Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
ALEXANDRE SOLJENITSYNE UN ECRIVAIN EN LUTTE AVEC SON SIECLE
NIVAT GEORGES
DES SYRTES
38,00 €
Épuisé
EAN :9782940523870
Environ 120 objets et manuscrits seront exposés, depuis l'album de famille de la mère de l'écrivain, les brouillons de l'adolescent (un poème sur le mathématicien français Evariste Gallois) jusqu'à l'extraordinaire manuscrit corrigé de L'Archipel du Goulag qui passa un quart de siècle enterré au fin fond de la campagne estonienne. Seront exposés le manuscrit, 800 feuillets d'une écriture microscopique (venu des archives de l'écrivain à Moscou), le tuyau de plomb où il fut caché (venu d'Estonie), et le coffre à caractères cyrilliques qui servit à composer secrètement le livre-bombe dans une ruelle de Paris en 1973. Un tiers des objets viendront de France : les archives de Nikita Struve (1934-2016), éditeur d'Ymca-Press, des traducteurs J. et G. Johannet, et de " l'agent de Soljenitsyne ", Claude Durand (1938-2015). Le commissaire de l'exposition et rédacteur du catalogue est le professeur Georges Nivat. Les illustrations et textes donneront le cheminement hors norme de ce résistant pour qui l'homme, c'est " de l'espoir et de l'impatience ". " Depuis la parution d'Une journée d'Ivan Denissovitch, ma vie a été accompagnée par Alexandre Soljenitsyne. Je me rappelle ma première lecture du récit dans la revue Novy Mir, et depuis je n'ai cessé de le lire : toutes ses oeuvres sont venues après ce mois de décembre 1963, où le monde découvrit Ivan Denissovitch et son auteur. Je ne fus pas le seul : des millions de lecteurs ont eu leur vie accompagnée par cet écrivain, ont suivi avec passion sa lutte solitaire contre un empire qui semblait établi pour un bon millénium, ont eu la révélation de L'Archipel du Goulag, puis, moins nombreux, mais encore des dizaines de millions, ont suivi l'aventure de La Roue rouge. Je considère que ce fut pour moi un bonheur, je l'ai lu et relu, traduit (en petite partie), j'écris sur lui depuis 1970 ".
Nivat Georges ; Carrère d'Encausse Hélène ; Manent
Résumé : L'Institut de France et la Sorbonne ont donné abri et prestige à la grande conférence internationale qui s'est tenue en novembre 2018 pour célébrer en France, à Paris, le centenaire d'Alexandre Soljénitsyne qui fut le quatrième Prix Nobel russe de littérature. Certes il n'a pas élu domicile en France, mais lui et sa femme Natalia y séjournèrent plus que dans tout autre pays occidental, hormis la Suisse et l'Amérique. L'écrivain se déclara même surpris qu'elle soit devenue pour lui '' une deuxième patrie ''. Les ors de la République comme les voix des lycéens et étudiants se sont unis pour questionner l'oeuvre d'Alexandre Soljénitsyne, ajoutant ainsi une page importante à l'histoire déjà riche de la " réception " de Soljénitsyne en France. Vingt-six personnalités : politiques, historiens, philosophes, romanciers ou psychanalystes - français, russes, américain, italien - ont évoqué, chacun à sa façon, la vie et l'esprit d'un lutteur, d'un bagnard devenu immense romancier, d'un captif de l'idéologie qui a brisé ses chaînes et retrouvé le Dieu que sa mère et son grand-père lui avaient inculqué. De ces journées comme de ce livre, il restera une impression d'avoir touché aux mains et à l'esprit d'un champion qui s'est libéré et qui peut encore nous apprendre à nous libérer, nous aussi. Les participants : Georges Nivat, Pierre Morel , Xavier Darcos, Catherine Bréchignac, Gilles Pécout, Jean-Yves Le Drian, Jean-Michel Blanquer, Hélène Carrère d'Encausse, Pierre Manent, Daniel Mahoney, Ludmila Saraskina, Michel Niqueux, Luba Jurgenson, Michel Crépu, Edgar Morin, Jean-Claude Casanova, Tatiana Victoroff, François Euvé, Patrick Pouyanné, Chantal Delsol, Antoine Compagnon, Bérénice Levet, Hervé Mariton, Alexandre Arkhangelski, Julia Kristeva, Carlo Osola.
