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L'ennui. Féconde mélancolie
NORDON DIDIER
AUTREMENT
19,00 €
Épuisé
EAN :9782862607740
Passer le temps, tromper l'ennui; les subterfuges sont là pour éviter à tout prix cette expérience banale et violente que nous redoutons. En parler n'est même pas un recours tant le sujet paraît trivial. Si le malheur est un grand thème littéraire qui pose la terrible question du destin, l'ennui semble, lui, presque indigne d'être mis en scène dans un roman. Pourtant, c'est de liberté qu'il nous parle, cette liberté à laquelle nous prétendons aspirer, mais qui nous rend responsables face à ce temps dont nous disposons. Que faire de cette périlleuse liberté pour que l'ennui ne vienne s'y installer. Si l'on peut considérer l'ennui comme le pire des maux, l'expression d'un vide intérieur qu'il nous faut à tout prix combler, il est aussi possible de faire de cet ennemi un allié. Ainsi, notre fuite devant l'ennui ne nous pousse-t-elle pas à inventer sans cesse? Et si ce temps que l'on croyait stérile était d'une insoupçonnable fécondité? Cet ouvrage, autour d''un sujet impossible', relève plusieurs défis: réfléchir sur un sentiment ô combien familier mais sans gloire, lui accorder une place moins négative qu'il n'y paraît et traiter de l'ennui sans jamais le distiller.
Résumé : Tous les mois, Didier Nordon écrit le bloc-notes de la revue Pour la Science. Matyo en fait les illustrations. Ce sont ces dessins que l'on retrouve ici sous forme d'abécédaire inversé (ou ZYXaire), extraits de leur contexte bloc-notique, mais légendés par le même Nordon qui a tenu à " rendre à [son] illustrateur la monnaie de sa pièce ". Dessinateur et illustrateur bordelais, Matyo publie des dessins dans des journaux pour enfants (Toutàlire, Les Clés de l'Actualité Junior, l'Aquitaine Petit à Petit) et aussi dans des journaux pour les grandes personnes (Pour la Science).
Le goût de la formule peut mener aux mathématiques : Didier Nordon les a longtemps enseignées. Il peut aussi mener à écrire des aphorismes qui n'ont rien à voir avec elles : c'est ce que démontre ce recueil. Didier Nordon est également auteur d'essais, de fictions, de chroniques. www. didiernordon. org
Nul n'est mieux placé qu'un mathématicien pour sourire de la mégalomanie de sa profession, mener la rigueur jusqu'à l'absurde, personnaliser les nombres au point de les croire capables de s'entretuer, transformer les figures de géométrie avec une exaltation semblable à celle d'un roi entrant en guerre pour agrandir son pays... Ces nouvelles, où s'entremêlent fantaisie, humour, mais aussi, parfois, un peu d'amour déçu, devraient autant conforter dans leur affection ceux qui aiment les mathématiques que consoler de leurs déboires ceux qui les ont subies en classe à contrecoeur.
La Nakba, la "catastrophe" : tel est le nom que les Palestiniens donnent à la guerre de 1948, événement désastreux qui provoqua le départ de quelque 850 000 réfugiés palestiniens. Du côté israélien, 1948 fut une guerre d'indépendance victorieuse qui aboutit à la création de l'Etat d'Israël. Israël s'est construit autour de cet événement, politiquement et "symboliquement". Très tôt, l'historiographie israélienne s'est emparée de cette victoire pour en tirer des "mythes fondateurs", tels que "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", "les Palestiniens ont fui les combats volontairement", ou encore "Israël a accepté la partition de l'ONU en 1947 alors que les Arabes l'ont refusée"... Tous ces récits mythiques sont ici revisités et, souvent, mis à mal. Depuis quelques années déjà, se développe en effet en Israël une nouvelle historiographie qui remet en cause la version officielle israélienne des faits, et notamment le problème des réfugiés palestiniens. Eugene L. Rogan et Avi Shlaim, deux éminents historiens du Moyen-Orient contemporain, ont rassemblé les contributions des meilleurs "nouveaux historiens" israéliens et universitaires arabes et occidentaux, pour offrir un regard totalement neuf sur la guerre de 1948, afin d'en comprendre les enjeux historiques et contemporains. Avec Fawaz A. Gerges, Rashid Khalidi, Joshua Landis, Benny Morris, Laila Parsons, Charles Tripp.
