus de dieux, règnent les spectres". Esprit de haute précision, d'une curiosité intellectuelle extraordinaire, Novalis, de 1772 à 1802, n'aura eu que vingt-neuf ans pour disposer de son génie, inaugurer et fonder le romantisme, s'initier à l'invisible et opérer cette prodigieuse conversion à la mort (quand il perdit sa bien-aimée) qui lui ouvrit les portes des grands mystères, et lui permit de nous laisser le pur diamant de son Ouvre, réunie ici en français pour la première fois : une oeuvre où bien souvent les mots, réconciliés soudain avec leur vrai destin spirituel, prennent un accent et acquièrent un pouvoir unique dans l'histoire des littératures, ont une force de pénétration et un retentissement auxquels il suffit de se prêter pour découvrir soi-même, tout simplement, des perspectives nouvelles, immenses et géniales, à son tour.
La gloire des vrais poètes est lente, discrète et chaleureuse comme une braise inextinguible, qui habite d'abord le coeur de quelques-uns, puis se propage de proche en proche et de génération en génération pour toujours plus enrichir et réchauffer les meilleurs. Plus intime que toutes, celle de Novalis aura mis un siècle à s'épanouir, deux pour quitter sa langue et arriver jusqu'à nous, beaucoup plus proche et plus vivante dans sa magie, plus efficace et plus utile à l'âme que tant de voix contemporaines déracinées de leur éternité par la rage de l'actualité. L'audiovisuel tambourine, pétarade, multipliant ses agressions et ses violences ; mais entre le lecteur et ce qui est écrit, même si l'on feint de l'ignorer, il y a un pacte de silence qui est le chemin le plus sûr, la voie de toutes les reconquêtes ; car "le chemin mystérieux va vers l'intérieur" , mène vers le dedans. L'univers est en nous, et dehors, il n'y a que l'orage des apparences. "Là où il n'y a plus de dieux, règnent les spectres". Esprit de haute précision, d'une curiosité intellectuelle extraordinaire, Novalis, de 1772 à 1802, n'aura eu que vingt-neuf ans pour disposer de son génie, inaugurer et fonder le romantisme, s'initier à l'invisible et opérer cette prodigieuse conversion à la mort (quand il perdit sa bien-aimée) qui lui ouvrit les portes des grands mystères, et lui permit de nous laisser le pur diamant de son OEuvre, réunie ici en français pour la première fois : une oeuvre où bien souvent les mots, réconciliés soudain avec leur vrai destin spirituel, prennent un accent et acquièrent un pouvoir unique dans l'histoire des littératures, ont une force de pénétration et un retentissement auxquels il suffit de se prêter pour découvrir soi-même, tout simplement, des perspectives nouvelles, immenses et géniales, à son tour.
Plus qu'un patriote, plus qu'un esprit (et quel esprit ! ? il a côtoyé Fichte, Hölderlin et Schlegel), Novalis est, selon l'expression d'Armel Guerne, un "famélique du ciel". Sa poésie est tension absolue vers l'infini. Totalement débarrassé de toute considération matérialiste et terrestre, Novalis n'a de cesse d'expérimenter, par l'écriture poétique, la potentialité puis l'effectivité de l'Éternité. Dans les Hymnes à la nuit parus en 1800 dans la revue Athenaeum dirigée par Schlegel, Novalis compose une grande ode à la déesse Nuit et aux dieux afin de conjurer le sort fatal qui emporta sa jeune fiancée, Sophie von Kühn. Écrits en vers, parfois aussi sous une forme plus libre qui s'abandonne à la poésie en prose, les Hymnes à la nuit avancent implacablement sur les sentiers d'un chemin de croix poétique. Novalis cherche l'espérance et la rédemption en s'adressant à la nuit et aux dieux. Sans crainte et sans orgueil, Novalis dévisage les dieux : "Là où il n'y a plus de dieux, règnent les spectres", proclame-t-il à la nuit. Les Hymnes à la nuit sont les derniers écrits poétiques de Novalis. À peine sont-ils achevés que le jeune poète meurt. Il n'est alors âgé que de 28 ans, mais il sait qu'il est à jamais entré glorieux dans "l'éternité de la nuit nuptiale". Délivré du doute et réconcilié avec la mort, Novalis parvient à la fin de ses hymnes à apprivoiser ses peurs et à domestiquer la nuit, ils sont devenus sources de joie, ils sont ses "béatitudes infinies". --Denis Gombert
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.