Manifeste pour un nouveau monde. Revue de haute tension créatrice avec des pages qui vibrent et évoluent dans l'union libre des genres. Nous travaillons avec des poètes, des romanciers, des photographes, des philosophes, des musiciens, des peintres, des réalisateurs, pour constituer une poétique, façon boîte noire pour capter les vibrations et les imaginaires du monde, par le prisme de la beauté. Née par la force des choses au lendemain du séisme de 2010, IntranQu'îllités est conçue par ses fondateurs, James Noël et Pascale Monnin, comme une revue de grande magnitude à partir de la faille même, pour contrarier les certitudes et les idées reçues, et ainsi donner libre cours à tous les vents et les tremblements de l'esprit. Un rêve, un mouvement à partir d'Haïti, pays qui ne sera pas un centre, mais auquel un certain rôle d'épicentre sera intimement lié. Ne vous fiez pas à l'île, qui saute aux yeux comme une proposition de soleil, de clichés de sables fins. On est souvent conduit à percevoir l'île comme un territoire replié sur ses bornes, où il suffirait de pivoter sur un pied pour en faire le tour. Le préfixe In dans IntranQu'îllités pourrait même renvoyer à la négation de l'insularité. Ce titre est une manière, une astuce pour apostropher tous les imaginaires, pour pénétrer les interstices et naviguer dans l'air/ère d'une île-monde. Pour voguer, nous voguons, pour naviguer, nous naviguons, perméables dans les nuances et les méandres en crue de la complexité. Nous assumons pleinement notre enragement - une forme d'engagement suprême -, à plein temps dans l'utopie et dans l'action.
Peuplée de 150 contributions et répartie en 9 rubriques diversement synchronisées, la revue IntranQu'îllités a placé la barre encore plus haut avec le 2e numéro. "Nous avons pris, écrit James Noël, le contrôle de tous nos moulins à vent". La figure de Borges et celle du Che hantent ce labyrinthe traversé par tous les vents du monde. Les thèmes sont abordés prioritairement par le prisme d'une sensibilité frémissante, avec des créateurs d'horizons divers et d'expressions artistiques différentes. Cette union libre et multiple a accouché d'incroyables pépites. Ananda Devi, René Depestre, Adonis, Ramón Chao, Dany Laferrière, Mathieu Belezi, Ben Foutain, Vénus Khoury-Ghata, Gabriele Di Matteo, Hubert Haddad, Bernard Noël, Coskun, Fabian Charles, Souleymane Diamanka, Préfète Duffaut, Fanette Mellier, Pia Petersen, Jean-Luc Marty, Yahia Belaskri, Rodney Saint-Eloi, Barbara Cardone, Pierre Soulages, Julien Delmaire, Mathieu Bourgois, Marvin Victor, Pascale Monnin, Michel Vezina, Arthur H, Thélyson Orélien et cent autres voleurs de feu ont réussi le pari d'une grande fête des imaginaires.
La revue haïtienne IntranQu'îllités fait la part belle aux imaginaires du monde en rassemblant dans son premier numéro une centaine de contributions avec des participants comme Yanick Lahens, Boris Gamaleya, Laure Morali, Charles Dobzynski, René Depestre, Hubert Haddad, Michèle Marcelin Voltaire, Mario Benjamin, Dany Laferrière, Thélyson Orélien, Fernando Pinto do Amaral, Mario Benjamin, Makenzy Orcel, Marvin Victor, Patrick Chamoiseau, Francis Combe, Imasango, Michel Le Bris, Frankétienne, Francesco Gattoni, Lyonel Trouillot, Bruno Doucey, Dimitri Tolstoi, et tant d'autres... Répartie en 8 rubriques avec les imaginaires comme thème à l'épicentre de ses objectifs, la revue se propose d'être une boîte noire qui capte et rassemble les mouvements, les vibrations et autres intranquillités créatrices. Ce premier numéro comprend un hommage à Jacques Stephen Alexis et rassemble ainsi des lettres écrites par des auteurs contemporains à leur fille ou fils, réel ou imaginaire, telles la lettre écrite par Jacques Stephen Alexis à sa fille Florence.
Le peuple haïtien est un peuple de poètes, dit-on souvent pour faire vite. Un peuple aux rêves d'épopée avec des traces qui n'en finissent pas. Nous avons demandé aux "poètes vivants" de nous livrer leurs cinq plus beaux poèmes. Ils se sont attelés à cette tâche périlleuse de rendre rapport d'écriture... en état de poésie. La singularité de cette anthologie tient au fait qu'elle forme un tapis volant de subjectivités éclatées. Un brassage de tempéraments passionnants qui rassemble quatre générations ouvertes et poreuses aux grands flux de l'Histoire, de l'amour, du pays, du jeu, de la colère, du monde, du sexe, de l'exil, de la mer, de la joie...
Atteint du syndrome d'asperger, Sacha porte à quatorze ans un regard décalé et innocent sur le monde. Retiré de l'école, il vit avec sa mère, médecin humanitaire. Lors d'une mission en république démocratique du Congo, il sympathise avec Destinée, une enfant soldat. Les deux ados se retrouvent embarqués dans une aventure dangereuse, pleine de suspense et d'émotions, pour échapper aux griffes de trafiquants sans scrupule...
Avec une élégance consommée dans l'art de provoquer, des fictions d'une verve, d'une force et d'une fraîcheur entraînantes, qui tracent les contours d'un manifeste sexuel et politique.
L'univers de Neil Gaiman est nourri par les légendes nordiques. Il revient à ses sources et nous raconte enfin la grande saga des dieux scandinaves qui l'ont inspiré pour son chef d'oeuvre American Gods. De la genèse des neuf mondes au crépuscule des dieux et l'ère des hommes, ils reprennent vie : Odin, le plus puissant des dieux, sage, courageux et rusé ; Thor, son fils, incroyablement fort mais tumultueux ; Loki fils d'un géant et frère d'Odin, escroc et manipulateur inégalable... Fières, impulsives et passionnées, ces divinités mythiques nous livrent enfin ici leur passionnante - et très humaine - histoire.
Né en 1970 à Bruxelles, nouvelliste incontournable traduit dans le monde entier Thomas Gunzig est lauréat en 2001 du prix Victor Rossel pour son premier roman, Mort d'un parfait bilingue, du Prix des Editeurs pour son recueil Le Plus Petit Zoo du monde et finaliste du Prix de flore en 2005 pour son deuxième roman, Kuru, tous parus au Diable vauvert.