Je vous l'accorde, l'élection du roi de la pastèque peut être considérée comme un manque de goût choquant. C'est être irresponsable que de promouvoir le sexe à notre époque. Mais soyons francs : les gens d'ici s'intéressent plus au décompte des graines de la plus grosse pastèque de la ville qu'au Sida ou à ce genre de choses. C'est ce qu'un étranger comme vous ne peut pas comprendre. C'est notre histoire. J'étais donc favorable à chacun des aspects de notre fête, et je le serais encore. C'était notre prospérité. [...] Le roi de la pastèque est symbolique de tout ce que nous avions et de tout ce que nous avons perdu. Et nous nous y accrochons encore, parce que, si nous le perdons, si nous perdons ce souvenir, que nous restera-t-il ? Rien. Nous ne sommes rien qu'une ville comme toutes les autres. C'est ce que votre mère voulait faire de nous. Une ville comme les autres."Le jeune Thomas Rider part à la recherche de ses origines, découvre la vérité sur sa mère, morte à sa naissance, celle par qui le scandale arrive et avec qui meurt le plus grand mythe de la petite ville d'Ashland, le roi de la pastèque. Une histoire désopilante, tendre et brutale au rythme extraordinaire qui s'attache à toute une ville plutôt qu'au seul héros.
Les camps de concentration d'Auschwitz 1, Birkenau, Monowitz et leurs kommandos ainsi que le centre d'extermination de Birkenau sont des faits historiques connus. Les nazis souhaitaient édifier à Auschwitz une cité idéale national-socialiste avec une administration, des infrastructures, des exploitations agricoles industrielles, des camps de concentration et un centre de mise à mort pour les Juifs. Il reste aujourd'hui encore des traces de cette activité. Cependant, si certains de ces sites disparaissent, d'autres sont restaurés, reconstruits, signalés par des monuments. En parcourant les lieux, en suggérant des itinéraires et, en dernière partie, en invitant à découvrir les traces de la vie juive anéantie à Cracovie, ce livre veut transmettre un savoir qui permet de mieux comprendre ce qu'on voit si on va à Auschwitz ou si seulement on en regarde des images. Une histoire rigoureuse, factuelle et chronologique peut assurer la pérennité de la mémoire et accompagner, dans l'avenir, l'humanité irremplaçable des récits des survivants. Avec ses 70 photographies contemporaines, 25 photographies d'archives, 15 cartes et plans, cet ouvrage unique se veut une visite guidée d'Auschwitz et des traces juives de Cracovie, un "livre compagnon" pour appréhender l'histoire et la mémoire des lieux.
Chappey Jean-Luc ; Gainot Bernard ; Bertaud Jean-P
«De la volonté de civiliser à celle de domestiquer les peuples, le rêve impérial s'est transformé en entreprise de domination au bénéfice des intérêts français.» Atlas de l'empire napoléonien Plus de 100 cartes et infographies pour comprendre une période charnière de l'histoire de France et de l'Europe, depuis la construction de l'Empire, jusqu'à son effondrement. Une analyse fine et contrastée du projet politique de Napoléon, officiellement inspiré des Lumières mais bâti sur la conquête et le contrôle autoritaire des populations. Dynamiques démographiques, sociales, économiques et culturelles : un tour d'horizon des bouleversements de l'époque. Un héritage pérenne : création du Code civil, développement des voies de communication, réformes de l'administration, modernisation des villes, essor de Paris en capitale impériale... Deux siècles après Waterloo et la chute de l'Empire, cette nouvelle édition dresse le juste portrait d'une époque, au plus près des populations.