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François Nourissier Coffret 6 volumes : Un petit bourgeois. Lettre à mon chien. Le musée de l'Homme.
Nourissier François
FOLIO
54,10 €
Épuisé
EAN :9782070427147
Livre 1: Un petit bourgeois Biographie ou roman, l'essentiel (au moins à mon sens) est d'abord affaire de langage, et aujourd'hui qu'on méprise si fort la prose, ce qui s'appelle la prose, il me plait qu'un de mes cadets, arrivant à maturité, aux lecteurs qui parcourent les livres sans les couper donne d'abord cette leçon de français contemporain, dont il n'y a point de chaire dans nos écoles. Il y a très longtemps qu'on n'a pas écrit ainsi, je veux dire avec cette jeune maîtrise de la phrase, qui fait penser qu'il en va de celle-ci comme des femmes, jamais si belles qu'en négligé. (Aragon, 1964) En 1961, j'étais grand lecteur depuis vingt bonnes années. Une évidence s'imposa: les livres abrupts, secrets, qui nourrissaient en moi le plus d'énergie et de rêves, me constituaient aussi une famille: Montaigne, Rousseau, Constant, Michel Leiris. Les hors-la-loi de la première personne, les innocents de l'aveu. Ma résolution fut vite prise: occuper ma place, fût-elle modeste, dans cette histoire d'amour et de vacherie que l'autobiographie mène avec soi-même et avec le style, l'allure qu'exige le genre. Un petit bourgeois (1963) fut le premier d'une suite d'ouvrages qui en comptera - Dieu dispose... - sept ou huit le jour de mon départ. (F. N., 2002) Livre 2: Lettre à mon chien Polka, chienne teckel née en 1966, a frappé François Nourissier de ce qui pouvait apparaître comme une maladie du sentiment. D'où quelques questions, et cette lettre, ouverte mais sans réponse, qu'il adresse en 1975 à sa diabolique petite compagne. Exerçant son pouvoir de jour comme de nuit, l'obligeant à sortir ou l'en empêchant, dormant à son côté ou l'empêchant de dormir, lui créant des remords, des peurs, des servitudes, Polka va imposer à son « maître » l'amour absolu, le repliement sur soi, un certain silence et un regard de plus en plus critique sur le monde extérieur. Neuf années durant, elle est mêlée au travail de l'écrivain, à ses réflexions, autant qu'à son emploi du temps. Elle lui réapprend à oser montrer, en public - Polka vivant surtout dans ses bras - la force et la douceur de son amour. Lettre à mon chien occupe une place à part dans les confidences autobiographiques de Nourissier dont ce livre reste pourtant inséparable. Quelques mois après la parution de ce livre, Polka mourait, un soir de décembre, dans les bras de son compagnon. Livre 3: Le musée de l'homme Un coup de soleil et de vent balaie la place du Trocadéro. Les pensées de Paul Valéry brillent en lettres d'or au fronton d'un palais républicain; plus bas, trois mots claquent sur la pierre et m'offrent un titre: Musée de l'Homme. Je suis preneur! Adjugé! Le quart de siècle qui précède cette appropriation, nous avions fait, avouons-le, grande consommation de toutes les formes d'anthropologie: début de la vogue humanitaire, grand chic des « sciences humaines », crédulités et optimismes divers. Que d'homme! Que d'homme! Gide l'avait compris avec sa subtilité habituelle quand son ?dipe répond au Sphinx: la réponse, c'est l'homme, quelle que soit la question. Ils ne me font pas sourire les inconnus qui murmurent: « Ah, si je vous racontais ma vie, quel livre vous en feriez! » Ils ont raison, ces naïfs. Rien de plus émouvant qu'une vie réputée « ordinaire », rien de plus amer, secret, étrange et étranger. Les matériaux quotidiens font la comédie humaine: une tâche sur laquelle vous saignez; une mère qui glisse à l'absence; une femme qu'enfin vous aimez après toutes celles que vous avez désaimées, perdues; l'âge qui arme ses fusils... L'homme total et ordinaire méritait bien son musée. Je lui ai donné l'apparence d'un carnet de croquis: onze autoportraits de M. Tout-le-Monde. Voici le narrateur en père, fils, mari, en notable et en fantôme, en écrivain et en homme au rancart. Un petit bourgeois était une confidence sournoisement subjective - une patate chaude. Ici le conservateur a repris les choses en mains, mis de l'ordre, et il propose ce catalogue de mes expositions permanentes. (F. N.) Livre 4: Bratislava Les récepteurs de radio, alors appelés postes de TSF, offraient au rêve, imprimés au dos d'une vitre et plongés dans la pénombre verte où un curseur allait les débusquer, les noms d'émetteurs exotiques, de stations improbables. Mystérieusement, Bratislava attirait toujours mon regard. Si les quatre syllabes rocailleuses, baignées d'eaux danubiennes et de songes slaves, ne m'avaient pas ainsi fasciné, ce livre n'eût sans doute pas existé. Ma vie en eût été changée, comme est détourné le cours d'un ruisseau: serais-je allé là-bas, en 1947, fêter mes vingt ans? Y serais je retourné, la cinquantaine bien entamée, à la poursuite d'images presque effacées mais douées de la patiente insistance des songes ou de l'oubli? En somme, Bratislava est un exercice de mémoire. J'ai passé des heures, en 1986, à la recherche de lieux que la ville semblait avoir escamotés. Où est la vaste cour, comme d'une caserne ou d'un monastère, décorée de ce pavillon rococo devant lequel était dressée, pour l'orchestre, une estrade? Le béton communiste avait recouvert mes souvenirs en même temps qu'un quartier de la ville: l'ancien ghetto, les abords du pont sur le Danube. Abandonné à l'incertitude par la défaillance d'une mémoire plus usée que je ne le croyais, je compris comment, à partir des mêmes faits, avérés ou réinventés, on peut glisser au roman, à la confidence, à la nostalgie, qui sont des degrés de l'oubli. « Exercice de mémoire »: expression trop scolaire. Comme d'autres de mes livres, Bratislava est un aveu, un compromis entre mes peurs et mes chansons, un cabotage au long de mon littoral. Mais quelle mer le baigne-t-elle? À quelle heure sont attendues les grandes marées, prévus les grands départs? Serai je prêt? (F. N.) Livre 5: Roman volé Roman volé est le récit d'un fait divers. C'est aussi une réflexion sur la possession, la dépossession, et la soustraction générale qui clôt toute vie. Une rupture du cours des choses produit chez le narrateur de longs échos: un vol. Quoi de plus banal, pourtant, qu'un vol? À l'arraché, à la tire, à la roulotte, un casse, un saucissonnage: le vocabulaire est riche. Que nous volet-on, à ma femme et à moi, ce soir d'été? Argent, colliers, bagues, passeports, clés de maison et de voiture, différents joujoux bancaires panique! Sans ses grigris, le roitelet d'Occident est nu. Mais pourquoi, dans l'aérogare en train de glisser à la nuit, cet excès de désarroi? Parce que l'on a aussi volé à l'écrivain son manuscrit en cours d'achèvement. Pas de double? Pas de photocopie, de « mémoire », de « disquette »? Non, rien. Il n'est plus personne. Aussi désarmé. et gueux que le clochard endormi sous ses emballages... Quel jeu le volé doit-il jouer? Dramatiser ou minimiser? Démangeaisons sécuritaires ou désinvolture? On lui a volé ses rêves. Il craint la récidive, le piège, le martyre, le ridicule. Il craint, si jamais on le retrouve, de devoir relire son manuscrit « d'un oeil neuf », c'est-à-dire lavé par le vol, et de découvrir qu'il ne vaut pas tripette. Du moins le « travail de deuil », comme dit le langage élégant, a-t-il commencé d'effacer la magie, la crédulité, l'illusion littéraires? On ne va quand même pas faire la guerre pour Dantzig, ni un scandale pour un roman contestable? Nos textes nous sont donnés, dites-vous. Ils nous sont aussi volés: y voyez-vous une différence? Création, imaginaire, personnages, etc.: sourdine! sourdine!... (F. N.) Livre 6: A défaut de génie Des Mémoires? Certes non! Le moins possible de grands décolletés, arquebusades, vieux maîtres bourrus. Des souvenirs? Ce livre en est composé, comme de portraits, mais il ne cherche pas à être exhaustif, à n'oublier rien ni personne. Il procède plutôt par glissements, associations, hasards. S'il reconstitue une vie, c'est à travers des parfums, des colères, des plaisirs, des deuils et non pas des prouesses. L'auteur n'a pas cueilli un bouquet de fleurs d'index - d'ailleurs ne vous y cherchez pas, il n'y a pas d'index. En somme, une vie ordinaire: foi, agnosticisme, tristesses sociales, alliances amicales et amoureuses, peur ou lâcheté devant les crimes du siècle, tentations et dégoûts politiques. Les livres - ceux des autres, les miens - ont bâti ma vie et fini par me faire une maison. À l'heure (tardive) où j'en suis, la mémoire s'abandonne aux grandes marées intérieures et secoue mon bateau. (F. N.)
A ses débuts, un couple se vit comme stable et durable. Les partenaires ne guettent aucun changement, sauf, bien sûr, les tempêtes et ravages de la passion, inopinée et brutale. Ce n'est pas de passion qu'il est question ici, mais de l'ennui - le plus subtil des périls. Je me disais heureux, comme Reine se disait heureuse: pourquoi taquiner ces sentiments-là? Depuis quatre ans, la bataille où se débat Reine m'a laissé le loisir de me poser des questions. Je pense avoir compris combien j'avais laissé Reine s'appauvrir."