Ce qui est terrible chez un enfant, ce n'est pas tellement de savoir qu'il n'est pas aimé, et pourtant c'est important, mais c'est de ne pas pouvoir aimer parce que ce noble sentiment est rejeté des autres." Ces mots bouleversants sont ceux de Daniel, un de ces "fils de Boches", de ces "enfants de la honte", ou de la "collaboration horizontale", comme les qualifiaient les patriotes zélés de 1945, les premiers à prendre la tondeuse pour stigmatiser le comportement des mères qui, aujourd'hui encore, se terrent dans la souffrance. Ces enfants maudits, niés avant même leur naissance, mis au ban la société, seraient aujourd'hui 200 000, estime-t-on à l'Institut d'histoire du temps présent. Nés de liaisons clandestines entre des jeunes appelés de la Wehrmacht, l'ennemi, et des femmes d'un pays qui les accueillait malgré lui, ces petits êtres indésirables ont grandi dans la honte, portant au plus profond de leur âme une double filiation qui a laissé chez nombre d'entre eux une plaie jamais refermée. Mis au rancard de l'Histoire, les enfants oubliés du pacte d'amitié et de réconciliation franco-allemand veulent rompre le silence. Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils témoignent ici pour la première fois. Beaucoup se sont lancés sur les traces du père disparu. Certains ont retrouvé leur famille allemande en recourant aux services d'information des Archives de la Wehrmacht à Berlin, la WASt, qui submergée de demandes, a décidé d'apporter son aide en éditant un petit formulaire que nous avons encarté dans cet ouvrage. D'autres "enfants" poursuivent inlassablement leur quête. Ce livre est pour eux un espoir. Puisse-t-il trouver un écho... et leur permettre de vivre leur singularité avec plus de sérénité.
Leontiev Konstantin ; Lepekhine Mikhaïl ; Roure Ne
En retraçant le parcours mystique du père Clément Zederholm, protestant allemand converti à l'orthodoxie et tardivement consacré moine, Constantin Leontiev nous fait découvrir le célèbre monastère d'Optino, près de Moscou, où Zederholm s'était retiré, et nous conduit jusqu'au mont Athos en Grèce, haut lieu de la spiritualité orthodoxe universelle. À travers la monographie de son grand ami et interlocuteur, l'auteur nous livre le portrait complexe et passionné d'un intellectuel brûlant d'une foi exigeante jusqu'à l'excès, rompu au débat théologique et nourri de ses contacts avec les célèbres personnalités orthodoxes, grecques et slaves, de la seconde moitié du XIXe siècle. Quiconque s'intéresse à l'expérience humaine, à la question slavophile ou au débat dogmatique, trouvera ici matière à enrichir ses connaissances du monde orthodoxe, du monachisme et de ses starets, et des pères de l'Église. Leontiev rédigera cet ouvrage après avoir lui-même pris ardemment part au débat philosophique, politique et religieux qui a marqué la Russie de son époque. Libre-penseur, visionnaire, convaincu du rôle messianique de la Russie orthodoxe, il mènera une vie agitée avant de finir ses jours au monastère de la Trinité-Saint-Serge, près de Moscou. C'est là qu'il prendra lui aussi l'habit monacal sous le nom de Clément, ultime hommage à celui qui fut son guide spirituel. Foi et raison, Orient et Occident, temporel et éternel, personnel et universel... Autant d'interrogations auxquelles cette biographie permettra de donner réponse.
Chiriaev Boris ; Kichilov Anne ; Lepekhine Mikhaïl
Biographie de l'auteur Boris Nikolaïevitch Chiriaev est né en 1889 à Moscou dans une famille aisée. Après avoir poursuivi des études de lettres à Moscou et en Allemagne, il s'inscrit à l Académie militaire. Arrêté et condamné à mort en 1918 pour avoir tenté de quitter la Russie, il réussit à s'évader. Condamné une nouvelle fois à la peine capitale, il sera finalement déporté aux Solovki en 1923 où il restera pendant sept ans. Envoyé ensuite en relégation à Tachkent, puis à Statvropol, il quitte l'URSS en 1944 pour l'Allemagne, puis l'Italie où il meurt en 1959.
Roman d?aventures dans la plus pure tradition, Le Maître d?armes est une plongée dans les mystères de la Russie de 1825, dans la démesure souveraine de sa nature, dans les passions qui tourmentent sa vie politique et bouleversent son histoire. Dumas y met tout son amour pour ce pays qui le fascine et qu?il s?efforce de comprendre. Le Maître d?armes dévoile une facette surprenante et non moins délectable de son talent de conteur et d?écrivain voyageur.4e de couverture : Roman d?aventures dans la plus pure tradition, Le Maître d?armes est une plongée dans les mystères de la Russie de 1825, dans la démesure souveraine de sa nature, dans les passions qui tourmentent sa vie politique et bouleversent son histoire. Dumas y met tout son amour pour ce pays qui le fascine et qu?il s?efforce de comprendre. Le Maître d?armes dévoile une facette surprenante et non moins délectable de son talent de conteur et d?écrivain voyageur.