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L'autre femme de mon mari ou la conjugalité dédoublée au Gabon. Socio-anthropologie de l'extraconj
Nkoma Ntchemandji Philippe ; Garcia Marie-Carmen
L'HARMATTAN
23,50 €
Épuisé
EAN :9782343225104
Ce livre procède à l'analyse des cadres culturels et sociaux de l'extraconjugalité durable au Gabon. En s'appuyant, d'une part, sur une recension extensive d'archives judiciaires des tribunaux (quatre au total) relatives à plus de deux cents dossiers de divorces pour "faute" d'"infidélité" ou d'"adultère" explorées, pour pallier l'insuffisance de statistiques sur les motivations entraînant des ruptures matrimoniales, en liant avec l'adultère ou l'infidélité des hommes mariés et en réalisant, d'autre part, plus d'une trentaine d'entretiens qualitatifs auprès d'un "échantillon" composé de personnes mariées (hommes et femmes), des femmes célibataires (les "maîtresses" désignées par l'expression "l'autre femme de mon mari") et de juges en charge des questions pénales et matrimoniales, l'auteur déconstruit l'extraconjugalité durable gabonaise en deux étapes. La première étape, s'interroge sur la nette dissociation pratique entre légitimation coutumière et légalité inférée par le Code gabonais civil, sur la conjugalité, observant la prévalence de la première sur la dernière. La seconde étape approfondit l'analyse des "cadres de légitimité propres" (ou subculture) des acteurs extraconjugaux (un homme marié en relation avec sa "maîtresse"), au point de pouvoir, finalement, exprimer l'extraconjugalité durable, en termes de "quasi-conjugalité", en ce sens que les normes sociales et coutumières s'imposent aux normes juridiques et en faisant le constat, que la relation reste minée par des configurations de genre, où les logiques féminines, sont à l'opposée de celles masculines, où seulement l'homme, entretient deux femmes, non le contraire.
L'intérêt de ce livre est de circonscrire les phénomènes observés dans la pratique journalistique congolaise par l'instance d'autorégulation mise en place à Brazzaville. La mission de l'Observatoire congolais des médias (OCM) semble délicate et son avenir incertain, dans un espace médiatique caractérisé à la fois par la précarité financière et socioprofessionnelle, et par l'enracinement des antivaleurs (appât du gain, amateurisme) dans la pratique du métier. Les mécanismes d'autorégulation des contenus des médias sont encore embryonnaires.
«En moi la tristesse prend la main à la joie. Tu sentiras mon coeur mimer un chant triste si souvent. Pour partager ma peine, tu me prends dans tes bras.» Soucieux d’un monde meilleur et du partage de sa vision, de son existence, l’auteur projette d’offrir dans ses recueils à venir le produit de son imagination, intégrant la vie et ses réalités.
Créée en 1963, l'Union Africaine a fêté ses cinquante ans d'existence. Il s'agit d'une pensée à la fois individuelle et collective, portée par des personnalités fortes et par la communauté politique africaine. Ce livre en retrace les articulations essentielles, en évalue l'apport dans les efforts africains de conquête de prospérité et de vie heureuse, et suggère des pistes pour une pensée politique susceptible de plus d'ancrage, et de plus de force libératrice.
A travers Rêves sur cendres, S. -G. Ngomo Malanda nous plonge dans son univers affectif où s'entremêlent l'espoir et le désespoir. Le désespoir naît d'un mal-être engendré par la précarité du quotidien et la crise d'un pays profondément déchiré par la guerre civile. L'espoir, comme après l'orage, colle au rêve d'une renaissance de lendemains de paix.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.