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Articles littéraires et politiques. Tome 1, Des écrits de jeunesse au 1er Congrès International des
Nizan Paul ; Mathieu Anne ; Deguy Jacques
JOSEPH K
30,00 €
Épuisé
EAN :9782910686437
J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie". Ce célèbre début d'Aden Arabie, réédité en 1960 avec la lumineuse préface de Sartre, demeure une référence commode pour évoquer Paul Nizan, l'écrivain engagé, le communiste fervent, l'éternel révolté. La présente entreprise éditoriale, menée par Anne Mathieu en quatre volumes, nous invite à aller plus loin, en saisissant comment s'incarne cette révolte dans le détail d'une écriture quotidienne. Pour la première fois, on pourra lire dans leur ordre chronologique tous les articles de Nizan donnés à des revues, des périodiques et des journaux. Ce volume réunit les textes de jeunesse et les premiers "papiers" du militant, de 1923 jusqu'à 1935, date du Congrès international des écrivains pour la défense de la culture. À travers eux se dessine le cheminement esthétique, politique et littéraire d'un auteur pour qui "toute littérature est propagande", y compris la note de lecture ou le reportage. L'heure de la rupture avec le Parti, qui interviendra au moment de la signature du pacte germano-soviétique de 1939, n'a pas encore sonné: sous la plume incisive d'un communiste alors orthodoxe revivent certains combats d'une France de l'entre-deux-guerres qui voit la montée des fascismes. Avec la découverte exhaustive de Nizan journaliste, c'est aussi la redécouverte du journalisme selon Nizan que nous offrent ces articles. À la jonction de la politique, de l'éthique et de l'écriture, ils tendent à remplir, comme le demandait leur auteur, la mission difficile d'"historien de l'immédiat". J. D.
Résumé : Le narrateur décide de quitter Paris où le conformisme règne en maître absolu. Cette révolte intérieure contre le monde de la petite bourgeoisie, ainsi que son amour pour les voyages, le conduiront jusqu'à Aden. Mais cette nouvelle Terre promise tiendra-t-elle toutes ses promesses ?
L'actualité des Chiens de garde, nous aurions préféré ne pas en éprouver la robuste fraîcheur. Nous aurions aimé qu'un même côté de la barricade cessât de réunir penseurs de métier et bâtisseurs de ruines. Nous aurions voulu que la dissidence fût devenue à ce point contagieuse que l'invocation de Nizan au sursaut et à la résistance en parût presque inutile. Car nous continuons à vouloir un autre monde. L'entreprise nous dépasse ? Notre insuffisance épuise notre persévérance ? Souvenons-nous alors de ce passage par lequel Sartre a résumé l'appel aux armes de son vieux camarade : " Il peut dire aux uns : vous mourez de modestie, osez désirer, soyez insatiables, ne rougissez pas de vouloir la lune : il nous la faut. Et aux autres : dirigez votre rage sur ceux qui l'ont provoquée, n'essayez pas d'échapper à votre mal, cherchez ses causes et cassez-les. " Serge Halimi
Philosophe et romancier, Paul Nizan (1905 - 1940), est l'écrivain de la révolte contre l'aliénation sociale. Membre du parti communiste, il le quitte lors de la conclusion du pacte germano-soviétique. Il est tué lors des premiers combats de la deuxième guerre mondiale. Elève consciencieux et intelligent, Antoine Bloyé ira loin. Aussi loin que peut aller, à force de soumission et d'acharnement, le fils d'un ouvrier et d'une femme de ménage. Ce n'est que parvenu au faite de sa dérisoire ascension sociale qu'Antoine Bloyé constatera à quelles chimères il a sacrifié sa vie... Dans un style dont la sobriété fait toute la puissance, Antoine Bloyé constitue un portrait féroce des moeurs et des conventions de la petite bourgeoisie de la IIIème République. Nouvelle édition augmentée d'une chrono-biographie et d'une préface d'Anne Mathieu, spécialiste de Nizan, éditeur de ses Articles littéraires et politiques (Joseph K., à paraître en 2005). Le livre est réédité à l'occasion du 100ème anniversaire de la naissance de Nizan (7 février 2005)
FERNAND : "...Dans votre secteur, pas de problème. Le jeu a jamais aussi bien marché." RAOUL : "Que tu dis." FERNAND : "Ce qui vous chagrine, c'est la comptabilité. Vous êtes des hommes d'action. Je vous ai compris. Et j'vous ai arrangé vot' coup." RAOUL : "T'arranges ! ... T'arranges... Et si on n'était pas d'accord ? " FERNAND : "Tu vas voir que c'est pas possible. J'ai adopté le système le plus simple. Tiens, regarde : on prend les chiffres de l'année dernière et on les reporte." TOMATE : "L'année dernière, on a battu des records." FERNAND : "Eh ben, vous les égalerez cette année. Vous avez l'air en pleine forme, là, gais, entreprenants, dynamiques."
Claude Mesplède et son équipe proposent une édition revue, mise à jour et augmentée. Amoureux des dictionnaires, Daniel Pennac dit dans sa préface l'extrême importance de cette édition : "Si les littératures policières décrivent le monde et l'individu tels qu'ils ne vont pas, Le Mesplède, lui, décrit le monde des littératures policières tel qu'il va et où qu'il aille. Ce ne sont pas seulement des auteurs, des titres, des personnages, ou des thèmes qui sontrépertoriés ici, mais tout ce qui constitue la vie même autour de ces romans et de ces nouvelles : leurs collections, leurs séries, leurs maisons d'édition, leurs librairies, leurs fanzines, leurs historiens, leurs dessinateurs, leurs films, leurs festivals, leurs prix locaux et internationaux⦠Oui, c'est bien Le Mesplède que j'emporterais sur une île déserte ; ce dictionnaire si minutieusement achevé est un roman sans fin.
Perec Georges ; Bertelli Dominique ; Ribière Mirei
Ce florilège des entretiens de Perec permet de suivre le cheminement de l'écrivain à partir de l'automne 1965, où son premier roman publié, Les Choses, obtient le prix Renaudot, jusqu'à l'automne 1981, où - très sollicité depuis La Vie mode d'emploi qui lui a valu le prix Médicis en 1978 et l'a imposé définitivement sur la scène littéraire - Perec effectue plusieurs séjours à l'étranger. Si au tournant des années 80 La Vie mode d'emploi reste au coeur de nombreux échanges, l'heure est souvent aux entretiens thématiques (le jeu, la judéité, le rôle de la mémoire et des contraintes), mais aussi aux bilans et retours en arrière: ses interlocuteurs l'invitent ainsi à jeter un regard rétrospectif sur son oeuvre et à s'interroger sur son évolution. Autre aspect important des propos de cette époque: l'écrivain s'identifie de plus en plus nettement à la cause de l'Ouvroir de littérature potentielle réuni depuis 1960 autour de Raymond Queneau et François Le Lionnais et au sein duquel Perec a été coopté en 1967.
En 1928, Détective, lancé par Gallimard avec l'aide des frères Kessel, prétend être le premier hebdomadaire de faits divers, à la fois journal et magazine : chaque jeudi, la petite fabrique de crimes alimente les kiosques de ses numéros sanglants pour des lecteurs venus chercher leur dose d'énigme et d'horreur. Ses photographies impressionnent, ses reportages passionnent, ses signatures prestigieuses (Carco, Mac Orlan, Kessel) attirent. Détective devient l'atelier où se forge une certaine vision de la France criminelle des années trente et où certaines affaires emblématiques (les soeurs Papin, la parricide Violette Nozière, Stavisky) sont exposées au public. Véritable succès de vente pour les éditions Gallimard mais aussi cible numéro 1 des critiques qui condamnent son immoralité et son manque de fiabilité, le journal ne laisse pas indifférent. Mais que connaît-on vraiment de son histoire ? Comment expliquer une telle réussite ? C'est cette composition savante - d'enquêtes rigoureuses et de "bidonnages" de l'information, de combats journalistiques et de recettes sensationnalistes -, que cet ouvrage se propose de redécouvrir.