
Henri d'Ofterdingen
Foncièrement et par nature, Henri était né pour être poète. Tous les hasards semblaient converger et s'unir pour sa formation, et rien encore n'était venu contrarier le vif éveil de sa vie intérieure. Tout ce qu'il voyait, tout ce qu'il entendait n'était que pour, semblait-il, lui ôter un nouveau verrou au-dedans de lui-même, lui ouvrir une fenêtre nouvelle. Il voyait devant lui s'étaler le monde dans toute l'étendue et la diversité de ses modalités entremêlées et sans cesse changeantes. Mais c'était un monde encore muet, et son âme, la parole, n'y était toujours pas éveillée. Or, déjà s'approchait un poète qui tenait par la main une adorable jeune fille, afin que, par les sons de la langue maternelle et la caresse exquise et douce d'une tendre bouche, s'ouvrissent les lèvres stupides et qu'en mélodies infinies se développât le simple accord".
| Nombre de pages | 248 |
|---|---|
| Date de parution | 17/11/2011 |
| Poids | 253g |
| Largeur | 127mm |
| SKU: | 9782070136223 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782070136223 |
|---|---|
| Titre | Henri d'Ofterdingen |
| Auteur | NOVALIS |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 127 |
| Poids | 253 |
| Date de parution | 20111117 |
| Nombre de pages | 248,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Hymnes à la nuit suivis de Chants spirituels. Edition bilingue français-allemand
NOVALISRésumé : Subjugué par la philosophie idéaliste de Fichte prônant le caractère fondamentalement unitaire du créé, parce qu'enraciné dans le moi profond de l'homme qui le ressource sans cesse, le transfigure et lui donne vie, Novalis crée le romantisme en faisant de l'intériorité ténébreuse du moi (Hymnes à la nuit) le lieu de cette élaboration magique et poétique du monde. Il identifie ainsi l'homme du faire (poïeîn), soit le poète, avec le démiurge suprême, Dieu incarné, le Christ...ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -

HYMNES A LA NUIT. CHANTS SPIRITUELS. DISCIPLES A SAIS - EDITION BILINGUE
NOVALISRésumé : Texte de référence du premier romantisme allemand, les Hymnes à la nuit de Novalis sont un chef-d'oeuvre incontestable de la poésie allemande. Novalis y célèbre les puissances de la Nuit. Par leur association du vers et de la prose, leurs renvois habilement entremêlés au christianisme, à Young, Schiller, Böhme et Shakespeare, les Hymnes n'ont cessé d'influencer les écrivains allemands jusqu'à l'époque moderne. Les Chants spirituels, publiés après la mort de l'écrivain, ont pour certains été adoptés par les Eglises protestantes. Par leur utilisation raffinée et ciselée des images, ils expriment toute la complexité du rapport de Novalis au religieux. Les Disciples à Saïs constituent le premier roman de Novalis. Non publié de son vivant et demeuré inachevé, ce texte fut composé à partir de 1798. Il se présente comme un "roman de la nature" en deux parties et participe d'une Naturphilosophie dont la moindre énigme n'est pas son caractère supérieurement poétique. A côté de ses relevés, de ses calculs, de ses analyses organiques du sol, l'assesseur des Salines de Weissenfels tente de penser la nature qui, dans ce récit, s'offre comme un langage chiffré, opaque, tissé de signes énigmatiques qui convoquent le pouvoir interprétatif du lecteur.ÉPUISÉVOIR PRODUIT33,00 € -

Les Disciples à Saïs ; Hymnes à la nuit ; Chants religieux. Avec quelques poèmes extraits d'Henri d'
NOVALISPlus qu'un patriote, plus qu'un esprit (et quel esprit ! ? il a côtoyé Fichte, Hölderlin et Schlegel), Novalis est, selon l'expression d'Armel Guerne, un "famélique du ciel". Sa poésie est tension absolue vers l'infini. Totalement débarrassé de toute considération matérialiste et terrestre, Novalis n'a de cesse d'expérimenter, par l'écriture poétique, la potentialité puis l'effectivité de l'Éternité. Dans les Hymnes à la nuit parus en 1800 dans la revue Athenaeum dirigée par Schlegel, Novalis compose une grande ode à la déesse Nuit et aux dieux afin de conjurer le sort fatal qui emporta sa jeune fiancée, Sophie von Kühn. Écrits en vers, parfois aussi sous une forme plus libre qui s'abandonne à la poésie en prose, les Hymnes à la nuit avancent implacablement sur les sentiers d'un chemin de croix poétique. Novalis cherche l'espérance et la rédemption en s'adressant à la nuit et aux dieux. Sans crainte et sans orgueil, Novalis dévisage les dieux : "Là où il n'y a plus de dieux, règnent les spectres", proclame-t-il à la nuit. Les Hymnes à la nuit sont les derniers écrits poétiques de Novalis. À peine sont-ils achevés que le jeune poète meurt. Il n'est alors âgé que de 28 ans, mais il sait qu'il est à jamais entré glorieux dans "l'éternité de la nuit nuptiale". Délivré du doute et réconcilié avec la mort, Novalis parvient à la fin de ses hymnes à apprivoiser ses peurs et à domestiquer la nuit, ils sont devenus sources de joie, ils sont ses "béatitudes infinies". --Denis GombertÉPUISÉVOIR PRODUIT8,40 €
