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Sacré versus sécularisation. Religion et politique dans le monde
Norris Pippa ; Inglehart Ronald F. ; Delwit Pascal
UNIV BRUXELLES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782800415710
Les événements du ii septembre 2001 et leurs répercussions en Afghanistan et en Irak ont ébranlé les théories scientifiques relatives à "la fin de l'histoire" et aux dividendes de la paix postérieure à la guerre froide. L'étude de la religion s'est retrouvée soudain sous les feux de la rampe. Les conflits religieux sont-ils désormais le problème central ? Les prophéties annonçant un nouveau "choc des civilisations" se réalisent-elles ? Le processus de sécularisation est-il en train de réduire le rôle de la religion dans la vie quotidienne ou les grandes religions mondiales connaissent-elles une forte reviviscence ? Pour répondre à ces questions, Pippa Norris et Ronald Inglehart ont exploité un corpus important de données empiriques recueillies dans un très grand nombre de sociétés de type très différent, réparties dans le monde entier. A partir des idées développées par Weber et Durkheim il y a un siècle, ils élaborent un nouveau cadre théorique pour comprendre comment l'expérience de la sécurité existentielle influence le processus de sécularisation. Ils montrent de façon convaincante que les populations les plus vulnérables restent les plus attachées à la religiosité, surtout (mais pas exclusivement) dans les pays les plus pauvres et les Etats en faillite. A l'inverse, dans les franges les plus prospères des nations riches, les pratiques, les valeurs et les croyances religieuses sont en érosion constante. Mais si les populations de quasi toutes les sociétés industrielles avancées se sont de plus en plus laïcisées au cours du dernier demi-siècle, leurs taux de fécondité ont enregistré une chute brutale. Au total, le monde compte plus d'individus qui adhèrent à des conceptions religieuses traditionnelles que par le passé - et ils représentent une part croissante de la population mondiale. Salué lors de sa publication en anglais comme un ouvrage fondateur par l'American Journal of Sociology, les Comparative Politicai Studies, le Journal of the Scientific Study of Religion, cet ouvrage solidement argumenté et d'une lecture agréable séduira autant le monde académique que le lecteur curieux de comprendre les évolutions majeures de notre temps.
Jean-Marie, un jeune haïtien, retrouve les rives de l'Europe qu'il a quittée une dizaine d'années auparavant, grâce à l'octroi d'une bourse de perfectionnement. Le choix d'un sujet de mémoire sur l'évolution de la production et des marchés mondiaux du riz de 1950 à 1985 lui permettra de mieux prendre conscience des forces économiques qui dirigent le monde et dès lors son pays par le biais de la ressource alimentaire. De découvertes en redécouvertes et en déconvenues, il saisira le rôle qui est le sien dans ce combat qui est celui d'une multitude. La venue d'une femme va remettre en question cette orientation première et son retour au pays natal.
Résumé : "Le monde s'achève sans cesse autour de nous. Chaque mesure de notre partition appartient déjà au souvenir et à l'imagination au moment où nous la jouons. Autant l'écouter". C'est une soirée paisible à Salisbury. Quand soudain, non loin de la majestueuse cathédrale, un fracas de tôle froissée déchire le silence. Autour d'un banal et tragique accident de la route, cinq vies vont entrer en collision. Il y a Rita, gouailleuse et paumée, qui vend des fleurs au marché ? et un peu d'herbe pour arrondir ses fins de mois. Il y a Sam, un garçon timide en proie aux affres des premières amours tandis que son père tombe gravement malade. George, qui vient de perdre sa femme après quarante ans d'une passion simple. Alison, femme de soldat esseulée qui sombre dans la dépression et se raccroche à ses rêves inassouvis. Et puis il y a Liam, qui du haut des remparts observe toute la scène. Cinq personnages, comme les cinq rivières qui jadis se rencontrèrent à l'endroit où se dresse aujourd'hui la ville. Cinq destins, chacun à sa manière infléchi par le drame. Cinq vies minuscules, qui tour à tour prennent corps et voix pour se hisser au-delà de l'ordinaire et toucher au miraculeux.