Résumé : En 1961, j'étais grand lecteur depuis vingt bonnes années. Une évidence s'imposa : les livres abrupts, secrets, qui nourrissaient en moi le plus d'énergie et de rêves, me constituaient aussi une famille : Montaigne, Rousseau, Constant, Michel Leiris. Les hors-la-loi de la première personne, les innocents de l'aveu. Ma résolution fut vite prise : occuper ma place, fût-elle modeste, dans cette histoire d'amour et de vacherie que l'autobiographie mène avec soi-même et avec le style, l'allure qu'exige le genre. Un petit bourgeois (1963) fut le premier d'une suite d'ouvrages qui en comptera - Dieu dispose... - sept ou huit le jour de mon départ.
Résumé : Polka, chienne teckel née en 1966, a frappé la vie de François Nourissier d'une véritable maladie du sentiment. D'où la lettre sans réponse qu'il adresse à sa diabolique petite compagne à robe alezane. Occupant ses jours et ses nuits, Polka force son maître à l'amour absolu, au repliement sur soi, au silence et par-dessus tout au regard plus que critique jeté désormais sur le monde extérieur, jugé frivole et lassant. L'écrivain poursuit sa méditation -sur la création littéraire, ses rencontres, l'actualité- à partir de la petite chienne, celle-ci jouant à son égard le rôle étonnant d'une confidente, ou d'une psychanalyste à quatre pattes. Un peu moins d'un an après la parution de ce livre, Polka mourait, un soir de décembre, dans les bras de son compagnon.
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Résumé : Cécile a dix-sept ans. En vacances avec son père, veuf qui se satisfait d'une aventure sans lendemain avec la jolie Elsa, elle découvre l'amour dans les bras de Cyril, un charmant étudiant. Mais l'arrivée d'Anne, une femme belle et intelligente, vient déranger ces délicieux moments d'insouciance. Avec une écriture moderne et un charme troublant resté intact, Françoise Sagan brosse le portrait d'une jeunesse en quête de liberté et de plaisir, jouant avec les sentiments comme on joue avec le feu. Le texte intégral annoté ; Des questionnaires au fil du texte ; Des documents iconographiques exploités ; Une présentation de Françoise Sagan et de son époque ; Un aperçu du genre romanesque ; Un groupement de textes : "Mensonges et manipulations".
J'avais pensé, logiquement, dédier ces pages à la mémoire de mes parents, de mon père, surtout, l'auteur de la plupart des photos, qui sont la base et la raison d'être de ce livre. Curieusement, je n'en ai pas envie. Leur dédier ce livre me semble une coquetterie inutile et fausse. Je n'ai jamais déposé une fleur sur la tombe, ni même remis les pieds dans le cimetière où ils sont enterrés. Sans doute parce que obscurément je leur en veux d'avoir disparu si jeunes, si beaux, sans l'excuse de la maladie, sans même l'avoir voulu, quasiment par inadvertance. C'est impardonnable.
Bernanos avait été chargé de composer les dialogues d'un scénario cinématographique, lui-même tiré de la célèbre nouvelle de Gertrud von Le Fort, La Dernière à l'échafaud, ayant pour thème la marche au martyre de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées en place de Grève le 17 juillet 1794. Mais l'oeuvre de Bernanos est profondément différente du récit allemand. Ne serait-ce que parce que Bernanos se trouvait lui-même à la veille de sa propre mort.
Résumé : En Epire, au lendemain de la défaite de Troie, Andromaque est prisonnière à la cour de Pyrrhus. Mais, alors que celui-ci doit épouser la grecque Hermione, il s'enflamme pour sa captive et lui offre son royaume. Andromaque, toujours éprise de son époux Hector tué dans le conflit, rejette cet amour. Pyrrhus menace alors d'exécuter Astyanax, le fils d'Andromaque et d'Hector. Pour assouvir sa passion, il est prêt à tout, même à une guerre contre ses alliés grecs. Quant à Hermione, elle rêve de vengeance, tandis qu'Oreste, son prétendant malheureux, attend son heure. Dans une atmosphère lourde, les passions se déchaînent. A la fois bourreaux et victimes, les personnages tentent d'échapper à l'engrenage fatal. Dans une langue épurée, aux sonorités enchanteresses, ils nous donnent le spectacle terrible et émouvant de ce que nous nous sentons être confusément : des hommes capables du meilleur mais parfois emportés par le pire. Le texte intégral annoté. Cinq questionnaires d'analyse de l'oeuvre. Une présentation de Racine et de son époque. Le genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraire. Une rubrique " Portfolio " pour la lecture d'images. Un dossier Spécial bac sur le thème " Aliénation amoureuse ".