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En perpétuelle mémoire. Collégiales castrales et saintes-chapelles à vocation funéraire en France (1
Noblet Julien ; Tabbagh Vincent
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753508552
Dans le domaine royal, entre 1450 et 1560,degrands personnages, face à la mort et en quête d'"éternité",. se détournent des lieux d'inhumation traditionnels préférant fonder des églises collégiales à vocation funéraire. Ces initiatives témoignent de la réaction d'une partie de l'élite confrontée à la démocratisation de l'enterrement ad sunctos et soucieuse de reposer dans un édifice dont la magnificence tant dans le faste du service divin assuré par un collège nombreux aux multiples charges liturgiques, que dans la beauté de l'architecture accueillant les cérémonies, devait refléter le rang. Saintes-Chapelles pour les princes du sang et "simples collégiales pour les nobles de moins haut lignage accueillent des chanoines voués à prier pour le repos éternel de leur fondateur mais aussi de sa famille. Ainsi s'établit un culte dynastique symbolisé par des tombes monumentale regroupées dans le choeur que s'approprie le fondateur, tandis que familiers et fidèle prennent place dans la nef. La distinction entre espace seigneurial et paroissial, soulignée par les circulations, le traitement architectural et ornemental concourt renforcer la précellence seigneuriale. Enfin, l'implantation des sanctuaires familiaux à proximité immédiate des châteaux rappelle la dépendance du chapitre à l'égard de son fondateur mais témoigne surtout de l'attachement de ce dernier à la seigneurie rurale, garante de sa noblesse."
Le sentiment d'insécurité est un thème récurrent dans les sociétés démocratiques modernes. Journalistes et politiques l'évoquent sans relâche pour souligner diverses appréhensions de la population. Mais qu'est-ce que le sentiment d'insécurité ? Qui concerne-t-il, et que recouvre-t-il ? Derrière la simplicité apparente du terme se cache en réalité un phénomène social particulièrement complexe. Construit sur des données empiriques, l'ouvrage étudie les mécanismes d'une des deux dimensions du sentiment d'insécurité : l'insécurité personnelle. Contrairement à la préoccupation sécuritaire, abstraite, qui consiste à placer la délinquance à la première place des problèmes à résoudre, l'insécurité personnelle se rapporte à la peur concrète de subir un vol ou une agression. Pour étudier cette seconde dimension, l'ouvrage porte la focale sur un exemple topique : l'insécurité personnelle des jeunes dans les transports en commun franciliens. A l'aide d'une enquête qualitative, l'auteur entend répondre à deux objectifs : expliquer le niveau de peur élevé dans les transports en commun et appréhender, à l'aide d'un modèle dispositionnel, l'ensemble des variations individuelles de l'insécurité personnelle.
Procédé de construction majeur du Moyen Age et de l'époque moderne, le pan de bois caractérise toujours de nombreux édifices ou vestiges, tant en ville qu'à la campagne. Longtemps qualifiée de mineure ou vernaculaire, cette technique de charpenterie est désormais au coeur d'études récentes menées par des archéologues, historiens de la construction, chercheurs à l'Inventaire ou architectes faisant apparaître de nombreuses questions. Que révèle-t-elle de l'économie de la construction ? Quelles techniques se perpétuent au fil des siècles ? Quels procédés novateurs apparaissent ? Quels sont les savoir-faire locaux ? Quelle place occupent les décors dans ces types d'édifices ? Quelle est l'influence du pan de bois sur le développement des bourgs ou des villes et sur l'évolution des modes d'habitation ? En s'intéressant aux pans de bois édifiés en contexte rural et urbain, en France et en Europe, ce livre explore son évolution du XIIIe au XIXe siècle. L'apport combiné des inventaires et de l'archéologie permet notamment d'offrir un nouvel éclairage pour amener à une compréhension approfondie de l'architecture en pan de bois et ainsi révéler un patrimoine mésestimé et menacé dont la préservation revêt un enjeu important.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour