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MALRAUX EN ESPAGNE
Nothomb Paul
PHEBUS
30,60 €
Épuisé
EAN :9782859405915
Malraux toujours chercha à faire œuvre des instants les plus fortement vécus de son aventure, et à faire de sa vie quelque chose qui ressemblât à une œuvre. Jamais, chez lui, action et fiction n'ont été aussi violemment mêlées qu'à l'heure de son équipée espagnole ; jamais, pour tout dire, le combat mené au jour le jour dans ces moments-là (en 1936 et 1937) n'aura frôlé d'aussi près ce qu'on est en droit d'appeler la légende. Au point que des esprits chagrins, déconcertés par cette trop belle histoire - écrite pourtant avec du vrai sang et de vraies larmes - ont été jusqu'à mettre en doute sa véracité : étrange façon de reprocher au poète, au tisseur de fables, d'être capable, quand il le faut, de tirer l'épée ! Paul Nothomb, qui fut dès l'été 36 l'un des compagnons de Malraux au sein de l'escadrille " Espana ", et qui le restera jusqu'au dernier raid sur le front de Malaga en 37, a tenu scrupuleusement la chronique de cette folle aventure, qu'il livre ici pour la première fois, texte et images à l'appui - et qui se confond, à fort peu près, avec celle de L'Espoir. Il y fait justice, irréfutablement, des insinuations fantaisistes dont on accabla Malraux à cette occasion. Mais surtout il fait revivre, en témoin et en écrivain, ce moment de l'Histoire où des hommes purent se dire qu'ils vivaient à l'altitude de l'épopée. Ce que Malraux résumait crûment par ces mots : " Ce fut une guerre d'hommes. Sans doute la dernière. " Jorge Semprun, dont le trajet intime est lui-même issu de cette guerre-là, a tenu à préfacer ce Malraux en Espagne : " Un beau livre utile et grave, simple et tragique ".
Malraux resta toujours fidèle à sa première impression. Le Délire logique, qui se donne pourtant comme un roman, était bien, pour lui, " le premier témoignage sur la Gestapo où l'auteur ne romance pas ". Paul Nothomb raconte ici l'histoire d'un homme qui, torturé par la police militaire allemande pendant la guerre, commence par résister aux coups, puis finit par comprendre dans la nuit de sa cellule qu'il ne pourra bientôt éviter de " parler ", et invente pour ses bourreaux une fable si délirante et si logique qu'elle lui vaudra d'échapper à leurs tourments. L'auteur à l'époque avait vécu une aventure presque semblable et l'avait fait savoir. On ne le lui avait pas pardonné : il était peut-être permis de parler sous la torture (surtout si c'était pour sauver les copains), non de raconter qu'on l'avait fait. Un grand demi-siècle après, il a voulu remettre au jour ce texte (publié en 1948 par Gallimard), accompagné ici d'un nouvel appareil de présentation - et de trois lettres inédites d'André Malraux. " Pour en finir avec quelques mensonges pieux qui empoisonnent notre histoire. "
Paul Nothomb ? qu'on a redécouvert aussi comme romancier et comme chroniqueur de la Guerre d'Espagne ? poursuit ici, en tant que philosophe et hébraïsant, sa lecture des premiers chapitres de la Bible: une lecture non religieuse, libre à tous les sens de la parole, libertaire presque; et malgré cela secrètement spirituelle. Se fondant une fois de plus sur le texte hébreu et sur lui seul (écartant par conséquent les gloses « pieuses » proposées par les rabbins comme par les théologiens chrétiens), il propose ici une nouvelle « traduction » de l'histoire de la Pomme (soit celle de la tentation de l'homme au Jardin d'Éden), qui tourne le dos à toutes les réductions infantilisantes et tente de creuser à la racine même de ce « libre choix » qui nous a fait hommes. Une vision athée mais lucide du message biblique qui avait, peu avant sa mort, fasciné E.M. Cioran.
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique