Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
PLAIDOYER POUR UN MONDE METIS - POSTFACE DE DANIEL BENSAID
NOUSS ALEXIS
TEXTUEL
17,30 €
Épuisé
EAN :9782845971707
Issue du contexte colonial, la notion de métissage en porte le stigmate négatif. Récupérée par la publicité, elle est aussi devenue slogan commercial. Alexis Nouss récuse ces deux dérives dans ce plaidoyer fondé sur une double perspective sociologique et politique. Sa réflexion est aussi nourrie de son expérience vécue - la frontière, la ville, l'éxil - et d'exemples empruntés aux champs esthétiques - littérature et musique. Il défend ici le métissage comme possibilité d'un nouvel être-ensemble. Un métissage respectant les différences dans un projet collectif. Un métissage fondé sur la multi-appartenance identitaire - être ici et là, être ceci et cela - refusant autant des modèles assimilateurs que communautaristes. Face à la paralysie des principes politiques en cours, le métissage affiche un pouvoir conceptuel novateur pour aborder la citoyenneté, la laïcité, le racisme, la globalisation ou le cosmopolitisme.
Ce volume prolonge les réflexions du séminaire tenu à Montréal, articulé autour de la question " Dire l'événement, est-ce possible ? ". Les contributions de Gad Soussana ("De l'événement depuis la nuit" suivi de "Arriver") et d'Alexis Nouss ("Parole sans voix") tentent d'en prendre la mesure à partir des problématiques de l'origine et du posthume. Mais l'essentiel, en elles, aura été de susciter la réponse de Jacques Derrida : " Une certaine possibilité impossible de dire l'événement ". Plus qu'une simple rencontre, ce séminaire explicite la présence d'une pensée de l'événement au cœur de l'œuvre littéraire et de l'œuvre philosophique.
Wolkowicz Michel Gad ; Moreau Thibault ; Nouss Ale
Schibboleth : mot de passe, "épi" en hébreu, produit du travail de culture des hommes, ressource de vie et de transmission, mot de la signifiance du Langage et, de la Bible à Paul Celan en passant par Derrida et Freud, symbole de l'altérité. La collection Schibboleth - Actualité de Freud -, s'inscrit dans le sillage d'Imago, la première revue freudienne. Lieu de recherches et d'échanges transdisciplinaires, elle invite le lecteur à un débat ouvert mené par des auteurs et des acteurs de référence dans les domaines de la science, de l'art, de la société ici réunis pour réfléchir, témoigner, discuter autour des questions-clefs que pose notre monde en crise. L'esprit, le programme et le défi de la collection Schibboleth - Actualité de Freud - : décider du travail de civilisation et de culture à partir du monde tel qu'il est, non tel qu'on voudrait qu'il soit. Il était naturel de s'intéresser d'abord à la psychologie de masse, comme phénomène et comme notion, comme voie d'accès privilégiée au coeur de notre époque. La psychologie de masse, pouvant s'appliquer à toute structure sociale, représente une réalité essentielle pour chaque être humain (quant à son individuation) et pour l'espèce humaine (quant à sa perpétuation). Parce qu'on se construit dans un rapport aux autres, parce qu'il n'y a pas de pensée sans échange, parce qu'il n'y a de sujet, aujourd'hui et maintenant, qu'inscrit dans une filiation.
L'oeuvre de Paul Celan a amené Adorno à revoir son jugement sur l'impossibilité d'écrire des poèmes après Auschwitz. Mais elle nous laisse avec un autre questionnement: comment lire des poèmes après Auschwitz? Croisant les outils critiques de la théorie littéraire et de la philosophie (notamment les pensées de Benjamin, Lévinas et Derrida), Alexis Nouss considère à parts égales le travail d'écriture de Celan et son travail de traduction, immense et mal connu, pour les situer au sein d'une même poétique ouverte sur l'ailleurs. L'auteur entend également sortir l'oeuvre de Celan des cadres de réception qui ont souvent été les siens en France, à savoir des lectures philosophiques ou esthétiques tendant, dans les deux cas, à relativiser son historicité. Si "déplacement" s'est imposé comme le mot-clé pour tenter une telle approche dans ce livre, c'est qu'il est appelé par la notion de méridien, centrale chez Celan. Quatre parties en jalonnent la circularité: "Le sens déplacé", "Le temps déplacé", "La langue déplacée", "La vie déplacée". Celan se refusait à toute biographie hors du vivant de la parole poétique. Il n'empêche que son existence, de la naissance en Bucovine jusqu'au suicide à Paris, incarne le destin d'une Europe qui vit au XXe siècle son identité mutilée. Il importait alors de retracer le décor du parcours de sa vie, ce à quoi s'emploient des vignettes rédigées en fonction des lieux qu'il connut et insérées en tête de chaque chapitre.
