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Le dictionnaire de Lemprière
Norfolk Lawrence
GRASSET
35,80 €
Épuisé
EAN :9782246476818
En 1788 un jeune universitaire anglais de vingt-trois ans, Lemprière, rédige en huit mois un dictionnaire des antiquités classiques qui fait encore autorité. En 1991, un jeune romancier anglais, Norfolk, invente les circonstances dans lesquelles Lemprière aurait écrit son livre : ainsi, le jeune érudit est-il le témoin d'une série de crimes qui reproduisent les légendes antiques dont son esprit est nourri, et, se croyant responsable de ces meurtres, il s'attelle au dictionnaire comme à un exercice de purgation mentale. Ainsi il est le jouet d'une mystérieuse société secrète qui tire les ficelles de la puissante Compagnie des Indes : neuf hommes dont le rêve est de revenir en triomphateurs à La Rochelle, d'où leurs ancêtres se sont enfuis au moment du siège (1628), et de balayer la monarchie française. Parce que sa famille a failli faire échouer leur entreprise, Lemprière est un ennemi à abattre ou un complice à récupérer... Jersey, Londres, Paris, Versailles, La Rochelle, l'Atlantique, la Méditerranée... L'oeuvre joue avec l'espace et le temps. D'une fantaisie baroque qui va jusqu'à l'extravagance : robots revêtus de chair, hommes volants, orangers en délire dans le parc de Versailles, etc. Cette fresque historique truquée est une fresque sociale : port de Londres, agitateurs de la pègre, policiers et juges paranoïaques, notaires véreux, inoubliable veuve Neagle, qui martèle le crâne d'un notaire avec son soulier... Roman policier, roman comique, roman d'amour, {le Dictionnaire de Lemprière} fut un grand succès en Angleterre, aux Etats-Unis et en Allemagne.
Angleterre, XVIIe siècle : Susan, guérisseuse et sage-femme lègue à son fils, John, un savoir contenu dans « le Livre du festin des Saturnal ».L?orphelin est envoyé au Manoir de Buckland. Affecté aux cuisines, il pénètre dans un univers de faste et d?abondance, peuplé d?une armée de domestiques sur lequel règne Maître Scowell. Peu à peu, John s?initie au secret des fourneaux et parvient à une maîtrise parfaite de son art.A peine embauché, John s?éprend de Lucretia, le fille de Lord William. Mais leur union est impossible : la jeune fille doit épouser son cousin, Piers Callock, qu?elle déteste, pour que le manoir reste dans la famille.Alors que John prépare le repas de noces de Lucretia et Piers, la nuit précédant le banquet, on apprend que le roi vient d?être destitué. C?est la guerre civile?Les soldats fanatiques qui défendent les idéaux puritains de Cromwell saccagent le pays, instaurent une longue dictature qui plonge la société anglaise de la seconde moitié du XVIIe siècle dans la misère. Serait-ce aussi la fin de la malédiction qui pesait sur les destinées de John et de Lucrétia ?Entre mythe et réalité, ce roman fascinant plonge le lecteur dans l?Histoire tourmentée de l?Angleterre du XVIIe siècle et nous invite à une odyssée culinaire riche en mets ancestraux dans les cuisines du manoir de Buckland. Une atmosphère singulière, à la fois sombre, onirique et envoûtante
Résumé : " Dans la mythologie grecque, soixante chasseurs et une chasseresse, Atalante, sont appelés par le royaume de Calydon pour le débarrasser d'un sanglier sauvage. Il y a plusieurs récits de cette chasse chez les Anciens, mais aucun ne s'accorde véritablement avec l'autre. Ils offrent des listes de chasseurs différentes, relatent des événements différents, proposent des fins différentes. Certains évoquent une histoire d'amour destructrice, d'autres non. Mais qui dit la vérité ? Et qui a finalement tué le sanglier ? Trois millénaires plus tard, dans la même région de Grèce, la chasse reprend... Cette fois, la proie est un officier nazi ; les chasseurs, des partisans grecs ; et leur témoin, Salomon Memel. Celui-ci survit à la guerre et écrit un poème, La Chasse au Sanglier, qui est publié et reçoit un accueil enthousiaste. Mais peut-on faire confiance à cette version ? Lorsque Ruth, son amour d'avant la guerre, vient à Paris pour transposer au cinéma le poème, c'est l'étape finale de la chasse qui commence. Elle enquête sur l'histoire cachée et renforce les parallélismes entre les chasses, l'ancienne et la moderne, pour découvrir la vérité derrière les deux. Les événements du livre se font écho. Les détails reviennent. Les images émergent, disparaissent et refont surface trois mille ans plus tard. J'ai voulu que les histoires soient liées, s'entrecroisent jusqu'à former un filet pour piéger le sanglier. " L.N.
Résumé : Venu à Londres récupérer l'héritage de son père, l'érudit Lemprière se retrouve lié à un pacte séculaire lui garantissant des parts de la Compagnie des Indes. Un legs inestimable qui a conduit ses ancêtres vers un sombre destin. Obnubilé par son travail sur la mythologie grecque, il s'en détourne. Jusqu'à ce que l'Histoire le précipite avec un cruel sens de l'ironie au coeur d'une impitoyable conspiration.
Cet album présente le travail du lauréat du European Publishers Award for Photography 2002. Simon Norfolk photographie les ruines, les traces de combats, la mémoire vive de la guerre en Afghanistan.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".