A la fin du XIXe siècle, un ancien chercheur d'or s'établit àSan Francisco comme dentiste puis épouse une jolie fille:l'ambition sociale et la passion de l'or causeront leur perte.Influencé par Zola et le darwinisme social, Norris signe ici uneépopée romantique de l'innocence perdue. A l'heure del'Amérique triomphante, où villes et chemins de fers ontcolonisé les territoires vierges, rien n'apparaît impossible àl'homme. Au même moment, le pays subit sa première grandecrise économique et sociale. Réaliste et fataliste, moraliste etpolitique, Les Rapaces donne une vision dantesque de lacivilisation capitaliste, où la cupidité se saisit même des pluspauvres et des innocents pour les conduire à la mort. DansPolk Street, on l'appelait "Docteur" et l'on vantait la forcecolossale de ce jeune géant blond d'un mètre quatre-vingt-dix,aux gestes lents et puissants. Ces mains énormes, rouges,velues, dures comme des maillets étaient fortes comme desétaux: des mains de jeune mineur. Il lui arrivait souvent de sepasser de davier et d'arracher une dent récalcitrante entre lepouce et l'index. Il avait le visage carré, anguleux, et unemâchoire saillante de carnivore.
Dieu a des projets pour toi Ce message, Carlos Ray Norris l'a entendu bien des fois de sa mère. D'ailleurs, c'est la première chose qu'elle murmura à l'oreille de son nouveau-né dans ses bras. Toute sa vie il entendrait cette espèce de mantra revenir à ses oreilles. Et pourtant, personne n'aurait pu prévoir la vie extraordinaire qui attendait Chuck Norris. Sa survie menacée dès la naissance, il lui fallait encore résister à l'extrême pauvreté, à une timidité maladive et à un père alcoolique. Alors qu'il servait en Corée, Chuck tombe sur une démonstration de karaté, première étape vers un voyage qui le mène vers le professorat de karaté et la direction d'écoles de karaté à succès. Il se lie d'une forte amitié avec le légendaire Bruce Lee, son partenaire occasionnel d'entraînement. En 1974, Chuck se retire de la compétition après six titres de champion du monde professionnel de karaté sans défaite dans la catégorie des poids moyens. Mais ces exploits ne sont que le commencement. Ensuite, des millions de gens dans le monde le connaissent pour l'avoir vu joué dans plus de vingt films, dont " Good Guys Wear Black ", " Delta Force ", " Missing in Action ", et ses huit saisons dans Walker, Texas Ranger, la plus longue série de la chaîne CBS. Mais Dieu n'en a pas fini avec Chuck Norris. " C'est drôle, pendant des années, j'ai fait ma vie et me suis occupé de mes petites affaires, aucunement soucieux de la présence de Dieu dans mon quotidien ni de ses ?uvres au travers de mes amis. Maintenant que j'ai parcouru un peu plus de chemin dans mon voyage spirituel, je vois la main de Dieu comme jamais. En fait, il a toujours été là, tissant sa toile tout autour de moi qui n'en savais rien. " Chuck Norris
Ce livre analyse les discours, les modèles et les contre-modèles d'une adolescence féminine qui charrie encore aujourd'hui son lot d'inquiétudes. A travers une analyse socioculturelle de la notion d'adolescence, Laura Di Spurio retrace les mutations et les permanences de la figure de la jeune fille. Au cours du XXe siècle, l'adolescence se mue en classe d'âge pour bientôt devenir un espace culturel, social et biopsychologique. L'adolescence devient un principe explicatif "pour toutes". Ce nouveau modèle adolescent est dessiné par des adultes emplis de peurs face à cette jeunesse féminine qu'ils jugent plus précoce, plus libre et plus affirmée. Comment accorder cette notion pensée au masculin sans troubler un féminin que l'on voudrait éternel ? Comment appliquer cette notion à toutes les jeunes filles, même à celles dont le quotidien s'éloigne du modèle tracé par les scientifiques ? Que fait l'adolescence aux jeunes filles ? Et enfin, comment celles-ci troublent-elles la notion ? Ce sont les questions posées par cet ouvrage qui, à partir d'un corpus de sources variées, raconte un demi-siècle d'histoire du côté des jeunes filles.
