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Jours heureux au Pays basque
Nori Claude
CONTREJOUR
20,00 €
Épuisé
EAN :9791090294011
Jours heureux au pays basque est un ouvrage rare qui exalte le sentiment précieux d'appartenir pleinement au monde, de se sentir en symbiose avec une région où l'air chargé de bonheur ouvre l'appétit de vivre, incite à manger le ciel et les nuages et à plonger dans l'océan vers d'autres horizons. Depuis plus de trente ans, Claude Nori fixe avec gourmandise les jours et les nuits, le passage des saisons, la lumière changeante et le soleil à l'éclat si fin qu'il semble n'avoir ni origine ni destin. Il photographie sa famille, sa femme, ses filles, les habitants et les rencontres émouvantes que lui procurent des êtres d'exception venus respirer l'air dune créativité stimulante. Ivre (l'images, il s'abandonne aux éblouissements métaphysiques chers à De Chirico. Ses escapades sentimentales nous entraînent vers les terres intérieures, les collines et les montagnes, au beau milieu des paysages où règne encore une certaine harmonie. A l'aide de textes poétiques, de réflexions personnelles, d'extraits de carnets intimes ou de citations empruntées à des auteurs complices, il propose une forme contemporaine de narration qui éclaire d'un jour nouveau le Pays basque et en restitue toute l'originalité. Ses photographies, évitant les clichés maintes fois répétés, nous font découvrir une autre réalité, surprennent par leurs cadrages et la familiarité qu'elles semblent entretenir avec les lieux et les gens, éveillent cette mélancolie stimulante qui ravira tous ceux qui aiment le Pays basque de Biarritz à Anglet, Hendaye, Arcangues, Saint-Jean-de-Luz en passant par Itxassou, Cambo-les-Bains, San Sebastian ou encore le désert des Bardenas.
Lorsque à Paris je n'allais pas bien, que j'avais le mal du pays, je prenais le train et j'arrivais le matin à la gare de Modène. Luigi venait me chercher. Sur le chemin nous n'arrêtions pas de parler. L'avenir nous appartenait, un champ de possibilités énormes nous devançait, tout était à construire dans cette photographie nouvelle que nous aimions et cela nous rendait heureux. Alors nous chantions les tubes de l'été et même les chansons les plus stupides. Nous nous arrêtions souvent pour boire un café, rapide, d'un seul geste et laisser reposer un peu le moteur de sa vieille volkswagen qui de nombreuses fois avait rendu l'âme d'un coup sec et métallique.