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Froid / Biographies d'ombres
Norén Lars ; Ahlgren Katrin ; Wendling Amélie ; Za
L ARCHE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782851815750
Froid. Dans un coin tranquille de la Suède, c'est la fin des cours. Trois jeunes gens, trois amis, s'ennuient. Ils parlent de leur amour pour la race suédoise, la nature suédoise : ils évoquent les matchs de foot et leur cortège d'alcool et de rixes, les dangers que font peser les "métèques" sur la pureté de la Suède. Ils disent aussi leur fascination pour le passage à l'acte par excellence : la mise à mort de quelqu'un. Sur ces entrefaites passe un garçon nommé Karl. C'est un enfant coréen recueilli et éduqué par une famille des environs. La famille est fortunée et "l'étranger" réussit à l'école. En outre, et c'est peut-être le n?ud gordien de la pièce, il croit à la vertu du dialogue. Dans Biographies d'ombres, avec une technique qui rappelle le cinéma de Bergman, Norén campe un drame familial secret, alternant scènes du passé et scènes du présent. Le père, ancien ouvrier, est malade, la mère veille sur lui, la fille adolescente s'ennuie. Le fils revient. Pourquoi est-il parti ? Pourquoi le père a-t-il peur des voisins ? Que s'est-il passé autour des compétitions de moto-cross ? Le fils a les genoux brisés, le père est progressivement paralysé. Derrière le vide angoissant des échanges, il y a l'énigme d'une faute à pardonner. Imaginez un lac d'été dont la surface, à peine mouvementée, cache des eaux profondes et très froides.
Devant l urne funéraire qui contient les cendres de leur mère, deux frères et leurs épouses s entre-déchirent férocement, dévoilant sans pudeur leurs frustrations, leurs désirs, leurs peurs.
Résumé : Un repas se termine. Des amis, des couples, des frères sont réunis autour d'une table. C'est le moment où l'on peut laisser remonter ce qui n'a rien à voir avec le charnel : souvenirs, récits, peines anciennes. On dirait qu'au-dessus d'eux planent dans l'air des ombres venant du passé.
Malgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.