Du même éditeur
-
Le Coran
ANONYMES/GROSJEAN4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.ÉPUISÉVOIR PRODUIT61,00 € -
Souvenirs intimes de David Copperfield. De grandes espérances
Dickens CharlesTraduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.ÉPUISÉVOIR PRODUIT69,50 € -
Anthologie de la poésie française
Gide André«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.ÉPUISÉVOIR PRODUIT53,00 € -
Oeuvres romanesques. Tome 1, Poèmes de guerre et d'après-guerre
Hemingway ErnestRésumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.EN STOCKCOMMANDER77,50 €
De la même catégorie
-
Le Château
Kafka Franz- Dans quel village me suis-je égaré ? Y a-t-il donc ici un château ? - Mais oui, dit le jeune homme lentement, et quelques-uns des paysans hochèrent la tête, c'est le château de M. le Comte Westwest. - Il faut avoir une autorisation pour pouvoir passer la nuit ? demanda K. comme s'il cherchait à se convaincre qu'il n'avait pas rêvé ce qu'on lui avait dit. - Il faut avoir une autorisation, lui fut-il répondu, et le jeune homme, étendant le bras, demanda, comme pour railler K., à l'aubergiste et aux clients : - A moins qu'on ne puisse s'en passer ?...ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,50 € -
Nathan le Sage
Lessing Gotthold Ephraim1187, Jérusalem. Au c?ur du chaudron brûlant allumé par les Croisades. Saladin vient de reprendre la ville aux Croisés. Victorieux, il agit vis-à-vis des juifs et des chrétiens dans un esprit de tolérance inconnu jusqu'alors. Seuls les Templiers, qui tuent en invoquant Dieu, ne trouvent pas grâce à ses yeux. Or, fait inouï, il vient justement d'en épargner un, un jeune. Et Jérusalem bruit de rumeurs. Ce jeune homme, alors qu'il erre, mélancolique, par les rues de la ville, sauve à son tour des flammes une jeune fille juive- acte, lui, hors normes pour un Templier... Le père de cette dernière, un riche marchand, revient d'un long voyage... La " folle journée " peut commencer. En imaginant ainsi la rencontre d'un musulman apôtre de la tolérance, d'un juif sympathique, et d'un chrétien assailli par le doute, Lessing, en 1779, bouscule les représentations de son temps (et du nôtre ?).ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -
Contes
Grimm Jakob et Wilhelm ; Grimm Wilhelm ; Robert MaDes Contes de Grimm, on ne connaît guère en France que les plus célèbres, encore est-ce à la faveur d'une confusion, puisque, pour le grand public, ils appartiennent bien plus au monde du dessin animé qu'aux deux savants allemands qui les ont relevés pour les sauver de l'oubli. Pourtant, tels que les frères Grimm les ont patiemment recueillis et transcrits, ils sont une des sources les plus profondes du romantisme allemand et ont droit à une place de choix dans la littérature universelle. Si humbles soient-ils à l'origine, ils lui ont en effet fourni non seulement le "il était une fois" qui est le début de tout roman, mais d'inépuisables sujets de réflexion sur ses commencements et ses fins : les contes de Kafka seraient pour une part inconcevables sans ce qu'ils doivent aux Märchen, et Brecht avait de très bonnes raisons d'imiter Grimm dans l'un de ses plus beaux poèmes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -
L'Amérique
Kafka FranzLorsque, à seize ans, le jeune Karl Rossmann, que ses pauvres parents envoyaient en exil parce qu'une bonne l'avait séduit et rendu père, entra dans le port de New York sur le bateau déjà plus lent, la statue de la Liberté, qu'il observait depuis longtemps, lui apparut dans un sursaut de lumière. On eût dit que le bras qui brandissait l'épée s'était levé à l'instant même, et l'air libre soufflait autour de ce grand corps...ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 €









