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DU SINGULIER A L UNIVERSEL ESSAI SUR LA PHILOSOPHIE RELIGIEUSE D HERMANN COHEN
NORDMANN
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711618583
Fondateur du néokantisme et chef de file de l'École de Marbourg, H. Cohen (1842-1918) a consacré ses derniers travaux - et notamment sa Religion de la raison tirée des sources du judaïsme - à la philosophie de la religion. Un homme sans religion peut-il parvenir à la perfection éthique? C'est la question que pose le présent essai, à travers une exploration systématique et rigoureuse de la philosophie religieuse de H. Cohen, dont il renouvelle l'interprétation. La position de la religion face à l'éthique, le statut philosophique et historique du monothéisme juif, la place assignée à l'homme par une "religion de la raison" posent la question de la réalisation concrète de l'idéal éthique. Seule la religion de la raison permet à l'individu et à l'humanité de s'acheminer vers cet idéal: alors que l'éthique ne peut que prescrire, la religion donne les moyens d'agir. Par les problématiques qu'elle met en ?uvre et les éléments de réponse qu'elle propose, la Religion de la raison tirée des sources du judaïsme est un jalon incontournable, qui ouvre la voie à la philosophie du judaïsme contemporain, représentée notamment par M. Buber, E Rosenzweig et E. Levinas. Seule monographie récente consacrée à la philosophie religieuse de H. Cohen, cet essai renouvelle l'interprétation d'un texte fondateur dont il dégage aussi la portée.
Hermann Cohen, Franz Rosenzweig, Emmanuel Levinas: trois réflexions contemporaines déterminantes pour comprendre la rencontre de la philosophie et du judaïsme. Cette inspiration commune renouvelle de multiples questions: relation de l'éthique à la religion, constitution de la subjectivité, inscription de l'individu au sein de la communauté humaine, sens de l'Histoire... Une telle méditation s'approfondit dans un dialogue constant avec les grandes figures de la pensée juive et de la philosophie moderne et contemporaine: Kant, Hegel, Heidegger, mais aussi Maimonide, Spinoza, Leo Strauss, Martin Buber. A l'horizon se dessine la perspective d'une "éthique de l'altérité", qui, hors de toute dogmatique religieuse, ouvre la pensée à l'accueil de la transcendance, de l'Autre, contre tout enfermement de la philosophie contemporaine dans les catégories de l'immanence et du Même. Biographie de l'auteur Normalienne, Agrégée de Philosophie et Docteur de l'Université Paris-Sorbonne, Sophie Nordmann est directrice de programme au Collège International de Philosophie, Chargée de conférences à l'Ecole Polytechnique et à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes. Elle est l'auteur de Du Singulier à l'Universel. Essai sur la philosophie religieuse de H. Cohen, Paris, Vrin, 2007.
Dans ce livre, Charlotte Nordmann propose non seulement un exposé systématique et didactique de la sociologie de la "dépossession politique" élaborée par Pierre Bourdieu - dont elle souligne à la fois les aspects les plus convaincants et les faiblesses -, mais surtout confronte celle-ci à la critique radicale que lui a fait subir Jacques Rancière. Deux conceptions de la politique se trouvent ainsi opposées: la première insiste sur les mécanismes de la monopolisation et de la dépossession intellectuelles et politiques, et semble à première vue drastiquement limiter les possibilités concrètes d'émancipation; la seconde, dans.un geste que l'on pourrait dire pragmatiste, pose qu'une politique d'émancipation authentique doit partir du postulat de l'égalité et de ses effets, et que la considération des déterminismes sociaux ne peut que nous enfermer dans le cercle de la domination et de l'impuissance. La théorie sociologique de la politique est-elle condamnée à ignorer ce qui dans l'espace social interrompt la reproduction indéfinie de la domination? La position de Rancière n'est-elle pas marquée du sceau de l'idéalisme? Ne peut-on penser ensemble l'autonomie et l'hétéronomie radicales de la politique? Le pari à l'origine de ce livre est que la confrontation des travaux de Pierre Bourdieu et de Jacques Rancière, en révélant leurs points forts et leurs points aveugles, permet d'éclairer les voies d'une politique démocratique radicale pour notre temps.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.