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L'école plurilingue en outre-mer. Apprendre plusieurs langues, plusieurs langues pour apprendre
Nocus Isabelle ; Vernaudon Jacques ; Paia Mirose
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753528765
Cet ouvrage collectif est issu d'un colloque tenu à Papeete en novembre 2011, dans le prolongement du programme de recherche ECOLPOM (Ecole Plurilingue Outre-mer) financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR). Il dresse un état des lieux de la recherche française sur le plurilinguisme précoce à l'école et sur la prise en compte des langues maternelles ou d'origine des élèves dans les collectivités françaises d'outre-mer (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Guyane), dans un champ encore largement dominé par les perspectives anglophones nord-américaines. Il constitue une comparaison inédite entre trois collectivités dont les citoyens "autochtones" ont vu certaines de leurs revendications scolaires, linguistiques et culturelles, prises en compte à l'école depuis quelques années. L'ouvrage est structuré en quatre parties, regroupant vingt-quatre contributions. La première partie dresse un état de la recherche sur le développement des compétences langagières et la capacité de l'éducation bilingue à promouvoir la réussite scolaire des élèves en créant les conditions favorables au développement d'un bilinguisme individuel et sociétal durable. La deuxième partie présente des recherches du programme ECOLPOM dans leurs dimensions psycholinguistique et sociolinguistique, dans les trois collectivités. La troisième partie est consacrée aux spécificités des contextes locaux, dans des aspects historiques, juridiques ou socio-didactiques. La quatrième partie propose des outils et des expériences pédagogiques innovantes, aussi bien en langues locales qu'en français langue seconde, en interrogeant la formation des enseignants et l'inscription des langues locales dans les instructions officielles.
Au-delà des formes de suspension multiples que la crise sanitaire du coronavirus engendre, elle donne également lieu à des reconfigurations, dont l'avenir nous dira dans quelle mesure elles sont ou non amenées à se pérenniser, de valeurs (métriques, mais aussi morales) à partir desquelles s'organisent les sociétés. Selon quelles mesures, dans ce cadre, la technocratie - entendue ici comme un mode de gestion politique fondée sur l'expertise techno-savante - est-elle conçue comme bénéfique ou délétère ? Quels sont les effets concrets des dispositifs techniques et administratifs qu'elle engendre ? Quelles lignes morales ceux-ci redistribuent-ils ou au contraire renforcent-ils ? Ces questionnements semblent être, plus que jamais, d'actualité, et ce numéro offrira à lire une série de propositions argumentées de document permettant d'enrichir les perspectives liées au sujet.
Ce dossier interroge des citoyennetés : au travers de pratiques, à partir des ressources que celles-ci mobilisent, et depuis des lieux et des époques variés dans les sociétés du Maghreb. Il invite à analyser de quelles façons, dans une multiplicité de situations et de cours d'action, s'affirment, se construisent, et se revendiquent des droits d'appartenance à un lieu donné. Comme en rendent compte les contributions de ce dossier, manger ensemble, participer à la construction d'une fontaine, faire assemblée, se déclarer d'une localité, s'identifier à une famille, demander des attestations, adresser des requêtes d'assistance ou réclamer d'être logé sont autant d'actes qui nourrissent, mettent en scène, mobilisent ou actualisent des citoyennetés aux statuts et envergures variés. Nous en proposons une définition qui envisage qu'elles puissent s'exprimer et coexister hors de liens exclusifs et univoques à l'Etat. Une variété d'instances peuvent en définir des critères concurrents, leur exercice être l'objet de conflits et le creuset d'exclusions autour de ressources disputées. Ainsi, les citoyennetés ne sont plus l'apanage des sociétés contemporaines, ni des rapports à l'Etat, et peuvent être explorées de façon fructueuse selon une approche interdisciplinaire. Des rapprochements entre des situations par ailleurs très éloignées enrichissent d'autant les questionnements. Sous différents éclairages disciplinaires et temporels, les pratiques citoyennes au Maghreb prennent des couleurs et des dimensions inattendues. Ce déplacement souligne l'importance de renouveler sans cesse nos cadres d'observations et d'analyses.
Résumé : Trois grands posters dépliables à décorer avec 40 autocollants et un cahier d'activité pour s'amuser. Des activités ludiques et variées pour apprendre les mots et les couleurs et pour développer le sens de l'observation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.