Difficile de définir la notion de littérature migrante. Sous l'angle de la traduction, la catégorie devient pourtant plus identifiable. Les littératures migrantes ont pour principale caractéristique de produire une vaste translation culturelle d'un champ à l'autre, soit que l'écrivain ait adopté la langue du pays d'accueil et opère lui-même le processus de transfert, soit qu'il écrive encore dans sa langue d'écriture première et que ce travail appartienne au traducteur. Comment dès lors, écrivain ou traducteur, traduisent-ils à destination d'un lectorat qui les ignore ou ne les reconnaîtra pas des références culturelles, des accents ou autres distorsions phonétiques, voire des éléments relevant de codes minorisés ? Si l'écrivain allophone peut avoir recours à des pratiques translinguistiques massives dans son texte, le traducteur dispose-t-il, dans sa pratique, d'une même liberté ? Ce sont là quelques-unes des interrogations auxquelles le volume se propose de répondre.
Résumé : Qui sont les nouveaux militants libertaires à l'heure de la déliquescence des partis politiques ? Francis-Dupuis Déri, chercheur en science politique et militant, livre loin des clichés médiatques un exposé fascinant sur les nouveaux anarchismes. Son propos est nourri de dizaines d'entretiens réalisés auprès de militants anarchistes en France et aux Etats-Unis.
Blanchard Véronique ; Niget David ; Perrot Michell
Résumé : Décadentes ou décapantes ? Voici 20 portraits incarnés de " mauvaises filles " de 1850 à 1980. Les auteurs, nombreux documents et archives à l'appui, donnent un visage à ces " hystériques ", " vagabondes ", " voleuses " ou " prostituées ", telles Augustine, la patiente du Pr Charcot, Albertine Sarrazin, ou Marie-Claire au centre du procès de Bobigny. Un beau livre et un livre d'intervention à la fois.
La femme telle que nous la connaissons aujourd'hui, libre de ses choix amoureux, libre de son indépendance économique et de mener seule sa carrière, Juliette Gréco en a été l'une des premières icônes. Depuis ses débuts de chanteuse en 1949 dans le légendaire Saint-Germain-des-Prés (Sartre lui fait rencontrer Kosma, Prévert écrit pour elle!) elle incarne toutes les révolutions de la femme moderne. Elle décide elle-même de sa vie amoureuse, de Miles Davis à Michel Piccoli. Elle révèle de jeunes auteurs compositeurs nommés Jacques Brel, Serge Gainsbourg ou Guy Béart. La censure lui cherche noise à chaque disque pendant dix ans; après avoir révolutionné l'art de la chanson, elle flirte avec Hollywood et côtoie des bataillons de stars. Elle devient l'une des premières héroïnes légendaires de la télévision française dans Belphégor; elle incarne à l'étranger une certaine éternité de la culture française, en même temps qu'un absolu féminin à la fois mystérieux et archétypal. À travers 250 documents, dont de nombreux inédits, Juliette Gréco, l'invention de la femme libre narre une vie et une carrière qui appartiennent à la part la plus prestigieuse du patrimoine de la chanson française.
Voici enfin une rétrospective en français de l'?uvre de Saul Leiter. Ce livre rassemble la plus importante sélection de photographies et de tableaux issus des archives Leiter et offre une plongée aussi poétique que sublime dans l'?uvre du génie de la couleur. Un prix très accessible (35?) pour un " petit beau-livre " de 312 pages généreux en images avec ses 230 reproductions.