La Bonne Mère, "icône" des Marseillais, n'est pas seulement cette statue monumentale qui couronne le clocher de la basilique. En fait, depuis le xiiie siècle, elles sont cinq sculptures à porter successivement, voire simultanément, le vocable de Notre-Dame de la Garde. Encore de nos jours, celles qui ont survécu aux affres de la Révolution française, font l'objet de dévotion. Parallèlement, au fil du temps, s'est mis en place la fabrication de produits dérivés que les pèlerins peuvent acquérir ou offrir à la Viergeâ : ex-voto, médailles protectrices, souvenirs... Ce livre rend compte du culte marial et de la ferveur populaire des fidèles à Notre-Dame de la Garde - exceptionnels puisqu'ils ne reposent ni sur une apparition ni sur un miracle - à travers une sélection de sculptures, de peintures, de gravures, d'orfèvreries et de vêtements liturgiques. Les auteurs Régis Bertrand, de l'Académie des sciences, lettres et arts de Marseille, professeur émérite d'histoire moderne d'Aix-Marseille Université, membre de l'Unité Mixte de recherches AMU-Cnrs TELEMMe, Aix-en-Provence Laurent Noet, docteur en histoire de l'art, président de l'association E. S. So. R. Jean-Michel Sanchez, docteur en histoire de l'art, enseignant à Aix-Marseille Université, responsable du Musée de Notre-Dame de la Garde
Noet Laurent ; Jauréguiberry Xavier de ; Mirmand C
La préfecture des Bouches-du-Rhône s'impose dans le tissu urbain marseillais par son architecture austère qui contraste avec le faste de ses décors Second Empire. Cependant, loin d'être figée dans le temps et un espace muséifié, l'administration départementale s'adapte continuellement aux enjeux de notre époque. Depuis 1800, elle est au coeur des grands événements historiques comme d'épisodes plus anecdotiques. Elle gère le quotidien de la cité phocéenne, du département et même de la région. L'ambition de cette monographie est donc de dévoiler tous les aspects de cette institution bicentenaire.
Alors que les mémoires relatifs aux guerres révolutionnaires et impériales abondent, aucun livre n'avait encore présenté autant de lettres inédites de soldats de la Grande Armée.À travers l'ensemble de plus de 250 courriers adressés par des soldats des armées de la Révolution et de l'Empire à leurs proches, nous suivons l'épopée à hauteur d'homme. Le quotidien du bivouac, la découverte des pays traversés, les épreuves de la guerre et la fidélité absolue à la Nation puis à l'empereur imprègnent ces lettres. Conservées dans des fonds publics ou grâce à la vigilance de collectionneurs, elles font revivre les acteurs anonymes de l'une des grandes pages de notre histoire. Dans leur diversité, ces lettres nous donnent également à lire un portrait de la France du début du xixe siècle : celui d'un pays profondément rural et qui se bat avant tout pour préserver les acquis de sa Révolution.
Napoléon serait mort le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène. C'est du moins ce qu'on lit dans les livres d'histoire, mais, depuis près de deux cents ans, plusieurs romanciers se sont employés à faire mentir cette donnée historique apparemment incontestable. C'est même l'idée que le destin de l'Empereur aurait pu être autre que ce qu'il a été qui a donné naissance à un genre littéraire nouveauâ : l'uchronie. L'Histoire de la conquête du monde et de la monarchie universelle publiée en 1836 par Louis Geoffroy est en effet le premier livre supposant un point de bifurcation de l'histoire. La France serait-elle dès lors la nation par excellence de l'uchronie, dans laquelle elle cherchereit une consolation, une forme de méditation souriante et ludique sur la vanité de la puissance et de la gloire ? Professeur agrégé d'histoire, Olivier Boura est installé dans le Gard, il est l'auteur de livres historiques, de récits, de nouvelles. Il a obtenu en 2006 le prix Hemingway de la nouvelle.
L'inventeur des villes est une promenade, un ensemble de déambulations urbaines qui oscillent entre histoire et philosophie, société, tourisme et souvenirs personnels. Certaines villes que vous arpenterez ici existent. D'autres n'existent pas. Certaines réflexions sont empreintes de réalisme, d'autres ne le sont pas du tout. Cependant, si vous aimez Genève, New York, Marseille ou Abidjan, si vous fréquentez ou avez fréquenté les rues de Puebla, Rome, Kuantan ou Miami Beach, si vos pas vous amènent toujours un carrefour plus loin, L'inventeur des villes va vite devenir votre meilleur ami. Don't hesitate, take a walk with life...
Révélé au grand publie en 1996 par le film de Bertrand Tavernier, Capitaine Conan, (d'après roman de Roger Vercel), le Front d'Orient a largement constitué un angle mort des représentations collectives dans notre pays. Il n'en va pas de même dans les Balkans où les plaies du passé et des nationalismes blessés ne sont pas toujours cicatrisées. "Catastrophe nationale" en Bulgarie, "catastrophe nécessaire" en Roumanie, la Première Guerre mondiale demeure en Hongrie un "passé qui ne passe pas" : tous les 4 juin, date anniversaire du traité de Trianon (1920), des manifestations nationalistes y rappelle le souvenir de la "grande Hongrie", dépecée ce jour-là. En Serbie, on se divise encore sur la question de savoir si Prinzip, l'homme qui assassina François-Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914, était un héros ou non. La Turquie, entre nationalisme et mauvaise conscience, commémorait en avril 2015 la grande victoire des Dardanelles, tout en occultant le génocide arménien. En Grèce, enfin, cette guerre reste le prélude du conflit gréco-turc (1919-1922) dont les blessures ne sont pas tout à fait refermées. La Première Guerre mondiale, cent ans après, demeure donc, à l'est de l'Europe, un champ de bataille politique. Avec l'ambition de dépasser les clivages nationaux et de multiplier les regards, ce livre, issu du colloque international réuni au musée d'histoire de Marseille en décembre 2014, oeuvre à une dé-nationalisation de l'écriture de la guerre et, tout en faisant ressurgir l'histoire de l'armée d'Orient et de ce front oublié, cherche à sortir le conflit du cadre franco-français (ou franco-allemand) et à lui restituer sa pleine dimension.