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Regards croisés sur l'expérience de formation
Bourgeois Etienne
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782738478894
Georges est agriculteur. Son travail lui pèse de plus en plus ; il veut quitter le métier pour travailler dans un syndicat agricole ou dans un parti politique, là où il pourra continuer à défendre les intérêts du monde rural. C'est dans ce contexte qu'il entame une formation universitaire en politique économique et sociale (FOPES) à l'Université catholique de Louvain. En trois interviews, réalisées à six mois d'intervalle au cours de la formation, il nous livre le récit de son expérience : il nous parle de ce qu'il apprend, de l'entraide mais aussi des rivalités au sein du groupe en formation, de la distance que prennent par rapport à lui des amis agriculteurs, des changements qui s'opèrent dans sa manière de voir le monde et lui-même, etc. Ce récit, dense, émouvant et d'une exceptionnelle richesse, a stimulé des échanges approfondis entre chercheurs issus d'horizons disciplinaires divers : pédagogues, sociologues, anthropologues, psychanalystes... De cette confrontation de points de vue est né le présent ouvrage. Se référant tous au "cas Georges", les auteurs explorent différentes dimensions de l'expérience de formation d'adulte - processus cognitifs d'apprentissage, transformations identitaires et trajectoire de vie, identité et désir de formation, ambiguïté des références aux valeurs, etc. Ils discutent également des implications de ces analyses pour les pratiques de formation.
Qu'est-ce qui décide une personne adulte en situation d'illettrisme à franchir la porte d'un centre de formation en alphabétisation ? Que vient- elle chercher en formation ? Quels sont les effets réels de la formation sur l'"apprenant", au-delà de la maîtrise de la langue écrite ? Quels sont les facteurs qui facilitent ou font obstacle à son engagement dans la formation ? C'est à ces questions qu'ont voulu répondre les acteurs d'une association d'alphabétisation de Belgique francophone, dans le cadre d'une recherche qu'ils ont menée avec un enseignant-chercheur universitaire. Cette recherche a ceci de particulier qu'elle a donné largement la parole aux apprenants eux-mêmes, ainsi qu'aux formateurs et formatrices, sur ces différentes questions. Mais elle a aussi sollicité le regard d'acteurs externes, principalement issus du monde de l'insertion socioprofessionnelle et de la recherche universitaire. En croisant ces différents regards, l'ouvrage contribue ainsi à mieux (faire) comprendre ce qui se joue réellement dans la formation en alphabétisation. Il ouvre aussi des perspectives nouvelles pour améliorer les pratiques de formation d'adultes, mais aussi d'enseignement scolaire.
Qu'est-ce qu'apprendre? Comment les adultes apprennent-ils en situation de formation? Y a-t-il une spécificité de l'apprentissage adulte? Quel est l'impact de la trajectoire de vie de l'adulte sur ses apprentissages? Quel rôle les interactions avec les pairs et le formateur jouent-elles dans l'apprentissage? Quelle conditions pédagogiques et institutionnelles peut-on mettre en place pour favoriser l'apprentissage dans un contexte de formation d'adultes? Voilà quelques unes des préoccupations essentielles abordées dans l'ouvrage. Pour traiter ces questions, celui-ci propose un cadre théorique articulant en un ensemble cohérent une grande diversité d'éclairages théoriques et d'apports de recherche jusqu'ici rarement mis en relation. On trouvera également tout au long de l'ouvrage une réflexion sur les implications de ces apports pour l'amélioration des pratiques de formation.
Résumé : La finalité de la formation ne devrait pas tant être de "faire apprendre" que de donner à la personne qui apprend les moyens de s'approprier les savoirs afin de devenir sujet : un sujet inscrit dans une culture et une histoire, qui se construit dans sa relation à autrui et qui est capable de désirer, penser, parler et agir en "je" dans le monde. Si former à faire apprendre n'est déjà pas une mince affaire, que dire alors de former dans la perspective de faire de l'apprenant un sujet ? Comment éviter l'asservissement de l'apprenant aux attentes du maître, de la société et de la sphère économique ? Et à l'inverse, comment émanciper celui qui apprend sans pour autant le considérer comme un sujet autosuffisant et autodéterminé, ni renoncer à l'idée même de transmission ? Ces questions échappent encore largement aux manuels de pédagogie. Dans une perspective interdisciplinaire, en s'appuyant sur de nombreux exemples tirés de la formation des adultes, cet ouvrage offre aux formateurs, éducateurs et enseignants des clés pour mieux comprendre par quel processus et à quelles conditions l'apprentissage peut mener à la subjectivation. Il propose également des pistes d'action concrètes pour relever ce défi.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.