Le slogan féministe des années 1970 "Un enfant quand je veux, si je veux" résonne encore aujourd'hui. Il pose la question de la liberté de choix dans l'espacement des naissances, dans la décision des femmes d'être mère. Il interroge peu le choix de ne pas être mère. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir fait le choix d'une vie sans enfant. Face à "l'évidence du naturel", devant l'injonction moderne au désir d'enfant, ces femmes sont souvent qualifiées de déviantes, d'anormales, d'égoïstes. Ne pas avoir d'enfant par choix demeura longtemps un impensé, y compris dans la recherche scientifique. Depuis plusieurs années, des mouvements et des groupes antinatalistes radicaux se font remarquer sur la scène médiatique par des déclarations fracassantes, des happenings ou des événements. Ceux et celles qu'on appelle désormais les "croisés de la dénatalité" se font plus visibles et revendiquent publiquement leur non-désir d'enfant. Ils et elles avancent des arguments démographiques, politiques ou écologiques. En même temps, des essayistes comme Elisabeth Badinter dénoncent une pression croissante pesant sur les femmes pour les inciter à devenir mères et à une renaturalisation de la maternité. Par ailleurs, l'expérience de la maternité elle-même se transforme et se diversifie. Ainsi, des mouvements qui ont longtemps rejeté l'institution de la famille ont récemment demandé d'y avoir accès. On le voit, la maternité et le refus de celle-ci sont au coeur de nombreux débats contemporains. Ce numéro de Sextant interroge ces mouvements et ces débats autour de la non-maternité, en définit les contours et interroge le passé afin de mieux cerner les questionnements actuels. Que signifie ne pas être mère aujourd'hui ? Quels jalons et événements ont rendu ce choix possible dans la société d'aujourd'hui ?
Il faut remonter au premier millénaire de notre ère, jusqu'à ce qu'on appelle l'Antiquité tardive, pour comprendre notre monde, ses traditions, ses déchirements : c'est ce que fait Peter Brown dans cet ouvrage passionnant où il nous montre comment, entre 150 et c. 750 de notre ère, l'univers antique, centré autour du Bassin méditerranéen et jouissant jusque-là d'une remarquable homogénéité, se divise en trois sociétés fermées les unes aux autres : l'Europe catholique, Byzance et l'Islam. En 476, l'Empire romain n'est plus ; en 655, l'Empire perse a vécu. Mais il s'agit moins de décadence que de dissolution. Pendant des siècles cohabitent des esprits classiques fidèles à la Rome éternelle et des nouveaux venus qui forgent le Moyen Age avec des outils hellénistiques. Les statues qu'on sculpte à l'image des nouveaux aristocrates portent encore la toge alors que ceux-ci ont déjà adopté la chemise de laine et la cape venues du Nord ; l'instruction garde son pouvoir mais les compagnons des muses de naguère ont pris les traits d'évêques méditant sur la Bible. Ainsi changea le monde : loin des champs de bataille, moins sous la pression des "barbares" que dans les esprits et les actes de ceux qui le vivaient au jour le jour. Tout un quotidien que fait revivre Le monde de l'Antiquité tardive.
Avions de combat, missiles, drones militaires, hélicoptères d'attaque, chars d'assaut, navires de guerre, etc. Pourquoi la France s'arme-t-elle parfois avec l'Europe, par des coopérations, et parfois sans l'Europe, par des programmes "Made in France" ou des importations des Etats-Unis ? Grâce a la conduite de plus de 150 entretiens, ce livre offre une plongée inédite dans la politique française d'acquisition de technologies militaires par laquelle l'Etat peut assurer la défense du territoire national et mener des opérations extérieures. L'auteur suit les ministres de la Défense, les chefs militaires, les ingénieurs de l'armement et les capitaines d'industrie aux manettes de ces décisions qui se comptent en dizaines de milliards d'euros et qui engagent l'Etat pour des décennies. Plus qu'une collusion de la classe dominante, voire un complot du complexe militaro-industriel, ce livre révèle les configurations évolutives des rapports de pouvoir. C'est l'histoire du clash des élites de l'armement.