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La conversation
Nobécourt Lorette
GRASSET
17,15 €
Épuisé
EAN :9782246556817
Est-elle folle ou lucide, cette Irène âgée de vingt-huit ans qui toute une nuit doit raconter sa vie pour échapper à la sentence, et au poids des crimes du passé? N'aurait-elle pas, en effet, commis un crime? Et d'ailleurs, est-il possible de rien oublier du récit de sa vie, quand chaque souvenir coule douloureusement de la mémoire comme d'une éponge de sang? Qu'avons-nous à notre disposition pour nous faire entendre, pour rejoindre les autres, si ce ne sont les mots, les gestes, et les nervures de la peau? Le roman de Lorette Nobécourt est un monologue porté par le rythme de l'écriture, une invocation, une leçon de désespoir et en même temps une leçon de vie. C'est une voix dans la nuit, une voix rauque, liquide, cassée, houleuse, charnelle, tendre, folle, exaspérée, une voix affamée de rouge et de sang, irriguée de jouissance et de pluie, qui dit les détails infiniment émouvants qui sauvent l'humain en nous. Quand Irène a vidé son sac de paroles, épuisée, il reste encore un peu de jour et d'autres mots encore.
Moniale du XIIe siècle, Hildegarde de Bingen a marqué son époque. Ce ne sont pas seulement ses écrits, sa légende, sa connaissance scientifique ou botanique, qui ont fait de l'abbesse un sujet pour Lorette Nobécourt, mais bien l'insoumissions radicale où elle se tient.En s'emparant d'une telle figure, la romancière n'entend pas tant honorer la quatrième femme docteur de l'Eglise que « dire haut et clair que la vie vivante est la seule ».Prêtant sa langue à celle de Hildegarde, elle se met au service du verbe et nous invite à oser entrer dans « la clôture des merveilles ».Notes Biographiques : Laurence Nobécourt est née à Paris en 1968. Elle est l?auteur de plusieurs romans et récits dont La Démangeaison, La Conversation, Horsita, En nous la vie des morts, L?Usure des jours et La Clôture des merveilles - tous signés « Lorette Nobécourt ».
Lorette Nobécourt est née à Paris en 1968. Elle est l?auteur de plusieurs romans et récits dont La Démangeaison, La Conversation, Horsita, En nous la vie des morts, L?Usure des jours et La Clôture des merveilles.
Résumé : Le 7 octobre 2012, Hildegarde de Bingen devient la quatrième femme Docteur de l'Eglise. Mais que savons-nous de cette visionnaire, moniale du xtl" siècle ? A travers ses écrits et sa légende, Lorette Nobécourt redonne vie à cette femme habitée, dès son plus jeune âge, par le Verbe. Dans une prose frôlant la poésie, l'auteur met en lumière le trait de caractère le plus important de cette Sainte qui était d'abord une femme l'insoumission.
Nortatem, un trentenaire américain, est complètement seul. Fred, son double, son ami de toujours, vient de se jeter par la fenêtre. Alors, il se retire dans le Vermont, où il fait son travail de deuil. Nortatem rencontre des êtres qu'il ne voyait pas, jusqu'alors : une vieille Indienne, un voisin rustre et souriant, la ville d'à-côté, personnage en soi qui l'accueille dans ses bars... Nortatem fait l'ours, un ours à qui l'on raconte des histoires d'enfant. Il lit chaque soir un livre de contes où les personnages se transmettent des symboles comme autant de talismans. Lorette Nobécourt trame une histoire d'aujourd'hui et une série de contes qui nous font faire le tour du monde à travers ses légendes et ses folklores. Du même auteur : Horsita ; La Conversation.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.