En 2006, la République démocratique du Congo tenait des élections générales qui ont remodelé son paysage politique, avec la mise en place des institutions régies par de nouveaux animateurs. Après la structure du pouvoir conçue autour de l'Accord de Pretoria en 2002, un nouvel ordre institutionnel venait ainsi de voir le jour. Conséquence de ce renouveau politique, bien des figures habituées des répertoires biographiques n'ont pas réussi à négocier le cap des scrutins et ont quitté l'arène, ou pris du recul. Mais de nombreux jeunes ont fait leur apparition, forts de l'assurance que confère le suffrage universel. C'est cet échantillon, plus étoffé et plus large, des cadres et dirigeants congolais, qui constitue la trame de cette édition. Fruit de la perspicacité de deux journalistes, à l'affût des événements les plus fugaces, l'ouvrage jette un nouvel éclairage sur les itinéraires, quelquefois sinueux, des cadres congolais et permet ainsi de mieux cerner, à travers les différents parcours, les mutations opérées au cours de l'histoire récente de la RDC. A cet égard, il constitue un document indispensable pour les acteurs et les observateurs intéressés par le devenir du Congo.
Des avancées en matière de promotion de la femme congolaise datent du régime Mobutu qui, pour des raisons complexes, en avait fait un de ses chevaux de bataille. A ce jour, des femmes créent des PME et gèrent des entreprises publiques. Des formations sont organisées pour renforcer leurs capacités de décision et de gestion. Le combat des femmes pour leur affirmation est donc loin de s'achever. C'est l'intérêt de cet ouvrage : un réflecteur de l'émergence des femmes congolaises, à travers leurs itinéraires et leurs trajectoires propres, autant d'indices de la quantité et de la qualité. Ce répertoire rassure à plus d'un égard, ne serait-ce que par le nombre de femmes diplômées depuis 1960, à tous les niveaux d'études, et par les efforts qu'elles ont entrepris pour surmonter les épreuves de force auxquelles elles sont soumises par rapport aux hommes. Ce type de répertoire est un marqueur de l'histoire ; il présente des repères complémentaires au récit et au débit historiques classiques.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.